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mamansursaplanete

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29 avril 2020

MÈRES TOXIQUES

Comment s'en sortir ?

Ne pas espérer une remise en question, un changement,  leur manière d'être est structurel, elles sont construites comme ça. Le changement, la demande de pardon n'arrive jamais. Elles remettent en cause leur fille plutôt que de se poser des questions. Faire le deuil d'un amendement.

Comment se construire ?

 

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28 avril 2020

TÉMOIGNAGE - CORONAVIRUS

Tendre attente

A Paris, le 22 mars.

© FRANCK FIFE A Paris, le 22 mars.

L'auteure, tombée malade du coronavirus le 30 mars, a découvert lors de cette longue immobilité forcée le plaisir d'attendre, les bienfaits de renoncer à toute certitude.

Tribune. J’aimerais parler depuis chez celles et ceux, contraint·es au silence et à l’impuissance, qui ne peuvent aujourd’hui plus rien contre l’inéluctable état du monde. Celles et ceux qui se sont mis en retrait, pour reprendre leur souffle. J’aimerais parler depuis la maladie, pour peut-être un temps réincarner la froideur des chiffres qui chaque jour augmentent dans une folle course effrénée, pour leur donner une vie, une consistance, un peu d’humanité. Parce que j’ai la chance d’être en vie, et que j’apprends à l’aimer, infiniment, telle qu’elle est.

Je suis malade depuis maintenant vingt-neuf jours. La pneumonie est partie, tout comme les crises de détresse respiratoire. Aujourd’hui, pour la première fois depuis longtemps, je respire correctement. Le nez et la gorge sont pris, la fatigue est lancinante, mais j’ai bon espoir. Je peux mobiliser mon cerveau quelques heures et marcher une vingtaine de minutes par jour sans trop m’essouffler. Les sources de stress sont proscrites, même si, étant donné le contexte, elles sont nombreuses. Parfois, je me réveille, le souffle court, et je désespère d’être entièrement rétablie un jour. L’angoisse de ce qui a été vécu revient de façon chronique et je me méfie de tout ce que je lis.

Pour chasser les pensées irrationnelles, les séances de relaxation, les exercices de respiration et les livres feel good ont remplacé les étudiant·es, les débats politiques et la multitude de projets souvent trop ambitieux. Je me tiens à distance de l’état du monde, pour pouvoir demain continuer à en être. Pour la première fois de ma vie, j’écoute mon corps avant de penser à tout ce qu’il faudrait faire pour ne serait-ce qu’essayer de prendre ma part de responsabilité dans ce qui se déroule. J’accepte l’impuissance et les journées vides qui défilent. J’accepte la solitude et le silence, je compte sur le reste du monde pour penser de meilleurs lendemains. Je compte sur ces fantastiques personnes qui, sans avoir été malades, compatissent et ne tolèrent pas, et ne toléreront jamais, de laisser mourir une partie non négligeable de la population.

Le prix du déni de soi

Le 30 mars, je me suis hissée hors du lit, une fatigue accablante m’ordonnait de rester couchée, que je n’ai pas écoutée. J’ai toujours été hyperactive, j’ai toujours considéré que ma force de travail était un atout non négligeable dans cette société qui ne jure que par l’activité. J’ai aujourd’hui 28 ans, j’étais jusqu’alors en bonne santé. J’ai dédié les quatre années précédentes à des activités de recherche et d’enseignement que j’ai prises à bras-le-corps, pétrie de la conviction que ce que je faisais définissait qui j’étais, que sans le produit fini entre mes mains, rien ne prouvait mon existence. Je crois n’avoir jamais vécu autrement que dans la certitude d’une valeur qui se trouverait du côté de l’action. Notre société productiviste me donnait raison : j’étais félicitée pour ma force de travail, ma volonté, mon courage. Le courage n’a pourtant pas grand-chose à voir là-dedans : bonne élève, bien éduquée, j’ai simplement été socialisée pour me fondre dans la norme occidentale – produire vite, produire plus.

Le 30 mars, je me suis donc levée, pour préparer des cours ou poursuivre la rédaction d’un article. Je connaissais la fatigue, les journées qui n’en finissent pas, j’avais maintes fois frôlé les limites de mes capacités. Mais pour être un winner, pour ne pas tomber du côté de celles et ceux qu’on accuse, inconsciemment, d’avoir certainement relâché la bride pour mériter de telles conditions de vie, je devais continuer. Envers et contre tou·tes – en l’espèce contre moi-même, et ma propre vie –, j’ai continué à travailler. Puisqu’il en a toujours été ainsi. Puisque dans mon métier, comme dans beaucoup d’autres, ne pas travailler revient à se mettre en danger professionnellement. Déposer un arrêt maladie, dans un nombre grandissant de secteurs, est devenu soit impossible, pour celles et ceux qui échappent aujourd’hui au statut de «salarié», soit impensable, pour celles et ceux, précaires et essoré·es, qui ne peuvent, comme moi, pas refuser d’exécuter une tâche sans risquer de me mettre en porte-à-faux vis-à-vis de certains employeurs.

J’ai payé le prix salé du déni de soi en fin de journée : mon corps replié sur lui-même, je ne pouvais plus ni bouger ni parler. Mes membres étaient glacés et je ne les sentais plus. Je haletais. J’ai évidemment pensé au coronavirus, même si je m’étonnais de n’avoir pas les symptômes de ce que l’on considérait alors comme étant une grosse grippe. Mon compagnon a rempli pour moi la liste des symptômes sur le site du gouvernement. Le résultat était sans appel : je devais appeler le 15. Des images défilaient dans ma tête qui n’avaient guère de sens : je me demandais ce que je faisais là, à mon âge, incapable de mot dire, ayant dédié ma vie au travail, j’ai pensé à toutes celles et tous ceux que je risquais de ne plus jamais revoir, de ne plus sentir, de ne plus toucher. Mes engagements professionnels m’ont semblé si lointains, et si vains. Dans la panique, je n’ai tapé que ces quelques mots sur mon téléphone, à l’adresse de mon conjoint : «Je ne sais pas comment je vais me battre, parce que je me sens si faible.» C’est que nous étions en guerre, que notre champ lexical était saturé par l’effort et l’activité, qu’il y avait ces héros qui ne comptaient pas leurs heures, et que, de toute évidence, il fallait s’en inspirer pour ne pas sombrer. Que si mes poumons lâchaient, c’est que je n’étais pas assez forte, que je faisais partie du clan des passifs, des inaptes, des inadapté·es. Qu’il fallait une réponse, maintenant et tout de suite, et qu’elle était évidente : je devais sortir les armes lourdes, on me donnerait un traitement de cheval, mais je garderais la tête haute, je brandirais le poing quoi qu’il en coûte.

Forte de la conviction que je devais l’être, je luttais pour respirer, je m’acharnais pour me concentrer, réunir mes pensées, être plus solide encore. L’état s’est à nouveau détérioré. J’ai fermé les yeux, attendu le médecin. Dans cette attente qui m’a paru infiniment longue, j’ai commencé à me résigner : j’ai accepté d’être impuissante, j’ai cessé de penser que nous étions invincibles, que seul·es les plus herculéens d’entre nous s’en sortiraient. Pour la première fois de ma vie, je me suis laissé aller. Dans ce lâcher-prise que mon corps ne connaissait pas, la respiration s’est faite plus régulière. Le médecin a d’emblée avoué son incapacité, il a avoué qu’il ne savait pas ce qu’il fallait faire, et que personne, à ce stade, n’en savait rien. L’hôpital a été évité de justesse, et il l’a été grâce à la perte de contrôle qui désormais devait me gouverner.

Le lâcher-prise

Je vis depuis dans l’attente d’une entière guérison, dans une attente impotente, faible, passive, et j’apprends chaque jour à quel point j’avais, jusqu’à présent, fait fausse route. La maladie a balayé bien des convictions, du haut de nos sociétés que l’on considère «développées», nous avions jusqu’à présent réponse à tout, de manière presque immédiate. Nous considérions, condescendants, les sociétés asiatiques en peine de contenir une épidémie que nous ne pensions pas mortelle, nous nous croyions imprenables et infinis, et nous attendons tou·tes aujourd’hui impatiemment de retrouver les certitudes d’hier – le confort d’une vie occidentale qui ne se questionne jamais. Le confinement et la maladie nous contraignent cependant à contempler ce qu’hier nous dénigrions : c’est dans l’attente, la patience et le temps long que nous saurons, peut-être, trouver des réponses stables – et que, de mon côté, je guérirai. Aujourd’hui certain·es Français·es sont encore pressé·es d’être déconfiné·es, ça se bousculera bientôt au portillon des grandes enseignes et les enseignant·es devront redoubler d’efforts pour se faire à la fois éducateur·trices et gardien·nes de l’ordre sanitaire. N’avons-nous pas mis à la tête de notre pays un parti qui, désignation parfaite de nos modes de vie, s’est habilement intitulé «En Marche» ?

Depuis la maladie, depuis ce corps éreinté par les années de travail acharné, tordu et nié pour rentrer dans le moule des sociétés occidentales contemporaines, ce corps amaigri d’avoir lutté lorsqu’il fallait attendre, je ne puis que constater la tendresse de l’inaction, le désirable du laisser-aller, le bonheur de la contemplation sereine – de cet état qui ne produit rien, qui ne consomme rien, et qui est pourtant si profondément délicieux. Comme la caresse du soleil printanier sur nos fronts reposés.

C’est dans ce lâcher-prise, dans cette patience, dans cette retraite, dans l’acceptation de l’incertitude, le rejet des fausses croyances et le refus de se plier à nouveau aux injonctions productivistes que je guérirai, et que, peut-être, nous guérirons tous et toutes.

Parce que nous ne sommes pas immortel·les, pas davantage que le monde qui nous entoure. C’est très probablement dans la conscience de cette finitude de la vie et du monde que nous devons aujourd’hui agir. Agir patiemment, tranquillement, pour ne pas à nouveau risquer de nous mettre en péril. Sans quoi, de toute évidence, il n’y aura plus de vie ni de monde.

Merci à Eva Debray pour la fine (et nécessaire) relecture.

Source

26 avril 2020

IDÉES DE RANGEMENT

26 avril 2020

DÉSENCOMBREMENT

Cinq conseils avant de commencer Commencer par un endroit petit - par les objets usuels - mise en place d'un plan d'action - préparation physique et psychologique - être la locomotive de la maison

Les bienfaits du rangement avec la méthode Konmari ranger par catégorie d'objets en commençant par les rassembler pour avoir une vue d'ensemble - ranger par taille, couleur, de la manière la plus accessible - vêtements (rangement vertical pour qu'ils soient visibles), livres, papiers(faire deux catégories : papiers à conserver, papiers à traiter), komono (objets divers) (rassembler tous les objets d'une même catégorie, ne garder que ce dont on se sert régulièrement, souvenirs (ne garder que ce qui nous rend joyeux).

Pour garder la maison rangée au quotidien : toujours remettre un objet à sa place attitrée tout de suite après utilisation, en prendre soin - rituel quotidien (chaque jour, vider son sac, ranger le bureau, vaisselle faite, courrier à traiter à sa place, le reste à la poubelle.

Le rangement favorise la bonne santé physique et mentale.

 

 

21 avril 2020

DODO TOUCAN

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20 mars 2020

MAGAZINE

16 mars 2020

5 MYTHES ET CROYANCES ERRONÉS SUR LE PARDON

Le pardon est une arme puissante qui nous permet de vivre en paix avec les autres et surtout, avec nous-même.

Cependant, beaucoup de gens ne parviennent pas à comprendre à quel point il peut être libérateur de pardonner aux autres.

Le pardon peut être une arme à double tranchant. De fait, c’est une forme commune de manipulation des autres dans le but d’obtenir ce que l’on veut d’eux.

C’est pour cela qu’il est important de bien comprendre le pardon et d’apprendre à établir des limites pour se protéger des abus des autres. 

D’autre part, notre culture nous impose des manières de nous comporter, que nous suivons mécaniquement, souvent sans nous rendre compte de ce que nous faisons.

Nous réagissons tout simplement comme ce que l’on attend de nous sans penser à d’autres possibilités, en nous alimentant et en renforçant ces stéréotypes qui nous altèrent tant.

Dans cet article, nous allons voir quels sont les mythes et les croyances erronés sur le pardon. Réfléchir à cela vous aidera à réussir à pardonner de manière sincère, en prenant conscience de ce que vous faites et pourquoi vous le faites.

1 – Il faudrait dépasser le sentiment d’être blessé avant de pardonner

Beaucoup de gens croient qu’ils doivent d’abord dépasser la douleur et la colère avant de pouvoir pardonner, comme s’ils avaient besoin de se sentir mieux pour être capables de pardonner. C’est pourtant tout le contraire.

Le pardon est une option que vous devez choisir. Si vous attendez que la colère passe, elle rendra les choses de plus en plus difficiles.

C’est « à chaud » que vous devez décider. Ainsi, l’état de tension et de colère passera d’abord, car vous l’empêcherez de s’emparer de vous.

2 – On devrait choisir de pardonner, même quand on ne le ressent pas

C’est quelque chose que nous inculquons beaucoup aux enfants et beaucoup de gens reproduisent cela dans la vie adulte.

Mais le pardon n’est pas un choix que l’on peut imposer, c’est un choix libre et conscient, qui peut mettre un peu de temps à être accepté.

Si vous pardonnez par obligation, vous ne pardonnez pas avec le cœur mais avec les mots. La colère se transforme alors en négativité, qui explosera tôt ou tard.

Prenez le temps dont vous avez besoin, mais choisissez librement de pardonner ou non.

3 – On ne devrait pas pardonner la même chose plusieurs fois

Nous sommes humains et nous faisons des erreurs, et même, nous répétons ces erreurs. De fait, nous serions les seuls êtres humains qui trébuchent plusieurs fois sur la même pierre.

Apprendre de ses erreurs n’est pas facile, surtout quand nous en sommes pleinement conscient. Tout le monde ne comprend pas les choses de la même manière et dans les comportements, beaucoup de facteurs différents entrent en jeu.

Il y a des choses que vous pouvez être capable de pardonner une fois et il peut être très difficile de les pardonner une seconde fois.

Mais toutes les offenses ne sont pas similaires dans leur gravité, et leur impact dépend de la personne qui les commet.

Il faut donc considérer chaque problème de manière indépendante et ne pas généraliser.

4 – On ne pourrait pas pardonner quelqu’un qui ne regrette pas

Si l’autre ne regrette pas ce qu’il a fait, tout le poids de la colère retombera sur nous-même, et cela fait encore plus mal.

Si vous pardonnez quelqu’un qui vous a fait du mal, vous vous libérez de cette charge.

Beaucoup de gens utilisent cela pour blesser encore plus les autres, car ils comprennent le pouvoir qu’ils ont sur eux lorsqu’ils ne regrettent pas.

Mais si vous leur pardonnez, vous les désarmez, et vous leur ôtez un outil précieux pour réaliser leurs objectifs.

5 – Quand on pardonne, on validerait ce que l’autre a fait

Beaucoup de gens croient que pardonner est une manière de dire à l’autre que ce qu’il a fait est bien ou du moins, admissible.

De fait, beaucoup pensent ainsi pour valider des comportements inappropriés.

En pardonnant, on envoie un message à l’autre : on lui dit qu’il n’a pas assez de pouvoir pour vous affecter, car on est au-dessus de cela.

Ici, le pardon permet d’être au-dessus de la manipulation psychologique que l’autre peut exercer sur nous.

SOURCE

16 mars 2020

ABRUS PRECATORIUS

14 mars 2020

QUESTION DE VOCABULAIRE

1 mars 2020

GROSSE

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