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mamansursaplanete
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12 janvier 2005

PRÉNOM


Depuis l'ann?e derni?re, Malo affectionne ce petit jeu : je dois deviner ce qu'il "?crit" dans mon dos.

Ce soir il "?crit" un petit mot que je ne trouve pas ce que c'est parce
que mon attention est d?tourn?e par son petit fr?re qui manifeste haut
et fort sa jalousie.

- ?coute Malo, je n'ai pas trouv? ton mot

Il recommence... et pour me mettre sur la piste il me dit :

- j'?cris ton pr?nom

En me concentrant un peu, je sens qu'il ?crit sur mon dos :

M A M A N !

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15 avril 2015

SAUVETAGE D'UNE ORCHIDÉE

Evidemment, "dit" comme ça, c'est pompeux.

J'aurais dû écrire, tentative de sauvetage car je n'y connais pas grand chose rien.

En regardant cette vidéo, tout à l'air si simple que je me prends à espérer réussir la maintenir en vie et qui sait, peut-être même la voir refleurir.

Soyons fou !

J'ai également consulté un forum qui semble être le dernier salon où causent les "spécialistes."

Au pire, j'irai voir mon fleuriste, ou le paysagiste que j'ai rencontré il y a peu, ou les jardinières du square de mon quartier (ce sera l'occasion de faire connaissance, depuis toutes ces années qu'on se salue bien poliment entre gens qui se trouvent sympathiques mais qui sont trop sauvages pour faire ami ami), copines dudit paysagistes.

Une plante trouvée dans la rue, Dieu seul sait où ça peut nous mener.

27 septembre 2014

COUPE DE CHEVEUX

G. a décidé de couper ses très longs cheveux qui n'avaient pas vu une paire de ciseaux depuis dix ans.

Quand l'aîné a cessé de fréquenter l'école, ils ont refusé tous les deux de couper leurs cheveux alors, on n'y a plus jamais touché. 

Finalement, ça n'a pas été douloureux pour moi.

Il était bien décidé, très serein et très satisfait de sa coupe.

Ca lui va très bien et de le voir aussi heureux, ça me va parfaitement à moi aussi.

Une page qui se tourne.

Symboliquement, ça doit avoir du sens et tout le monde était prêt.

Chacun a pris les photos qu'il a voulu avant le départ chez le coiffeur (bien que ce soit moi qui, d'ordinaire, suis chargée de rafraîchir les coupes de cheveux, je n'ai pas voulu me charger de celle-ci).

Une "coupure" bien vécue.

Comme quoi, quand c'est le moment et que c'est choisi, tout se passe bien.

 

 

21 janvier 2019

POINT MORT

Maintenant, j'ai du temps, du calme, du silence, de la solitude (jamais assez). Je pourrais peindre, tricoter, crocheter, dessiner, lire, dormir, me promener, prendre des photos, bloguer, au lieu de ça, je reste plantée là, sans rien faire, hébétée.

Après tant d'année à lutter pour essayer de grapiller un peu de temps, un peu de calme, un peu de silence, un peu de solitude, pour peindre, tricoter, crocheter, dessiner, lire, dormir, me promener, prendre des photos, bloguer, je n'ai plus envie de rien.

Je suis comme une bougie éteinte dont on essaie, en vain, de rallumer la mèche.

Je ne sais pas combien d'années il me reste à reste à vivre et je n'ai aucune idée de ce que je veux en faire.

Toutes mes tentatives ont été étouffées, empêchées, laminées.

Je dois lutter contre le découragement, l'envie de me coucher pour ne plus jamais me relever.

Pour le moment, j'écoute le silence, je reste seule.

J'ai peine à croire que c'est bien ma respiration que j'entends à nouveau, que mon coeur bat normalement, qu'il y a une trève dans les brimades quotidiennes familiales.

J'avais trente ans.

Je les ai élevés du mieux que j'ai pu, avec mes faiblesses, mes défauts, mes côtés sombres et lumineux, avec ce manque de goût pour la vie, j'ai essayé, encore et encore. J'ai beaucoup pleuré, pas beaucoup dormi. Souffrance, colère, frustration, déception, tristesse abyssale et au milieu du chaos, l'émerveillement qui a fini par s'étioler lui aussi. Ce que que je voulais leur transmettre n'a pas été reçu. Sentiment de rejet. Fille nulle, épouse nulle, mère nulle. Echec à tous les étages. Prière de sortir de la maison à toute vitesse.

J'ai cinquante ans.

J'essaye de pas regardere en arrière. Je ne me reconnais ni intérieurement ni extérieurement. Je suis étrangère à moi-même, étrangère au monde. Je ne sais pas où je suis, qui je suis et encore moins qui je suis devenue.

Je n'ai plus la force, je n'ai plus envie, je ne l'ai jamais eu mais là, je n'ai plus envie d'essayer d'avoir envie.

Mon refuge, ma guérison, ma paix, c'est le silence et la solitude.

Le reste...

De temps en temps, je crois que mon heure est venue. Je n'éprouve plus la tristesse de quitter ce monde. J'ai seulement peur d'avoir mal, peur d'avoir peur, peur de ce qui m'attend.

Vous serez jugé sur l'amour.

Ai-je donné ma vie ? Je l'ai fait puis un beau jour, je n'ai plus pu. Je n'avais plus rien à donner, j'étais arrivée au bout du bout de tout. Plus d'espoir, plus de joie, plus de conviction, plus d'énergie, plus de confiance.

Je suis en deuil.

Deuil d'une vie qui n'aura jamais été et ne sera jamais normale, deuil de ma jeunesse, deuil de mes forces, deuil des illusions, deuil de ceux qui ont franchi le seuil, deuil d'une vie rêvée qui ne viendra jamais, deuil d'un amour qui n'existe pas chez les êtres humains, deuil des qualités qui me font défaut, deuil d'une enfance encore moins marrante que je le pensais.

Tout est tari sauf la source des larmes. Je suis pleine de larmes. J'en suis pourvue pour Dieu sait combien d'années. C'est peut-être ce que je suis : une fontaine de larmes.

Peur. Celle d'avoir tout raté, celle de finir à la rue, celle de ne plus jamais recevoir de tendresse, celle de la maladie, de la douleur.

Toute la journée, j'attends de pouvoir somber dans le sommeil. Quelques heures d'oubli, blottie sous les couvertures comme à sept ans. Pas de réflexion, pas d'engueulade, pas de bruit. Seules les pensées peuvent encore me torturer. C'est le temps de la prière qui me sauve et me donne la vie. Mon Dieu, donnez-moi la force de vivre jusqu'au dernier jour sans devancer l'appel. Il y a ceux qui font de grandes choses, ceux qui assument le quotidien, moi, je dois seulement vivre. C'est mon calvaire.

Je ne sais pas pourquoi je suis comme je suis, toujours à côté de la plaque, jamais comme je devrais, toujours à contretemps, toujours silencieuse quand il faut parler et parlant quand je devrais me taire. Logique à part, chemins de pensée qui s'éloignent des grands axes, incapacité à faire coïncider ce royaume de Dieu et la réalité du monde. Difficiculté à croire que le mal existe. Sévères rappels à l'ordre. Tu n'y crois pas ? Attends, tu vas voir. Et inmanquablement, le mal est là. Larmes, colère, révolte, désespoir, dégoût. Il faut aimer "à travers" le mal disait Simone Weil ou Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix. L'une ou l'autre, je ne sais plus. Le mal est partout, en moi, autour de moi. L'amour est partout, en moi, autour de moi. Tout est dans le choix. Il faut choisir à chaque instant. Il n'y a pas d'échappatoire.

Fatigue, lassitude, désarroi. J'appelle à l'aide. Seigneur, prends les commandes, rien de bon ne sort de moi, mais toi, qui est amour, tu fais toute chose nouvelle. Accorde-moi la grâce de l'obéissance et la grâce de la recevoir.

Tu es mon Père, ma Mère, mon Fils, mon Ami, mon Amour, ma force, mon silence, ma patience, ma constance, mon espérance, ma Vie, l'âme de mon âme, ma confiance, mon abri. Je voudrais être une coquille vide toute remplie de Toi.

26 octobre 2009

DARSHAN


Les numéros pour le darshan s'égrainent lentement.

Ca n'a plus la moindre importance.

Je ne sais pas ce que je vais faire, combien de temps je vais rester, par quels moyens je vais rentrer ni même si je rentre.

Je passerai peut-être la nuit ici. Celui que j'ai rencontré bier soir me racontait que l'an passé, la nuit s'est achvée à 14h le lendemain. Les yeux me piquent. Il y a une file d'attente qui traverse de part en part le hall du refectoire.

Aucun visage familier.

Je pense aux membres de ma famille qui peut-être découvriront bientôt Amma, aux amis avec qui j'aimerais être, à ceux à qui je voudrais téléphoner, ceux avec lesquels j'aimerais renouer.

Je laisse ça en plan faute de savoir quoi faire.

J'imagine ce que tout ça serait en Inde.

J'entends encore R. me dire combien il est impossible de s'isoler.

Ca aussi, je le laisse en plan.

Je pense à ce que ressentiront les enfants l'année prochaine.

Je viens d'apercevoir quelqu'un que je connais qui est en plein seva.

Ce qui est franchement extraordinaire, c'est qu'au même instant, tout se mélange.

Au même instant dans un même lieu.

Pendant que l'un reçoit le darshan, d'autres achètent, vont aux toilettes, se restaurent, discutent, méditent, téléphonent, servent, s'étreignent, chantent, lisent, jouent, se renseignent, courent, s'assoient, se lèvent, déambulent, observent ou au contraire entrent en eux-mêmes, s'inclinent, joignent les mains, pleurent, rient, circulent dans les rangs tenant en l'air un panneau d'annonce "recherche aide pour le service, la vaisselle, la sécurité, la cuisine, le nettoyage des toilettes," interrogent du regard, sourient, rassurent, dirigent, aiguillent, mettent de l'huile dans les rouages.

Le tour fonctionne parfaitement dans un mouvement absolument vivant.

Tous les contours sont flous, les repères se perdent et si le hasard joue ici mieux et plus qu'en n'importe quel moment, le reste est savamment orchestré.

Pas de place pour les fausses notes.

C'est bien simple, sous les vibrations intenses, les fausses notes se dissolvent.

Pendant ce temps, suspendu, on continue à s'affairer, à se saluer civilement ou avec dévotion.

Fatiguée, j'ai erré après une longue station assise passée à regarder les gens recevoir le darshan et Amma dans sa tenue de divinité. 

Beaucoup de monde partout.

Mes tentatives patientes d'approcher le stand des bijoux perd tout son intérêt.

Je n'aurais pas dû revenir.

Finalement, je ne suis plus "dans le truc."

Je me dirige vers les caisses pour payer les livres sur Ganesh et Krishna pour les enfants.

A cet instant précis, je me retourne pour demander l'heure.

Il est encore temps d'attraper le dernier RER.

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16 décembre 2009

PUISQUE JE N'AI PAS OSÉ L'APPELER

En train de réfléchir entre deux rayons.

Tous ces livres que je ne lirai jamais.

Tous ces cahiers que je ne remplirai pas.

Tous ces sacs dont je n'ai nulle utilité.

Tout est si beau, si vain, si cher, si lourd; si attrayant.

Tous ces objets me font de l'oeil.

Pas un ne se fait la moindre illusion.

Ils savent déjà que je préfère les laisser en liberté plutôt que de les posséder.

Voilà tout ce qui se dit entre nous.

Pendant que je flotte entre désir et dérision, j'entends une voix.

Sa voix.

Je la reconnaîtrais entre mille.

Forte, voilée et ce phrasé, marqué.

C'est elle.

Ah, mais quel bonheur !

Puisque je n'ai pas osé l'appeler, puisqu'elle était débordée, la vie nous a réunies à la librairie.

Nouvelles, projets, interrogations, constats, le temps s'écoule.

Elle parle, elle parle.

Et moi, j'écoute, légèrement adossée aux livres.

J'ai tout le loisir de sourire.

Je suis tellement heureuse de la retrouver surtout de cette manière, si inattendue, si peu convenue.

Cadeau.

Rendez-vous est pris, pour plus tard.

Oui, cette fois, j'oserai l'appeler et elle, elle trouvera du temps.

Un grand moment, en moins d'une heure.

De retour à la maison, j'ai regardé autour de moi et tout avait l'air neuf.

13 septembre 2011

BÉNÉ

Je suis comme bloquée. Tout à l'heure encore, il m'a dit "si les gens ne t'écoutent pas, c'est parce que tu ne les respectes pas." Les bras m'en sont tombés. Il pourrait avoir raison, après tout, je manque peut-être de recul, seulement les gens me coupent systématiquement la parole depuis que je suis petite alors, je crains que son argument ne corresponde à rien, enfin, je l'espère. De toute manière, cette relation me démolit autant qu'elle me tient en vie. Tout me blesse, je me replie de plus en plus. Je n'arrive plus à me lier avec personne. Dès que les gens m'approchent un peu trop, je fais tout pour les décourager. À part les enfants, je ne peux plus aimer que de loin Je me suis totalement idiote, monstrueuse, je cherche ma place qui semble être nulle part. Voilà la raison pour laquelle, je n'écris plus, je ne me manifeste plus. J'ai peur de m'attacher, de me montrer telle que je suis. Par moment, ça va plutôt bien mais à d'autres, je perds pied, c'est la descente vertigineuse. Il faut que je tienne le coup et justement, j'ai une grosseur au cou. Je flippe pas mal. Il faut que je prenne RDV chez le médecin mais je sais déjà que je n'irai pas faire les examens alors, j'attends encore quelques jours et puis, si c'est toujours là, je m'y résoudrai, peut-être. Il me reste encore 40 millions d'affaires, il y en a toujours trop. Je suis fatiguée, découragée, vidée avec une impression d'avoir le cerveau brûlé. Rien ne me va, être seule, ne pas être seule, je ne sais même plus ce que je veux, ce que je suis capable d'assumer. Je me sens comme une toute petite fille totalement perdue et effrayée.

Je croyais que pour vous, au moins, c'était passé, que le calme était revenu, l'apaisement et les retrouvailles. Le chantage aux enfants... ça fait froid dans le dos mais en même temps, c'est tellement moche.

Je m'interroge sur ce soi-disant amour qui se termine en guerre, sanguine ou froide. C'est un monde qui s'écroule, des remparts qui se fissurent, la chaleur qui s'en va, les rires qui s'éteignent, c'est le marécage, les sables mouvants. Quoi qu'on essaye de changer, ça fait chanceler les soi-disant fondations du dedans.

Dans le même temps, une autre part de moi vibre, exulte. Je le savais, je le savais que c'était foireux tout ça. Laisse tomber les faux-semblants, de toute manière, tu leur déplairas toujours alors au moins, plais-toi, aime-toi, regarde-toi, renais de tes cendres et suis ta route solitaire. Il ne fera pas aussi froid qu'on le dit.

Je trie, donne ou jette mes affaires, l'eau du bain et son bébé, mes vieilles peaux, mes souvenirs, comme un début de révérence. Je ne vais plus rien faire, plus rien dire. J'offrirai mon immobilité, mon silence, j'essayerai d'ouvrir grand les yeux, de ne pas détourner le regard, de recevoir les coups comme ils viennent puisqu'il paraît que ce n'est pas vrai tout ça. Je jouerai mon rôle, bien comme il faut. J'apprendrai à aimer les farces, bonnes ou mauvaises. Allez la Vie, vas-y, jette-moi à terre, même pas mal. Je rêve que l'enclume qui pèse sur ma poitrine disparaisse, que le noeud de ma gorge se dénoue, que les larmes soient taries à jamais et que la peur me laisse enfin en paix.

Dans cinq minutes, j'aurai enfilé mon costume de fille souriante, de petit soldat. Et hop, ça y est. La vie est bien jolie, pleine de belles surprises, d'heureux rebondissements, de légèreté, de beauté, de grâce. La belle vie. Et je suis aussi celle-là, sincère capable d'applaudir à tout, de s'émerveiller de ci et ça, de s'enthousiasmer pour presque rien. Tu veux toujours qu'on se téléphone ? Je garderai mon bel habit, il est toujours prêt. Qu'est-ce que je fais ? Je ne garde que les meilleurs passages et j'enlève le reste, je ne réponds pas, j'envoie comme ça ? Même ça, je ne sais pas. Tu as besoin de côtoyer des gens qui vont bien, pas de quelqu'un qui ne sait plus comment continuer à vivre. J'en ai tellement marre de faire semblant et tellement marre de ne pas guérir de cette peine qui ne me quitte plus.

19 juillet 2010

LA CAISSIÈRE DU 5E ÉTAGE DU BHV

Au cinquième étage d'un grand magasin parisien, il n'y a pas de file d'attente. Jamais.

Bien que j'aie déjà payé avec ma carte bleue, la caissière, compréhensive, me propose d'alléger la note en enlevant quelques articles en plus de ceux que j'avais déjà enlevés avant de régler mes achats. Pendant qu'elle annule la facturation précédente, la conversation s'engage sur la hausse des prix, la pollution, le gaspillage. Elle est d'origine polonaise. Dans son enfance, elle a connu une vie simple, à la campagne où l'eau se méritait, où personne n'était jamais malade. Elle évoque le chantage que l'on faisait à ses parents agriculteurs pour qu'ils utilisent les pesticides dont ils ne voulaient pas.

Je lui raconte mon enfance spartiate sur les océans, l'eau douce à laquelle nous faisions très attention après l'avoir trimbalée dans des jericans, les joies simples. Manger des légumes frais, du poisson tout droit sorti de la mer, des fruits tombés des arbres.

Nous étions heureux de respecter la nature, le fruit de notre travail, les petits cadeaux.

Rien ne tombait tout rôti dans nos assiettes. Il fallait fournir un minimum d'efforts voir davantage mais ce qui nous rendait heureux, c'était de les voir couronnés de succès.

Nos vies humbles nous gardaient en bonne santé.

À présent, nos vies sont si éloignées de la nature, du bon sens que nous devons nous creuser la tête pour trouver les moyens de changer nos habitudes insensées. Pour certains il suffira de revenir à la simplicité qu'ils ont connues dans leur enfance mais pour d'autres, ça risque d'être beaucoup plus difficile. Ils parviennent encore à vivre comme si rien ne passait autour d'eux, comme si on pouvait encore se permettre de consommer à outrance, gaspiller et polluer mais bientôt, ils seront stoppés dans leur fuite en avant. Ils seront acculés à un changement drastique et brutal.

Même pour ceux qui savent à quel point il est urgent d'agir, de changer, d'évoluer; il faut du temps pour y arriver. Prendre conscience, faire l'état des lieux, découvrir et apprendre comment faire autrement, appliquer et surtout, durer, tout ça n'arrive pas en un claquement de doigts mais ça rend la vie drôlement intéressante. Car finalement, il est question de respect et lorsqu'on commence à diriger toute son attention sur chacun de nos gestes, on se rend compte combien il est difficile de l'être. Si l'on passe en revu chacun de nos besoins, on réalise à quel point nous pouvons et devons modifier nos comportements. C'est le travail de toute une vie, le meilleur qui soit.

28 novembre 2015

RÉCOLLECTION À NOTRE DAME DE LA SALETTE

Grande et belle journée de récollection, une semaine avant le sacrement de Confirmation.

Des enseignements donnés par le Recteur de la Basilique du Sacré Coeur de Montmartre et par le Père Jean-Philippe Fabre, une répétition générale dans l'Eglise, un temps de réflexion et de partage en petits groupes dont l'objectif est de présenter à l'évêque, Monseigneur Jérôme Beau, une conviction et une question à poser au nom de chaque groupe.

Nous nous sommes séparés à 17h.

3 août 2013

PREMIER DÉPART

M. part en camp scout.
Quinze jours.
Ca va être silencieux, ça va être calme, trop calme.
Ce calme, j'en ai tellement rêvé.
Le voilà seulement, moi, je voulais avoir du calme avec mes enfants, pas sans eux.
C'était il y a longtemps.
C'était quand ils étaient petits.
Ils ont grandi, grandi et moi, même avec un trou dans le coeur, j'apprécie de lever le pied, de devoir réapprendre à vivre un peu pour moi-même.
Je ne suis pas sûre d'y arriver.
 Je fais le pari que, le moment venu, quand le nid sera vide, peut-être même avant, j'aurai trouver d'autres êtres à couver...
22 octobre 2013

LECTURE

Au beau milieu du repas, G. partage quelques mots qui ont retenu son attention dans
Le train bleu d'Agatha Christie :
"vous êtes trop jeune demoiselle pour savoir qu'il y a trois choses qu'on ne peut pas brusquer : dieu, la nature et les vieillards."
Ca le fait rire. 
 
À dix ans, il se révèle fin dans ses observations...
1 février 2022

SEMAINE DU 31 JANVIER AU 06 FÉVRIER 2022

Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Mc 5, 22-23

Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Mc 5, 33-34

***

Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? Mc 5, 38-39

***

Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu (...) Lc2, 28

***

C’est toi, le Maître de tout : dans ta main, force et puissance ; tout, par ta main, grandit et s’affermit. 1 Ch 29, 12

***

Il appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Mc 6, 7-9

***

Dans tout ce qu’il a fait, il a célébré la louange du Saint, du Très-Haut, en proclamant sa gloire. De tout son cœur, il a chanté les psaumes, il a aimé son Créateur. Devant l’autel, il a placé des chantres, et leur voix rendit les mélodies plus douces ; chaque jour ils loueront Dieu par leurs chants. Il a donné de l’éclat aux fêtes, il a donné une parfaite splendeur aux solennités, pour que le saint nom du Seigneur soit célébré, et que les chants retentissent dans le sanctuaire dès le matin. Si 47,8-10

Ce Dieu a des chemins sans reproche, la parole du Seigneur est sans alliage, il est un bouclier pour qui s'abrite en lui. Ps 17, 31

***

À Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur lui apparut en songe. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. » 1 R 3,5

Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? » 1 R 3,9

Dans mon coeur, je conserve tes promesses pour ne pas faillir envers toi. Ps 118, 11

En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. Mc 6, 34

24 avril 2012

COURRIER DE SOUTIEN ATELIER T.R.AC.E.S

J'ai amené mes enfants à l'atelier TRACES durant plusieurs années. Au début, j'y allais pour eux mais peu à peu, j'y ai également trouvé de l'intérêt pour moi-même.

Les trésors ne se découvrent pas toujours au premier coup d'oeil. Il faut du temps, beaucoup de temps et les meilleures leçons de la vie se donnent et se reçoivent dans des lieux tels que celui-ci.

Fréquenter cet atelier, c'était aller au champ des possibles où se cultivait l'engagement, l'accueil, le respect, le partage, la créativité, la joie, l'émerveillement, la foi en la vie, l'amitié, la beauté, le champ des possibles, la liberté, la possibilité d'exprimer ses idées, ses émotions, ses interrogations, ses doutes, ses révoltes ou son silence, la confiance.

Je ne suis pas sûre de pouvoir dresser une liste exhaustive de ce qui fleurissait là-bas.

Sans rentrer dans les détails, je voudrais que vous sachiez que ça m'a sauvé la vie.

Je sais que beaucoup de gens sont en colère mais en ce qui me concerne, c'est plutôt la stupeur.

L'ignorance frappe même les responsables, les dirigeants, ceux qui détiennent le pouvoir. c'est peut-être là qu'elle frappe le plus durement.

Vous ne trouverez pas de justification à cette décision dans le discours politique, dans l'expertise. Si vous interrogiez votre cœur, vous découvririez sans doute que l'être humain ne se réduit pas à des considérations terre à terre.

Il y a beaucoup de violence dans le monde, dans la société, dans le quartier et elle n'est pas toujours générée par la pauvreté économique. Parfois, c'est la pauvreté du cœur qui fait le plus de ravage.

Les décisions brutales qui mettent les gens à mal ne peuvent advenir quand on côtoie les gens, semaines après semaines, mois après mois, années après années, que l'on découvre leurs forces et leurs faiblesses ainsi que les nôtres, qu'on les apprivoise jusqu'à finir par les aimer, à les chérir et à en faire émerger toute la richesse.

L'association TRACES est imparfaite ? Qui ne l'est pas ?

La perfection n'est pas de ce monde et c'est justement dans les failles que l'on découvre la beauté des êtres humains.

J'aurais aimé que ce champ de possibles ne soit pas piétiné, que cette beauté éclate au grand jour, que les gens du quartier continuent à trouver un lieu où ils soient écoutés, reçus, aimés, respectés, mis en valeur.

Il suffirait d'une décision administrative pour que l'espoir disparaisse ?

Si les êtres humains cessaient de se cacher derrière leur fonction, ils prendraient des décisions bien différentes.

16 décembre 2009

CELLE QUI S'HABILLE CHEZ ELENA MIRO

En train de réfléchir entre deux rayons.

Tous ces livres que je ne lirai jamais.

Tous ces cahiers que je ne remplirai pas.

Tous ces sacs dont je n'ai nulle utilité.

Tout est si beau, si vain, si cher, si lourd; si attrayant.

Tous ces objets me font de l'oeil.

Pas un ne se fait la moindre illusion.

Ils savent déjà que je préfère les laisser en liberté plutôt que de les posséder.

Voilà tout ce qui se dit entre nous.

Pendant que je flotte entre désir et dérision, j'entends une voix.

Sa voix.

Je la reconnaîtrais entre mille.

Forte, voilée et ce phrasé, marqué.

C'est elle.

Ah, mais quel bonheur !

Puisque je n'ai pas osé l'appeler, puisqu'elle était débordée, la vie nous a réunies à la librairie.

Nouvelles, projets, interrogations, constats, le temps s'écoule.

Elle parle, elle parle.

Et moi, j'écoute, légèrement adossée aux livres.

J'ai tout le loisir de sourire.

Je suis tellement heureuse de la retrouver surtout de cette manière, si inattendue, si peu convenue.

Cadeau.

Rendez-vous est pris, pour plus tard.

Oui, cette fois, j'oserai l'appeler et elle, elle trouvera du temps.

Un grand moment, en moins d'une heure.

De retour à la maison, j'ai regardé autour de moi et tout avait l'air neuf.

13 mars 2011

LETTRE À BÉNÉ

Je suis comme bloquée. Tout à l'heure encore, il m'a dit "si les gens ne t'écoutent pas, c'est parce que tu ne les respecte pas." Les bras m'en sont tombés. Il pourrait avoir raison, après tout, je manque peut-être de recul, seulement les gens me coupent systématiquement la parole depuis que je suis petite alors, je crains que son argument ne corresponde à rien, enfin, je l'espère. De toute manière, cette relation me démolit autant qu'elle me tient en vie. Tout me blesse, je me replie de plus en plus. Je n'arrive plus à me lier avec personne. Dès que les gens m'approchent un peu trop, je fais tout pour les décourager. À part les enfants, je ne peux plus aimer que de loin Je me suis totalement idiote, monstrueuse, je cherche ma place qui semble être nulle part. Voilà la raison pour laquelle, je n'écris plus, je ne me manifeste plus. J'ai peur de m'attacher, de me montrer telle que je suis. Par moment, ça va plutôt bien mais à d'autres, je perds pied, c'est la descente vertigineuse. Il faut que je tienne le coup et justement, j'ai une grosseur au cou. Je flippe pas mal. Il faut que je prenne RDV chez le médecin mais je sais déjà que je n'irai pas faire les examens alors, j'attends encore quelques jours et puis, si c'est toujours là, je m'y résoudrai, peut-être. Il me reste encore 40 millions d'affaires, il y en a toujours trop. Je suis fatiguée, découragée, vidée avec une impression d'avoir le cerveau brûlé. Rien ne me va, être seule, ne pas être seule, je ne sais même plus ce que je veux, ce que je suis capable d'assumer. Je me sens comme une toute petite fille totalement perdue et effrayée.

Je croyais que pour vous, au moins, c'était passé, que le calme était revenu, l'apaisement et les retrouvailles. Le chantage aux enfants... ça fait froid dans le dos mais en même temps, c'est tellement moche.

Je m'interroge sur ce soi-disant amour qui se termine en guerre, sanguine ou froide. C'est un monde qui s'écroule, des remparts qui se fissurent, la chaleur qui s'en va, les rires qui s'éteignent, c'est le marécage, les sables mouvants. Quoi qu'on essaye de changer, ça fait chanceler les soi-disant fondations du dedans.

Dans le même temps, une autre part de moi vibre, exulte. Je le savais, je le savais que c'était foireux tout ça. Laisse tomber les faux-semblants, de toute manière, tu leur déplairas toujours alors au moins, plais-toi, aime-toi, regarde-toi, renais de tes cendres et suis ta route solitaire. Il ne fera pas aussi froid qu'on le dit.

Je trie, donne ou jette mes affaires, l'eau du bain et son bébé, mes vieilles peaux, mes souvenirs, comme un début de révérence. Je ne vais plus rien faire, plus rien dire. J'offrirai mon immobilité, mon silence, j'essayerai d'ouvrir grand les yeux, de ne pas détourner le regard, de recevoir les coups comme ils viennent puisqu'il paraît que ce n'est pas vrai tout ça. Je jouerai mon rôle, bien comme il faut. J'apprendrai à aimer les farces, bonnes ou mauvaises. Allez la Vie, vas-y, jette-moi à terre, même pas mal. Je rêve que l'enclume qui pèse sur ma poitrine disparaisse, que le noeud de ma gorge se dénoue, que les larmes soient taries à jamais et que la peur me laisse enfin en paix.

Dans cinq minutes, j'aurai enfilé mon costume de fille souriante, de petit soldat. Et hop, ça y est. La vie est bien jolie, pleine de belles surprises, d'heureux rebondissements, de légèreté, de beauté, de grâce. La belle vie. Et je suis aussi celle-là, sincère capable d'applaudir à tout, de s'émerveiller de ci et ça, de s'enthousiasmer pour presque rien. Tu veux toujours qu'on se téléphone ? Je garderai mon bel habit, il est toujours prêt. Qu'est-ce que je fais ? Je ne garde que les meilleurs passages et j'enlève le reste, je ne réponds pas, j'envoie comme ça ? Même ça, je ne sais pas. Tu as besoin de côtoyer des gens qui vont bien, pas de quelqu'un qui ne sait plus comment continuer à vivre. J'en ai tellement marre de faire semblant et tellement marre de ne pas guérir de cette peine qui ne me quitte plus.

5 décembre 2004

FRAGILITE

J'ai connu la peur d'?tre ? la rue.

Deux ans de chute vertigineuse et terrifiante et croyez-moi, j'avais peur, tr?s peur.

Avec les ann?es, j'ai une autre peur.

La rue, c'est un sacr? putain de merdier (pas tr?s ch?ti? humm...) mais
j'ai une peur bien plus grande ? pr?sent... perdre Monsieur pour une
raison ou pour une autre.

La rue avec Monsieur, ?'aurait ?t? un sacr? putain de merdier mais le perdre, ce serait l'h?pital psychiatrique ? coup s?r.

Ca me fait dr?le de l'?crire, ?a m'emmerde d'ouvrir les yeux et de
regarder en face cette fragilit? fort dangereuse et pourtant, entre ce
que j'ai appris ? conna?tre de moi et ma r?action ? la dispute de tout
? l'heure (plus d?e ? la fatigue et la contrari?t? de part et d'autre),
je ne donnerais pas cher de ma peau.

C'est affreux de savoir que je coulerais ? pic mais c'est pire encore de penser que j'ai des enfants ? tenir par la main.

Une vraie angoisse et jusqu'? pr?sent pas de solution... je ne sais pas
comment je m'en sortirais, je ne sais pas et ?a me terrorise de savoir
que je ne pourrai pas ?tre l? pour mes gosses.

21 janvier 2005

AU RAPPORT

Avec un b?b? qui s'essaye au langage, impossible de faire quoi que ce soit en catimini.

- mamaaaan ?!?


- humm ?


- Balooo... prout...

Il plie les genoux en se touchant les fesses.



Quelques minutes plus tard...

- maman ? prout prout...

- ah bon

- maman ?!? papa... caca

Il se bouche le nez.



Et dire qu'il va falloir que j'y aille moi aussi... heureusement que tout le monde sera parti !

17 septembre 2009

GRANDE(S) GUEULE(S)

Pendant une réunion de copines de tricot, l'une d'entre d'elles s'insurge contre l'uniformisation de la pensée qui, selon elle, se reflète jusque dans le physique des gens. Elle déplore ce changement et se souvient du temps où parmi la population, il y avait des gueules, des personnages hauts en couleurs. Aujourd'hui, c'est comme si toutes nos couleurs étaient délavées et que leur clarté étaient salie.
Tous pareils ou presque.
Je me souviens avoir remarqué avec une sorte d'effroi que toutes les personnes qui avançaient à toute allure devant moi dans un couloir du métro étaient vêtues de noir, de gris, de marron ou de bleu foncé. Pas une seule tâche de couleur vive. Pas une !
Et puis, je ne sais pas comment c'est arrivé, mais la conversation a dévié sur les enfants.
Presque conviée par ce qui venait d'être énoncé, je me suis accordé l'autorisation de m'exprimer sur le sujet.
Nos enfants, ne sont pas respectés.
J'aurais mieux fait de me taire.
On a commencé à me dire que les petits français étaient bien loin de vivre comme en Afrique, qu'ils échappaient au travail et à toutes sortes de calamités.
Le rouge m'est monté aux joues.
C'est la tactique ordinaire utilisée pour éviter de mettre le nez dans le caca (caca ? Oh, un gros mot...).
J'aurais pu, j'aurais dû m'expliquer mais au même instant, je me suis rendu compte qu'en le faisant, j'allais mettre mes copines dans l'embarras, Et puis, il faut croire qu'au fond, ces grandes gueules regrettées étaient quand même priées de ne plus réapparaître.
Alors, je n'ai rien dit, elles m'ont gentiment fait la leçon pendant que me noyais, totalement bouleversée.
On m'a pardonné ma hardiesse en la mettant sur le compte d'une éducation et d'une vie un peu hors normes.
C'était comme si on avait échappé à la collision de deux continents.
Pas un instant, je n'ai dit que je détenais la moindre parcelle de vérité, j'avais simplement cru que, pour une fois, je pouvais parler sans me censurer.
J'ai bien compris la leçon.
Dorénavant, je fermerai ma « grande » gueule...
Je suis rentrée chez moi en apnée en me demandant comment cesser de me cogner contre ces hauts murs invisibles.
Je m'excuse d'être comme je suis, je m'excuse, je m'exc...
Ce n'est pas tant qu'il faille absolument fermer sa gueule, l'avoir grande ou petite, avoir honte de ce qu'on pense, se demander ce qui peut bien clocher chez soi. Non. La nécessité, c'est d'accepter le fait qu'il y ait dans ce monde une infinité de mondes qui ne sont pas toujours prêts à se rencontrer...

Enfin, malgré tout, je me demande de quel moule je peux bien sortir pour susciter autant de réactions.

Edit # 1

Comme le hasard qui n'existe pas fait curieusement les choses, je vois que j'ai eu de la visite. Alors, je clique sur l'un des liens et tombe sur cette page que j'arrête de lire parce que je pleure de rage, de tristesse. Parce que l'absurdité est angoissante, déstabilisante, parce que ni le coeur, ni le rationnel ne peuvent en venir à bout. Parce que je suis atterrée par le fait que nombreuses sont les personnes qui ont une manière tordue d'aimer les enfants, qu'elles portent la violence en elles et la transmettent apparemment sans le savoir.
Allé, encore une fois, je m'excuse, une fois, dix fois, cent fois, mille fois... autant de fois que nécessaire. Mais ça ne changera rien au fait que, de mon point de vue, et à tous les étages, notre société n'aime pas les enfants.  

Edit # 2

Lu à l'instant ce même jour sur le site de l'OVEO
(Observatoire de la Violence Educative Ordinaire) :

Les enfants étaient déjà sans défense. Seront-ils sans défenseur ? 

Le gouvernement a décidé de déposer un projet de loi pour supprimer l'institution du Défenseur des enfants, institution représentée actuellement par Dominique Versini, qui a été la première Défenseure des enfants à avoir le courage de demander l'interdiction des punitions corporelles. Ce projet de loi a été déposé sans aucune concertation avec l'intéressée ni avec aucune des associations de protection des droits des enfants.

Voir le communiqué de presse de la Défenseure des enfants sur son site.

Nous invitons tous ceux qui n'acceptent pas cette décision à envoyer au Premier ministre la lettre ci-dessous ou une lettre d'inspiration semblable :

Monsieur le Premier Ministre,

J'apprends avec stupéfaction que votre gouvernement, par un projet de loi présenté lors du Conseil des ministres du 9 septembre, a décidé de supprimer l'institution du Défenseur des enfants.

Est-il pensable que, dans un pays où le nombre de décès d'enfants par maltraitance oscille entre 400 et 700, c'est-à-dire entre plus de un à près de deux décès par jour, on supprime une institution qui est précisément chargée de la protection des enfants ?

Je vous demande instamment de renoncer à ce projet de loi et, au contraire, de renforcer la protection dont doivent bénéficier les enfants de notre pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de ma haute considération.

Pour écrire au Premier ministre : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire

Ou encore :

M. Le Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris

Et pour revenir à la phrase que j'ai prononcée devant mes copines qui trouvaient que je poussais le bouchon un peu loin, voici un petit témoignage. Même si ce n'est pas ce à quoi je faisais allusion ça peut peut-être interesser quelqu'un.

15 janvier 2005

PEINE DE COEUR

Six ans ? peine et d?j? le voil? pris dans la spirale des tourments amoureux.

Il se sent incompris, rejet? et pleure, persuad? qu'aucune fille ne
voudra de lui puisque V. lui a dit qu'elle ne l'aimait pas et que
l'autre s'est moqu?e de lui.



Voil? presque une semaine que nous parlons longuement le soir avant qu'il s'endorme.

Je crois qu'il y puise de la force, en tous cas, c'est ce qu'il me dit.

J'esp?re qu'il s'endort apais?.



Je me souviens de mes propres tourments alors, je m'autorise ? penser que, peut-?tre, je le comprends... un peu.

19 novembre 2009

LES TOILETTES SÈCHES

"Est-ce que ça sent ?"

Sentir...

Je me sens vivant,
Tu te sens bien
Il sent son coeur battre
Nous nous sentons mutellement
Vous vous sentez à l'aise
Ils sentent le vent tourner...

Il s'en dit des choses autour de ce verbe... rien que du vivant.
Le pipi, caca, envisagés autrement que comme des déchets, c'est une nouveauté pour ceux qui, tristement, ont l'art et la manière de tout dénaturer.
Et de constater chez d'autres la faculté de pondre... pondre des lois qui s'ajouteront aux précédentes... D'ailleurs, je me demande, si ça recycle une loi ?

7 mai 2010

IL FAUT LEUR APPRENDRE

Oh, que de vélléités nous avons envers les enfants. 
Nous voulons leur apprendre, nous voulons les éduquer. 
Mais si nous commencions par apprendre, par nous éduquer nous-mêmes, ce serait un si grand et beau pas en avant. 
Nous saccageons leur voix intérieure, leur droiture, leur éthique puis, nous voulons leur faire la leçon et nous nous étonnons du peu de résultat.
Oui, mais bien souvent, nous leur disons une chose et en faisons une autre. 
Plus le temps passe et plus j'ai tendance à ne plus vouloir leur apprendre quoi que ce soit (et comment je tiens la route en faisant un grand écart pareil ? Et bien c'est simple, je ne tiens pas la route et je suis souvent en colère contre moi-même car il est des choix que je tarde à faire alors que j'arrive à un moment de ma vie où je suis le cul entre deux chaise et croyez-moi c'est très inconfortable. On est, où on n'est pas, un point c'est tout et pour le moment, ni je suis, ni je ne suis pas... grand vertige).
Au nom de qui, de quoi je me permettrais d'imaginer que je dois leur apprendre alors qu'ils savent souvent mieux que moi ? Ils n'ont peut-être pas le savoir mais ils ont une connaissance que je leur envie parfois. Je cherche alors dans mes souvenirs encore fumants des vestiges de grâce. Et pourtant, bien que pétrie de gratitude à leur égard, il m'arrive de participer au grand saccage de leur grandeur ce qui m'amène à mesurer mes propres désastres. 
Il paraît qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs. 
J'espère au moins qu'elle sera bonne. 
Je ne suis même plus en colère. 
Non. 
Je constate simplement encore et encore que nous tenons et tirons les ficelles en leur faisant croire tout en faisant semblant d'y croire nous-mêmes qu'ils occupent, ici et là, une place de choix, une place de roi.
Quelle blague. 
Nos enfances ne sont pas si lointaines et quand bien même elles le seraient qu'on ne les oublierait pas. 
Pourtant, nous persistons à chercher dans leurs yeux la paille au lieu d'enlever la poutre dans les nôtres... Je ne sais pas si c'est triste, désespérant, terrible ou autre. Cela est mais comme tout est changeant, je garde le sourire, l'élan face au champ des possibles...

2 août 2013

DIRE SANS DIRE

À quelques jours de la date anniversaire de notre mariage, Monsieur, d'humeur badine, déclare :
- j'ai un aveu à faire.
Comme on dirait que nous sommes ensemble pour le pire et le meilleur, je dois te dire quelque chose (...)

L'art et la manière de dire une chose sérieuse en en disant une autre, pas sérieuse du tout.
24 décembre 2004

POUR PASSER LE TEMPS

Goulven cherche le sommeil alors en attendant que de pouvoir aller me
faire un cha?, voyons ce que je r?pondrai ? ce questionnaire vu chez les bottes rouges :



Qui vous rend joyeux (se) : Love is all
Qui vous rappelle un(e) ex : Through the barricades
Spandau Ballet

Qui vous fait pleurer : L'enfant qui dort

Cabrel


Que vous ?coutez le plus en ce moment :
Crazy Seal

 

Qui vous fait r?fl?chir sur la vie : Graffiti Limbo Michelle Shocked

Qui en dit beaucoup sur vous : Terre Michel Jonasz

Qui vous rappelle celui/celle que vous aimez :

 

Que vous auriez aimer ?crire : Cent ans Renaud

 

Que vous ne voulez plus jamais entendre :

 

Que vous d?sirez pour vos fun?railles :

 

Que vous voulez entendre ? votre mariage :

 

Qui fait que vos amis pensent ? vous quand ils l'entendent : Les Marquises Jacques Brel

 

Que vous avez aim? autrefois et qui vous rend nostalgique : la putain Serge Reggiani

 

Que vous aimez d'un artiste que vous d?testez : Beautiful Christina Aguilera

 

Que vous admettez aimer honteusement :

 

Qui vous rappelle votre enfance : Viens (Marie Lafor?t)

 

Qui r?sume votre adolescence :

 

Dont vous aimez les paroles :

 

Avec laquelle vous aimez vous endormir :

 

Avec laquelle vous aimez vous r?veiller :

 

Que vous aimez sortir de la collection de vos parents :

 

Qui vous rappelle la nuit :

 

Qui vous fait penser aux vacances :
Qui n'est pas votre type de musique mais que vous aimez pourtant :

 

Qui vous rappelle un membre de votre famille : Mon vieux (Daniel Guichard)

 

Que vous pouvez chanter parfaitement :

 

Qui vous rappelle des moments qui vous manquent :

 

Qui vous fait imm?diatement bouger :

 

Que vous hurlez au volant : Danny's all-star joint Rickie lee jones

  (m?me si je n'ai pas de voiture)




...EN COURS...

9 janvier 2005

LE P'TIT TRAIN

photo ?

... s'en va dans la montagne... enfin, pas tout ? fait.



Ce petit train l? est pass? par bien des crises de jalousie.



Le cadet occupait le terrain sur tous les fronts et n'h?sitait pas,
pour ce faire, ? jouer des coudes (ou des poings, c'est arriv?).



L'a?n?, plut?t que de rentrer en conflit, laissait syst?matiquement le champ libre pour ?viter les heurts.



Pendant deux ans, il a fallu faire montre de patience et d'imagination
pour les aider ? trouver leur place, pas toujours ?vident pour les
enfants uniques que nous sommes, Monsieur et moi.



Ces deux l? se cherchent... et se trouvent !



Parfois dans les cris mais souvent dans une connivence bien ?mouvante.

12 juin 2022

DIMANCHE SOIR CAFARD

Chaque jour, le corps travaille pour qu'on soit en bonne santé, pour que l'on vive. Comment le lui rend-on ? 46ùin26s

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