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mamansursaplanete

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10 juillet 2013

Même à dix et presque quinze, c'est, pour mes

Même à dix et presque quinze, c'est, pour mes enfants, l'été des premières fois.
Fin juin, Malo vadrouille seul en métro dans Paris pour participer à un extra job pour les scouts (un déménagement dans le 18e) et pour nous les parents, deuxième week-end sans enfants (quinze ans que ça n'était pas arrivé, pour leur père et moi aussi c'est une nouvelle salve de "première fois" ).
Lundi, première fois au ciné seul avec son pote S. 
Aujourd'hui, premier examen réussi (Brevet).
Demain, première invit seul à la maison.
Et pour Goulven, première séparation (une semaine pour le camp scout au château de Jambville). 
Je me sens vide, désemparée, heureuse et triste à la fois. Je tourne un peu en rond. Je vais devoir m'habituer au fait que désormais, la charge va s'alléger, que les responsabilités que j'endossais vont peu à peu à leur propriétaire. C'est à la fois un soulagement et une douleur. Essayez d'enlever un bout de ferraille qui vous entaillait la peau. Le soulagement, au début, ça fait mal. 
Je sais aussi ce que ça signifie pour moi. Proche au lointain, c'est le voyage retour. 
Retour à quoi, à qui ?
Retour de toute manière.
Retour à la Terre.
J'ai des coups de blues fulgurants que je chasse le mieux que je peux. 
 Aujourd'hui, nous avons eu les résultats du Brevet : dans la poche Malo, mentier assez bien.
Sans travailler d'arrache-pied.
Voilà qui clouera quelques becs qui nous fatiguent depuis des années. 
Premier été silencieux. 
Ce silence dont j'ai pourtant rêvé, m'écrase. 
Je n'arrive ni à peindre, ni à tricoter, ni à crocheter, ni à bricoler, ni à cuisiner, ni à faire la sieste, ni à attraper ma guitare.
Rien, je reste là, des heures durant, devant l'ordinateur, à regarder film après film pour éviter de penser. 
J'ai quarante-six ans.
Je viens de passer quinze ans de ma vie à m'occuper de mes enfants. 
Je ne sais pas de quoi j'ai envie, de quoi je suis capable, qui va m'attendre, qui aura besoin de moi à l'avenir.
Certains jours, je pense au départ des garçons de la maison. 
Ne pas penser, tourner la page d'un coup, chercher le grand air pour emplir d'air ma poitrine oppressée, il me faudra de grands espaces et beaucoup de marche pour me forcer à respirer.. 
Et si je faisais le chemin de Compostelle ? 
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10 juillet 2013

Même à dix et presque quinze, c'est, pour mes

Même à dix et presque quinze, c'est, pour mes enfants, l'été des premières fois.
Fin juin, M. vadrouille seul en métro dans la ville pour participer à un extra job pour les scouts (un déménagement dans le 18e) et pour nous les parents, deuxième week-end sans enfants (quinze ans que ça n'était pas arrivé, pour leur père et moi aussi c'est une nouvelle salve de "première fois" ).
Lundi, première fois au ciné seul avec son pote S. 
Aujourd'hui, premier examen réussi (Brevet).
Demain, première invit seul à la maison.
Et pour G., première séparation (une semaine pour le camp scout au château de Jambville). 
Je me sens vide, désemparée, heureuse et triste à la fois. Je tourne un peu en rond. Je vais devoir m'habituer au fait que désormais, la charge va s'alléger, que les responsabilités que j'endossais vont peu à peu à leur propriétaire. C'est à la fois un soulagement et une douleur. Essayez d'enlever un bout de ferraille qui vous entaillait la peau. Le soulagement, au début, ça fait mal. 
Je sais aussi ce que ça signifie pour moi. Proche au lointain, c'est le voyage retour. 
Retour à quoi, à qui ?
Retour de toute manière.
Retour à la Terre.
J'ai des coups de blues fulgurants que je chasse le mieux que je peux. 
 Aujourd'hui, nous avons eu les résultats du Brevet : dans la poche M., mention assez bien.
Sans travailler d'arrache-pied.
Voilà qui clouera quelques becs qui nous fatiguent depuis des années. 
Premier été silencieux. 
Ce silence dont j'ai pourtant rêvé, m'écrase. 
Je n'arrive ni à peindre, ni à tricoter, ni à crocheter, ni à bricoler, ni à cuisiner, ni à faire la sieste, ni à attraper ma guitare.
Rien, je reste là, des heures durant, devant l'ordinateur, à regarder film après film pour éviter de penser. 
J'ai quarante-six ans.
Je viens de passer quinze ans de ma vie à m'occuper de mes enfants. 
Je ne sais pas de quoi j'ai envie, de quoi je suis capable, qui va m'attendre, qui aura besoin de moi à l'avenir.
Certains jours, je pense au départ des garçons de la maison. 
Ne pas penser, tourner la page d'un coup, chercher le grand air pour emplir d'air ma poitrine oppressée, il me faudra de grands espaces et beaucoup de marche pour me forcer à respirer.. 
Et si je faisais le chemin de Compostelle ? 
11 juin 2013

IL FAIT FRISQUET POUR LA SAISON

FELIX ET HUBBLE

28 février 2013

Décidément, les enfants ont grandi. Ils sont

Décidément, les enfants ont grandi.
Ils sont partis tous les deux acheter du sucre. 
Le temps où aller jusqu'au coin de la rue était une aventure est désormais derrière nous.

28 février 2013

Décidément, les enfants ont grandi. Ils sont

Décidément, les enfants ont grandi.
Ils sont partis tous les deux acheter du sucre. 
Le temps où aller jusqu'au coin de la rue était une aventure est désormais derrière nous.

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12 février 2013

C'ÉTAIT DIMANCHE

La tempête est belle et bien terminée.
Retour au calme, à la paix. 
Période de relâchement.
Epuisement après toutes ces années de mauvais sommeil, d'incertitude, de brouillard épais, de terreur, de rage, d'écoeurement, d'incompréhension, de tristesse.
La nature reprend ses droits, la vie auss aussi. 
À nous les herbes folles, la joie au coeur, l'horizon azur, les nuages blancs, la quiétude, le goût de vivre, l'air frais dans la tête, la brise légère, le nez en l'air, 
Douceur d'être tous là, sains et saufs, changés, balafrés mais là, au complet et heureux d'y être, tout étonnés de ce plomb changé en or.
 
Heureux de rentrer du dehors, heureux d'être tous bien serrés les uns contre les autres comme le sont ceux qui réchappent du pire.
À chacun le sien. 
Le notre a fondu comme neige au soleil. 
Patience, sainte patience disait-elle.
Où serions-nous aujourd'hui sans ces quelques mots égrainés ça et là dans les années où elle me tenait par le coeur ?
Jamais je ne le saurai.
Il m'arrive de penser qu'en dansant toutes ces années sous la pluie au lieu d'attendre la fin de l'orage, je lui ai rendu hommage, je lui ai dit merci.
12 février 2013

Rien à raconter- Gérard Manset

12 février 2013

C'ÉTAIT DIMANCHE

La tempête est belle et bien terminée.
Retour au calme, à la paix. 
Période de relâchement.
Epuisement après toutes ces années de mauvais sommeil, d'incertitude, de brouillard épais, de terreur, de rage, d'écoeurement, d'incompréhension, de tristesse.
La nature reprend ses droits, la vie auss aussi. 
À nous les herbes folles, la joie au coeur, l'horizon azur, les nuages blancs, la quiétude, le goût de vivre, l'air frais dans la tête, la brise légère, le nez en l'air, 
Douceur d'être tous là, sains et saufs, changés, balafrés mais là, au complet et heureux d'y être, tout étonnés de ce plomb changé en or.

 

Heureux de rentrer du dehors, heureux d'être tous bien serrés les uns contre les autres comme le sont ceux qui réchappent du pire.

À chacun le sien. 

Le notre a fondu comme neige au soleil. 

Patience, sainte patience disait-elle.

Où serions-nous aujourd'hui sans ces quelques mots égrainés ça et là dans les années où elle me tenait par le coeur ?

Jamais je ne le saurai.

Il m'arrive de penser qu'en dansant toutes ces années sous la pluie au lieu d'attendre la fin de l'orage, je lui ai rendu hommage, je lui ai dit merci.

2 février 2013

Rien à raconter- Gérard Manset

7 janvier 2013

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