MANDALA








Le six ans de la maison commence à développer un certain goût pour l'écriture car il a compris que c'était un bon moyen de s'exprimer.
Et pas pour dire n'importe quoi à n'importe qui.

Je tairai le nom de la destinataire.
Moi je dis qu'écrire pour déclarer son amour, ça vaut le coup.
Mais écrire parce que les adultes l'ont décrété, ça n'a pas de sens.
Et comme d'habitude, tout ceci n'engage que moi.
La photo

est ratée, certes, mais le concert de l'Ensemble orchestral de Paris était formidable.
Au programme
suivi d'airs de jazz, chansons françaises et musiques de films interprétés par l'Orchestre vocal Accentus .
J'ai deux amours
Sous le ciel de Paris
Démons et Merveilles
Moulin Rouge
Mon Amant de Saint-Jean
Stanislas
Chansons des jumelles
Le jazz et la Java
Tea for two
Mr Sandman
The Bare Necessities


Source
En attendant le moment où je rassemblerai les souvenirs de cette incroyable journée, je peux au moins vous dire qu'une fête sri lankaise, c'est quelque chose !
Du sourire, de la grâce, de la musique à vous décoller les tympans et à vous faire vibrer de la tête aux pieds, des couleurs, de la grâce, de l'abondance, du jasmin, des couleurs, du rythme, de la beauté, des senteurs, des saveurs, du coeur, des sourires, de la chaleur, des divinités, des cadeaux, de la nourriture comme s'il en pleuvait.
Un véritable hymne à la Vie !


Dans la salade, il y a de l'eau, des vitamines et... des escargots !
Enfin, un escargot (baptisé Gary)

Un tout p'tit qui a occupé les enfants pendant des heures.
J'ai même vu le plus jeune lancer des regards énamourés sur son protégé qui s'évertuait à sortir du saladier, au risque de se faire écraser...
À la nuit tombée, il a rejoint le petit jardin du rez-de chaussée.




Ca avance.
Les pièces découpées sont en cours d'assemblage.

Le mien, encore en cours d'assemblage

C'est simple mais pour apprendre les bases, c'est suffisant.

















Goulven a fil? dans la chambre d'un pas d?cid?.
Derri?re la porte entreba?ll?e, je l'entends trafiquer dans le placard.
Il ne fait pas de b?tises mais comme tout est ? sa port?e, j'ai
toujours un peur qu'il touche ? quelque chose qui pourrait s'av?rer
dangereux pour lui.
Je glisse donc un ?il pour m'assurer que tout va bien et je le trouve ainsi install? :

Je m'approche pour voir de plus pr?s voil? ce qu'il potasse :

Install? ? la place de Monsieur son h?ros il s'est mis en t?te de bosser un peu en prenant ses aises...

J'ai passé un moment à photographier les pigeons et les moineaux prenant leur bain. 
Portant mon attention sur eux, j'oublie tout.
J'oublie qui je suis, ce que je suis, le temps, les nœuds dans ma tête, mon corps, ma propre vie...
Rien ne résiste et c'est ainsi que plus rien d'autre n'existe que la vérité.
Ce qui n'était qu'un simple exercice devient peu à peu une occasion formidable de commercer mes journées autrement.
Lorsque le temps le permet et que je me lève suffisamment tôt, je prends de quoi écrire, de quoi lire et je me faufile au-dehors.
C'est l'heure de regarder le ciel, d'écouter le chant des oiseaux, de découvrir ceux que jamais je n'avais croisés aux autres heures de la journée.
Je cherche des petits refuges impromptus parce que les parcs sont encore fermés.
Chacun est dans sa bulle.
Parfois quelqu'un me dit bonjour, me sourit ou me regarde dans les yeux.
Dans le silence du petit matin, nul besoin de mots pour échanger.
Comme une règle tacite, il ne vient à l'idée de personne de faire intrusion dans le monde l'autre.
Chacun le sien, selon le regard qu'il pose sur lui, ce qu'il y projette, ce qu'il en attend.
La vie comme un terrain d'apprentissage.
Volontairement ou pas, chacun efectue sa marche méditative, range son intérieur, s'éloige du rôle qu'il joue chaque jour et cherche sûrement un moyen de s'en échapper.
Enfin je m'assois pour écrire.
Trois pages remplies de ce qui me traverse l'esprit.
J'y dépose tout ce qui veut bien se laisser capturer par des mots en vrac.
Personne ne me lira.
Dans ce fatras se glissent des indices, des réitérations, des appels des constats plus ou moins bien admis.
Ils sont là pourtant, écrits noir sur blanc.
Lorsque l'instant s'assombrit, il y a toujours un oiseau qui chante, un souffle d'air frais, une feuille qui tombe, un nuage, quelque chose qui vient me libérer, modifier mon regard, transformer l'orage en quiétude.
Merveilleuses pages du matin.
Merveilleuse nature.
Il est temps de rentrer.
Il part travailler.
Je fais chauffer de l'eau.
Les enfants dorment encore.
Pendant que je bois à petites gorgées, une douce transition s'opère avant l'agitation du quotidien.
Samedi matin nous sommes all?s faire un tour acheter une plante ? offrir ? notre boulang?re pr?f?r?e.
Elle tient la boutique et lui est au fournil.
Un de leurs enfants, leur fille a?n?e je crois, les aide quand elle peut.
Au dessus des pains, un verset du Coran.
Elle a toujours un foulard blancc pour cacher ses cheveux.
Quand nous sommes arriv?s dans le quartier, nous sommes all?s acheter le
pain chez eux parce qu'il est bon et que leur sourire et leur
incroyable gentillesse le rendent meilleur encore.
Ils sont tunisiens.
Quand l'?t? arrive, ils ferment pendant un mois et partent au bled dans leur famille. Ils nous manquent alors.
A la rentr?e, nous sommes heureux de leur retour.
Ils demandent toujours des nouvelles de celui qui n'est pas venu chercher le pain ou les croissants ainsi que des enfants.
S'ils sont contents, nous le sommes et r?ciproquement.
Ils travaillent pendant le ramadan, c'est difficile mais ils ne se plaignent jamais.
Ce sont des gens simples et radieux. Ils me rappellent ma grand-m?re
qui vivait en Tunisie elle aussi. Ils sont de ceux aupr?s de qui on se
sent accueilli, prot?g? et aim? que l'on fasse partie de leur famille
ou pas.
Nous ?tions venus lui offrir un petit plant de jasmin.
Elle a mis la main sur son c?ur a balbuti? quelques mots et finalement,
c'est elle qui nous a g?t? davantage encore en nous faisant un fleur
pour le g?teau d'anniversaire de Goulven. Comme ?a ne lui suffisait
pas, elle a rajout? une galette des rois et un petit sac de bonbons
pour les enfants.
Impossible de refuser.
Nous avons franchi le seuil de la boulangerie en nous confondant en remerciements.
Les gens merveilleux existent...
C'est Goulvenou qui a eu la f?ve...