PRATIQUE DU COURAGE DANS LES MOMENTS DIFFICILES


Il y a longtemps que je ne parle plus du végétarisme et il y a fort à parier que je n'en parlerai plus, en tout cas, plus comme avant.
Je remercie seulement ceux dont les messages m'ont fait pleurer.
C'est un remerciement sincère. Le fait qu'ils aient poussé le bouchon un peu trop loin m'a donné l'impulsion. Il y a maintenant plusieurs années, j'étais omnivore et l'instant d'après, je ne l'étais plus ou plutôt je ne l'avais jamais été autrement qu'en m'obligeant à regarder ailleurs, à me boucher les oreilles, à mépriser cette petite voix tenace qui me disaient des choses qui me semblaient trop compliquées en mettre en pratique.
Ce n'est donc pas un choix, c'est une mise en cohérence de mes actes avec ma petite voix, la nécessité d'être enfin honnête.
À présent, lorsque je suis invitée, je dis simplement que je suis végétarienne et qu'il ne faut rien changer pour moi parce que j'apporterai quelque chose à partager avec tout le monde. De cette manière chacun se sent libre de vivre comme il l'entend même si, bien souvent, la découverte est agréable et suscite intérêt et questionnement.
Ce billet ne vient pas ranimer le débat. Dans ce domaine, tout ce qui se dit ressemble aux dialogues d'une pièce de théâtre parfaitement rodée. Végétariens et non végétariens connaissent leur texte sur le bout des doigts. Si penchant d'un côté, ou de l'autre, il vous est arrivé, comme moi (mais il y a prescription maintenant) de vouloir faire entendre raison à l'autre, vous rirez... aux larmes, en lisant le
En train de réfléchir entre deux rayons.
Tous ces livres que je ne lirai jamais.
Tous ces cahiers que je ne remplirai pas.
Tous ces sacs dont je n'ai nulle utilité.
Tout est si beau, si vain, si cher, si lourd; si attrayant.
Tous ces objets me font de l'oeil.
Pas un ne se fait la moindre illusion.
Ils savent déjà que je préfère les laisser en liberté plutôt que de les posséder.
Voilà tout ce qui se dit entre nous.
Pendant que je flotte entre désir et dérision, j'entends une voix.
Sa voix.
Je la reconnaîtrais entre mille.
Forte, voilée et ce phrasé, marqué.
C'est elle.
Ah, mais quel bonheur !
Puisque je n'ai pas osé l'appeler, puisqu'elle était débordée, la vie nous a réunies à la librairie.
Nouvelles, projets, interrogations, constats, le temps s'écoule.
Elle parle, elle parle.
Et moi, j'écoute, légèrement adossée aux livres.
J'ai tout le loisir de sourire.
Je suis tellement heureuse de la retrouver surtout de cette manière, si inattendue, si peu convenue.
Cadeau.
Rendez-vous est pris, pour plus tard.
Oui, cette fois, j'oserai l'appeler et elle, elle trouvera du temps.
Un grand moment, en moins d'une heure.
De retour à la maison, j'ai regardé autour de moi et tout avait l'air neuf.
En train de réfléchir entre deux rayons.
Tous ces livres que je ne lirai jamais.
Tous ces cahiers que je ne remplirai pas.
Tous ces sacs dont je n'ai nulle utilité.
Tout est si beau, si vain, si cher, si lourd; si attrayant.
Tous ces objets me font de l'oeil.
Pas un ne se fait la moindre illusion.
Ils savent déjà que je préfère les laisser en liberté plutôt que de les posséder.
Voilà tout ce qui se dit entre nous.
Pendant que je flotte entre désir et dérision, j'entends une voix.
Sa voix.
Je la reconnaîtrais entre mille.
Forte, voilée et ce phrasé, marqué.
C'est elle.
Ah, mais quel bonheur !
Puisque je n'ai pas osé l'appeler, puisqu'elle était débordée, la vie nous a réunies à la librairie.
Nouvelles, projets, interrogations, constats, le temps s'écoule.
Elle parle, elle parle.
Et moi, j'écoute, légèrement adossée aux livres.
J'ai tout le loisir de sourire.
Je suis tellement heureuse de la retrouver surtout de cette manière, si inattendue, si peu convenue.
Cadeau.
Rendez-vous est pris, pour plus tard.
Oui, cette fois, j'oserai l'appeler et elle, elle trouvera du temps.
Un grand moment, en moins d'une heure.
De retour à la maison, j'ai regardé autour de moi et tout avait l'air neuf.
En train de réfléchir entre deux rayons.
Tous ces livres que je ne lirai jamais.
Tous ces cahiers que je ne remplirai pas.
Tous ces sacs dont je n'ai nulle utilité.
Tout est si beau, si vain, si cher, si lourd; si attrayant.
Tous ces objets me font de l'oeil.
Pas un ne se fait la moindre illusion.
Ils savent déjà que je préfère les laisser en liberté plutôt que de les posséder.
Voilà tout ce qui se dit entre nous.
Pendant que je flotte entre désir et dérision, j'entends une voix.
Sa voix.
Je la reconnaîtrais entre mille.
Forte, voilée et ce phrasé, marqué.
C'est elle.
Ah, mais quel bonheur !
Puisque je n'ai pas osé l'appeler, puisqu'elle était débordée, la vie nous a réunies à la librairie.
Nouvelles, projets, interrogations, constats, le temps s'écoule.
Elle parle, elle parle.
Et moi, j'écoute, légèrement adossée aux livres.
J'ai tout le loisir de sourire.
Je suis tellement heureuse de la retrouver surtout de cette manière, si inattendue, si peu convenue.
Cadeau.
Rendez-vous est pris, pour plus tard.
Oui, cette fois, j'oserai l'appeler et elle, elle trouvera du temps.
Un grand moment, en moins d'une heure.
De retour à la maison, j'ai regardé autour de moi et tout avait l'air neuf.







