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mamansursaplanete
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2009
10 août 2009

L'INCONNUE DU PARC

J'évoque cette inconnue venue s'assoir sur le banc sur lequel je m'étais posée un an plus tôt, trop occupée à pleurer pour la saluer.
Elle m'avait offert son épaule puis, un peu plus tard, après s'être installée sur l'herbe ensoleillée, son fromage fermenté et son pain, me couvant du regard comme un couve son propre enfant.
J'avais le coeur lourd, ce jour-là et les douze mois qui ont suivi.
À l'instant où je commence à raconter ce souvenir à l'homme qui m'accompagne aujourd'hui je crois rêver.
L'inconnue est là, elle s'avance sur le chemin, s'installe sur notre banc.
Nous nous regardons, de loin.
Cette fois, c'est moi qui lui offre à manger.
La barrière de la langue n'est pas tombée mais nous nous sommes reconnues, retrouvées, comprises.
C'était tellement troublant cette synchronie...

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9 août 2009

L'INCONNUE DU PARC

J'évoque cette inconnue venue s'assoir sur le banc sur lequel je m'étais posée un an plus tôt, trop occupée à pleurer pour la saluer.
Elle m'avait offert son épaule puis, un peu plus tard, après s'être installée sur l'herbe ensoleillée, son fromage fermenté et son pain, me couvant du regard comme un couve son propre enfant.
J'avais le coeur lourd, ce jour-là et les douze mois qui ont suivi.
À l'instant où je commence à raconter ce souvenir à l'homme qui m'accompagne aujourd'hui je crois rêver.
L'inconnue est là, elle s'avance sur le chemin, s'installe sur notre banc.
Nous nous regardons, de loin.
Cette fois, c'est moi qui lui offre à manger.
La barrière de la langue n'est pas tombée mais nous nous sommes reconnues, retrouvées, comprises.
C'était tellement troublant cette synchronie...

6 août 2009

ÉCOUTER

L'homme,(celui-là oui) m'a ouvert sa porte en me disant, bienvenue, exempt de toute attitude conventionnelle, à l'aise comme on l'est quand on reçoit une vieille amie.
J'étais heureuse d'être là, de n'avoir pas céder à ma chère habitude de jouer les arlésiennes quand il flotte dans l'air cette chose qui nous fait tous tomber à genoux.
Il a beaucoup parlé mais c'était si imagé, si vivant que pas une minute je ne me suis ennuyée.
Je n'ai même pas cherché à en placer une.
La plupart du temps, ce que nous appelons conversation n'est rien d'autre que des monologues qui s'interrompent à tour de rôle. C'est très rare une conversation véritable, je ne sais même si j'en ai tenu une un jour.
Je m'attendais à son monologue, c'était même un parti pris.
Je n'y allais pas pour attendre patiemment un peu de silence à briser. J'y allais pour l'écouter, pour goûter cette simple présence et découvrir son paysage intérieur.
En tout début d'après-midi, il s'est mis aux fourneaux pour bricoler un petit truc à manger.
En rentrant, j'ai pensé que si ça ne me coûtait rien non seulement de me taire mais de l'écouter attentivement quand c'est si difficile avec d'autres, c'est que peut-être nous nous comprenons bien au-delà des mots, que nous nous sommes reconnus et que par conséquent, il n'y a aucun besoin de dire ceci ou cela pour tenter d'établir une connexion.

6 août 2009

BRICOLAGE D'ÉTÉ

M.

31 juillet 2009

FOUS L'CAMP

L'homme qui me trouve insolite ne viendra plus à l'atelier lecture.
Ca ne m'étonne pas d'ailleurs, bientôt, je n'irai plus moi non plus, par manque de temps, d'envie.
Trop scolaire.
Trop plein de bonnes intentions. 
Trop dirigé.
Je ne juge pas, simplement, ce n'est pas pour moi.
Alors, je verrai l'homme ailleurs.
Il a beaucoup voyagé.
Les voyageurs ont une manière d'être que je reçois cinq sur cinq. 
Il fume des brunes, trimballe de quoi prendre des notes et tout un petit bazar qu'il trimballe dans la même pochette en plastique que cet autre.
Il m'y fait penser.
Ca me pince le coeur.
En même temps, j'ai la sensation d'avoir retrouvé ma maison. 
Enfin quelqu'un qui comprend ce que je dis, ce que je raconte, quand il m'en laisse la place.
Il parle beaucoup. 
Je l'écoute. 
Il aime ça.
Ca m'arrange.
Avec les années, j'aurais presque envie de faire voeu de silence.
Il me lance :
- c'est ta vie, je n'ai pas à te dire ce que tu dois faire, mais quand même. Fous l'camp.
Savez-vous ce qu'il voulait me dire ? 
Le savez-vous ? 
Je me demande si ça vous parle comme ça me parle.
En rentrant chez moi, je l'entendais encore me dire :
- tu sais, moi je suis le genre de bonhomme à aller chercher des cigarettes et à ne pas revenir.
Il l'a fait.
Fous l'camp.
Faudrait pas qu'il me le répète trop souvent. 
En rentrant chez moi, je regardais les rayons rasants d'un soleil mourant avec, en tête, les mots de celui-là .
Pour être bien dans sa vie, il faut être à sa place. 
Mais bon sang, où elle est ma place ?!?
Mais qu'est-ce que j'fous là ?
Je me suis trompée de vie, trompée de tout.
Ou peut-être que les pages qui ont du mal à se tourner sont une invitation à accepter que ma place est là où j'ai toujours eu peur de regarder, un ticket pour fout'e l'camp.
En attendant, je rêve, il me raconte la Havane, je compte les années que j'ai, peut-être, devant moi, il compte celles qui sont derrière lui. On en a des choses à se dire.
C'est apaisant la compagnie de quelqu'un d'aussi différent que soi. 
Ca repose.

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29 juillet 2009

L'ÉCOLE DE LA VIE

9 juillet 2009

AVOIR L'AIR, FAIRE SEMBLANT

Extrait de l'article publié dans le journal Le Monde du 06 juillet 2009 intitulé
Le ministère sanctionne les enseignants qui n'appliquent pas les réformes :

Pour Philippe Meirieu, professeur des universités et figure emblématique du courant pédagogique, les sanctions étaient inéluctables : "A partir du moment où vous vous qualifiez de désobéisseur, une formulation assez maladroite, l'institution ne peut pas ne pas réagir. D'autant que les enseignants ont pour fonction symbolique de faire obéir leurs propres élèves."

L'école, ou/où, conjuguer à tous les temps, à toutes les personnes le verbe obéir... En d'autres temps, des fonctionnaires ont désobéi et ont été décoré pour l'avoir fait.

Et quand je lis, toujours extrait du même article

Reste que l'institution fait face à une forme inédite de contestation. "Le système éducatif s'est fait une spécialité de l'ensablement des réformes. Quand elles les dérangent, les professeurs se débrouillent pour ne pas les appliquer. Elles meurent à petit feu dans l'indifférence générale. Là, je suis admiratif de leur franchise : en revendiquant publiquement leurs actes, ils rompent avec l'usage de ne pas faire et de n'en rien dire. Mais ils vont le payer", explique encore M. Meirieu.

Manifestement, le plus grave n'est pas de désobéir mais de le faire au grand jour. La leçon semble être : sauver les apparences, servir la soupe, montrer à l'autre ce qu'il veut voir, dire ce qu'il veut entendre. Personne n'est dupe mais le respect de l'ordre établi est sauf, pour notre bien à tous, sans doute.

Par moment, je sens mes enfants plonger plus profondément dans leurs jeux, leurs rires, leurs rêveries comme pour oublier ce qui les attend, pendant que de mon côté, je me demande comment leur expliquer combien il est difficile de demeurer intègre, aimant, joyeux, dans un monde qui veut nous faire tous marcher à la baguette. Si j'avais su à l'époque, si j'avais eu une conscience différente, j'aurais fait un choix différent...

8 juillet 2009

C'EST TELLEMENT SIMPLE

On ne décide rien
Eric Baret

Vous me connaissez, depuis le temps, je n'explique jamais rien. 
Vous cliquez spontanément ou pas.
À chacun sa danse...
8 juillet 2009

LA CLÉ

Interview de Satprem
 (patienter quelques instants)
 
Mais de quoi est-il question ?
Pour le découvrir, se laisser aller sans chercher à toujours tout savoir à l'avance...
15 juin 2009

YOYO AFGHAN

 
 
J'ai ouvert un blog dédié au crochet : MailleEnLair
 
Edit du 21 juin
 
http://farm4.static.flickr.com/3303/3645866327_137c57ed56.jpg 
Petit carré deviendra grand...
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