Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

mamansursaplanete

Publicité
17 septembre 2009

GRANDE(S) GUEULE(S)

Pendant une réunion de copines de tricot, l'une d'entre d'elles s'insurge contre l'uniformisation de la pensée qui, selon elle, se reflète jusque dans le physique des gens. Elle déplore ce changement et se souvient du temps où parmi la population, il y avait des gueules, des personnages hauts en couleurs. Aujourd'hui, c'est comme si toutes nos couleurs étaient délavées et que leur clarté étaient salie.
Tous pareils ou presque.
Je me souviens avoir remarqué avec une sorte d'effroi que toutes les personnes qui avançaient à toute allure devant moi dans un couloir du métro étaient vêtues de noir, de gris, de marron ou de bleu foncé. Pas une seule tâche de couleur vive. Pas une !
Et puis, je ne sais pas comment c'est arrivé, mais la conversation a dévié sur les enfants.
Presque conviée par ce qui venait d'être énoncé, je me suis accordé l'autorisation de m'exprimer sur le sujet.
Nos enfants, ne sont pas respectés.
J'aurais mieux fait de me taire.
On a commencé à me dire que les petits français étaient bien loin de vivre comme en Afrique, qu'ils échappaient au travail et à toutes sortes de calamités.
Le rouge m'est monté aux joues.
C'est la tactique ordinaire utilisée pour éviter de mettre le nez dans le caca (caca ? Oh, un gros mot...).
J'aurais pu, j'aurais dû m'expliquer mais au même instant, je me suis rendu compte qu'en le faisant, j'allais mettre mes copines dans l'embarras, Et puis, il faut croire qu'au fond, ces grandes gueules regrettées étaient quand même priées de ne plus réapparaître.
Alors, je n'ai rien dit, elles m'ont gentiment fait la leçon pendant que me noyais, totalement bouleversée.
On m'a pardonné ma hardiesse en la mettant sur le compte d'une éducation et d'une vie un peu hors normes.
C'était comme si on avait échappé à la collision de deux continents.
Pas un instant, je n'ai dit que je détenais la moindre parcelle de vérité, j'avais simplement cru que, pour une fois, je pouvais parler sans me censurer.
J'ai bien compris la leçon.
Dorénavant, je fermerai ma « grande » gueule...
Je suis rentrée chez moi en apnée en me demandant comment cesser de me cogner contre ces hauts murs invisibles.
Je m'excuse d'être comme je suis, je m'excuse, je m'exc...
Ce n'est pas tant qu'il faille absolument fermer sa gueule, l'avoir grande ou petite, avoir honte de ce qu'on pense, se demander ce qui peut bien clocher chez soi. Non. La nécessité, c'est d'accepter le fait qu'il y ait dans ce monde une infinité de mondes qui ne sont pas toujours prêts à se rencontrer...

Enfin, malgré tout, je me demande de quel moule je peux bien sortir pour susciter autant de réactions.

Edit # 1

Comme le hasard qui n'existe pas fait curieusement les choses, je vois que j'ai eu de la visite. Alors, je clique sur l'un des liens et tombe sur cette page que j'arrête de lire parce que je pleure de rage, de tristesse. Parce que l'absurdité est angoissante, déstabilisante, parce que ni le coeur, ni le rationnel ne peuvent en venir à bout. Parce que je suis atterrée par le fait que nombreuses sont les personnes qui ont une manière tordue d'aimer les enfants, qu'elles portent la violence en elles et la transmettent apparemment sans le savoir.
Allé, encore une fois, je m'excuse, une fois, dix fois, cent fois, mille fois... autant de fois que nécessaire. Mais ça ne changera rien au fait que, de mon point de vue, et à tous les étages, notre société n'aime pas les enfants.  

Edit # 2

Lu à l'instant ce même jour sur le site de l'OVEO
(Observatoire de la Violence Educative Ordinaire) :

Les enfants étaient déjà sans défense. Seront-ils sans défenseur ? 

Le gouvernement a décidé de déposer un projet de loi pour supprimer l'institution du Défenseur des enfants, institution représentée actuellement par Dominique Versini, qui a été la première Défenseure des enfants à avoir le courage de demander l'interdiction des punitions corporelles. Ce projet de loi a été déposé sans aucune concertation avec l'intéressée ni avec aucune des associations de protection des droits des enfants.

Voir le communiqué de presse de la Défenseure des enfants sur son site.

Nous invitons tous ceux qui n'acceptent pas cette décision à envoyer au Premier ministre la lettre ci-dessous ou une lettre d'inspiration semblable :

Monsieur le Premier Ministre,

J'apprends avec stupéfaction que votre gouvernement, par un projet de loi présenté lors du Conseil des ministres du 9 septembre, a décidé de supprimer l'institution du Défenseur des enfants.

Est-il pensable que, dans un pays où le nombre de décès d'enfants par maltraitance oscille entre 400 et 700, c'est-à-dire entre plus de un à près de deux décès par jour, on supprime une institution qui est précisément chargée de la protection des enfants ?

Je vous demande instamment de renoncer à ce projet de loi et, au contraire, de renforcer la protection dont doivent bénéficier les enfants de notre pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de ma haute considération.

Pour écrire au Premier ministre : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire

Ou encore :

M. Le Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris

Et pour revenir à la phrase que j'ai prononcée devant mes copines qui trouvaient que je poussais le bouchon un peu loin, voici un petit témoignage. Même si ce n'est pas ce à quoi je faisais allusion ça peut peut-être interesser quelqu'un.

Publicité
14 septembre 2009

UNE

Note, si douce, si pleine de tout .

Souvenir d'une rencontre marquante.
J'attendais un enfant qui serait porté dans une écharpe et puisque je ne savais pas comment faire, je m'étais rendue à cette réunion de l'association peau à peau. J'avais envie de lui parler, de la connaître. Oui mais voilà, il faut du temps et ce jour là, comme toujours, comme souvent, il n'y en avait pas. Comment font-ils ceux qui entrent dans le monde de l'autre comme ça, si vite que ça ressemble à une effraction ? C'est quelque chose dont je suis incapable voilà pourquoi il y a tant de gens qui n'ont jamais su combien j'avais envie de les connaître. Tout était déjà terminé quand moi, encore toute à ma surprise, je demeurais là, immobile et muette. Le temps d'atterrir, j'avais manqué le coche. Je ne l'ai plus revue mais à chaque fois que je lis ses mots, ça me laisse sans voix.

3 septembre 2009

J'ai longtemps lutté avec l'absence d'envie de

J'ai longtemps lutté avec l'absence d'envie de vivre.
Aujourd'hui je réalise que le mal qui me rongeait n'était pas le dégoût de la Vie mais le dégoût de l'aliénation qui commence dès le berceau.
Longtemps je l'ai entendu dire :
- les dés sont pipés !
Ca me rendait folle.
Personne ne veut qu'on lui arrache ses illusions...
Puis vient le jour où il n'y a pas d'autre solution que de voir ce qui est !

28 août 2009

VIVRE, ENFIN

Chaque fois que je guéris mes peurs, des plus petites aux plus grandes, je me rapproche du monde des vivants...

27 août 2009

Satprem Un commentaire ? Oh non, pas de

Satprem

Un commentaire ? Oh non, pas de commentaire. Du silence, c'est la meilleure chose que je puisse vous offrir.
 
Intégralité de l'interview ici

Si la video fait écho en vous, passez directement au lien, ça vous évitera de vous décourager en écoutant deux fois la même chose pendant quelques minutes.
Je sais bien que j'ai déjà mentionné ce lien mais si je le redonne, c'est que j'imagine que peut-être il résonnera en vous, laissant place à un silence puissant et nourrissant...
Je reste sans voix et tant mieux car il n'y a rien à dire, seulement à décider.

Publicité
24 août 2009

DOODLES

p1070585

24 août 2009

ÉCRITURE

Oh, je m'en suis posée des questions à propos de l'apprentissage de l'écriture (comme je m'en suis posée sur celui de la numération et comme je m'en pose encore de temps en temps sur la lecture).

Comment allais-je faire avec un enfant qui résiste pour conserver son rythme, sa liberté ? 

Nous avons si peu travaillé.

C'est normal, ce n'est pas moi qui dois le faire mais lui et lui, sait parfaitement ce qu'il a à faire si j'en juge par le résultat :

 

LEARNING HOW TO WRITE par vous
 
Voici l'écriture d'un enfant de six ans qui a passé très peu de temps (au regard de ce qui se fait à l'école) à écrire. Quand je dis très peu de temps, c'est environ dix minutes par lettre étalé sur une grosse année. Au bas mot, j'estime ça à... je ne sais pas car il m'apparaît que les doses homéopathiques sont, en ce qui le concerne, parfaitement tolérées et efficaces et que, par conséquent, je suis incapable d'estimer le temps qui a été consacré à l'apprentissage de l'écriture en lettres capitales.
Je n'ai rien dit quand je voyais qu'il écrivait les lettres à l'envers même si, dans mon for intérieur, j'avais peur que rien ne se mette en place. Et pourtant, c'est arrivé, non pas en travaillant, non pas en corrigeant mais en laissant du temps au temps voir ne plus rien faire pendant de très longues périodes.
Le mois dernier, il a voulu que je lui achète un beau stylo à encre. 
Il n'en avait jamais manipulé mais quand il l'a utilisé pour la première fois, c'était comme s'il avait fait ça toute sa vie. 
 
En ce moment, il ne cesse de demander :
Comment on écrit ceci ou celà ? 
Et nous lui dictons les mots lettre par lettre.
De temps en temps, lorsqu'il veut bien (et c'est rare), je lui dis que ce qu'il vient d'écrire se lit comme ci ou comme ça. 
Mais lui, ce qui lui plaît, c'est d'écrire sous la dictée, parfois de copier, puis de "lire" ce qu'il connaît par coeur. 
Je promets de ne pas m'inquiéter même si cette année, les maudits papiers devront être envoyés...
Je pars du principe que la beauté de ce qui fleurit sous le ciel de la liberté sera respecté et préservé.
 
Hier, dans le train, il a dit :
- tiens maman, regarde (il n'avait pas le mot sous les yeux, regarde était une invitation à l'observation du son), Meaux, ça s'écrit M et O.
Bien sûr, on a commencé à rectifier puis, se mordant la langue, on s'est très vite arrêté en acquiesçant.
- oui, tu as raison, M et O ça fait bien MO.
Il n'a pas spécialement envie "d'apprendre à lire" et pourtant, il est en route sur le chemin de la lecture en passant par l'écriture. 
Logique.
Les enfants n'ont pas besoin de nous pour faire leur programme. Ils ont éventuellement besoin d'une confirmation et surtout, qu'on ne se mêle pas de leurs chemins intimes.
22 août 2009

TRANSFORMATION(S)

Si je ne blogue plus beaucoup ici, c'est que je blogue ailleurs ou que je crée ceci ou cela, que je travaille pour me dégager des ornières.
Malgré tout, je continue à alimenter ces pages parce que je suis de celles qui tergiversent, qui ne savent pas trancher dans le vif pour passer à autre chose (oui je sais, je l'ai fait récemment mais c'était le contraire de ce que je voulais. Bref, de toute manière, ce que je veux n'a aucune importance parce que je me rappelle, de temps en temps, que lutter contre la réalité est un combat perdu d'avance).
Grâce à une blogueuse à qui je dois beaucoup, j'ai commencé à travailler d'une manière plus efficace.
Il s'agit de retourner les situations en se posant quatre questions simples (suivre le lien pour découvrir de quoi il s'agit).
Désormais je m'applique à enlever une à une toutes les épines plantées dans mon coeur en effectuant les retournements qui s'imposent.
À chaque fois, c'est un soulagement, une délivrance, mon ciel qui s'éclaircit, mes lendemains qui chantent, mes possibles qui disent oui...

19 août 2009

ACCUEILLIR AU LIEU DE COURIR

Pour que demain cesse de fuir, pour que nous cessions de courir, asseyons-nous et regardons ce qui vient...

13 août 2009

Livre audio : Le discours de la servitude

Publicité
Publicité
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 130
Publicité