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mamansursaplanete
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2009
30 janvier 2009

LA LIBERTÉ, çA REND HEUREUX

Voici un texte que nous avons écrit pour l'atelier T.R.A.C.E.S (il sera mis en ligne prochainement sur leur site) :

M., 10 ans :
Un jour j'ai eu l'idée de construire une trottinette.
J'ai aimé la construire parce que j'ai pu m'amuser, la construire avec des copains.
J'ai bien aimé pouvoir clouer, scier, limer, enfin, faire quelque chose de manuel, de physique. J'ai utilisé ma tête, mes bras, mes jambes... J'aime utiliser mes mains parce que je peux exprimer ce que j'ai envie de faire sans avoir à l'acheter ce qui me donne un sentiment de fierté de l'avoir fait moi-même.
J'ai bien aimé le faire à l'atelier parce que j'avais les outils nécessaires et qu'il y avait des gens qui pouvaient me donner des conseils et m'aider à la construction. L'atmosphère y est agréable car il y a plein d'enfants qui font des choses et ça donne envie de faire quelque chose soi-même aussi. On peut faire ce qu'on a envie de faire et pas ce qu'on nous dit de faire et ça qui me plaît. De plus on n'est pas obligé de travailler tout le temps sur le même projet. On peut s'atteler à autre chose puis revenir sur ce qu'on faisait précédemment. On a plus de liberté. Ca rend content d'avoir de la liberté. Quand on peut laisser un travail en plan avant de le reprendre, on a l'occasion d'y réfléchir avant de s'y remettre. Ca donne de meilleurs résultats. On peut aussi y travailler sans cesse jusqu'à ce que ce soit fini. Tout ça a été possible grâce à Guillaume qui m'a tout le temps aidé et conseillé.

(Photos à venir)

M. fréquente l'atelier depuis bientôt trois ans.
Il ne dessine pratiquement pas et joue la plupart du temps.
C'est quelque chose que j'accepte même s'il m'arrive, parfois, d'être rattrapée par les vieux schémas qui intiment l'ordre systématique, plus ou moins tacite, plus ou moins conscient de rentabiliser.
Rentabiliser le temps, l'argent dépensé, le déplacement, le fait de s'être levé...
La plupart des activités dites "pour enfants" ont cette idée derrière la tête : il faut que ce soit rentable, productif, que les parents en aient pour leur fric, qu'ils puissent s'enorgueillir.
Attente d'une production rendue, de fait, obligatoire, d'un résultat et pas n'importe lequel. Un résultat positif, valorisant pour l'enfant mais surtout pour les parents.
On n'est pas là pour prendre ou passer le temps, pour rêver, pour couver une création, pour être disponible à l'inspiration qui passe et qui ne vient pas sur commande, savourer une certaine immobilité, être simplement là, se sentir libre de se poser ou bon nous semble, de venir, de ne pas venir, de s'asseoir, de rester debout, de parler, de demeurer silencieux, d'être relié aux autres sans avoir à gesticuler pour le montrer, les écouter, les regarder et se laisser prendre, parfois, dans leur sillage. Non. On est là pour bosser, qui sa pièce de théâtre, qui sa compétition, son morceau de musique... Mais l'amour, la joie, la créativité ne peuvent pas fleurir sous la contrainte. On est pressé dans tous les sens du terme. Il y a des règles, des contraintes, des (op)pressions, des attentes, trop d'attentes.
L'atelier T.R.A.C.E.S , c'est autre chose.
C'est la vie.
Il n'y a pas d'attente.
Pas d'humiliations, pas de comparaisons, pas de compétitions, pas d'ordres, pas de dénigrement, pas de rétorsions.
On se sent libre.
Libre de créer ou pas, de venir ou pas, de parler ou pas, de participer ou pas, de se joindre aux autres ou pas.
On vient par plaisir, sans contrainte.
On vient parce qu'on s'y sent bien, parce que c'est vivant, chaleureux, respectueux, accueillant, joyeux, amical, parce qu'on sait qu'on y trouvera de l'aide, un espace, de l'écoute, de l'échange, du temps, de l'attention.
On vient parce qu'on y est aimé, parce qu'on se sent accepté tel que l'on est, parce qu'on ne cherche pas à nous changer, qu'on est pas pris en otage par des spécialistes qui savent mieux que nous, parce que le savoir circule, que les idées jaillissent, parce que c'est un champ de possibles, un terreau fertile.
Parce que les graines prometteuses que nous portons en nous sont arrosées et protégées et peu importe d'ailleurs qu'elles mettent des mois, des années à germer ou qu'elles restent à jamais en sommeil.
Parce qu'on s'appartient, qu'on part à sa rencontre et à celle des autres, à son rythme, à sa manière, selon ses moyens, parce qu'on peut régresser, se mettre à la cape, rentrer dans sa coquille pour mieux en ressortir, parce qu'on apprivoise ses fêlures intimes, parce que personne ne nous fait la leçon, parce qu'on peut expérimenter, tâtonner, explorer, découvrir, parce qu'on peut se servir de tous ses sens, parce qu'on s'émerveille de ce qui sort de nous, parce qu'on n'y pratique pas la ségrégation, la discrimination par l'âge. Petits, jeunes, moins jeunes, plus âgés. Tous mélangés, tous ensemble et tous émus les uns par les autres. Croisées des chemins, carrefours de tendresse.
Tout cela est si subtile.
Confiance. Celle que l'on donne, celle que l'on reçoit.
Absence de jugements, d'évaluation, de critiques.
J'ai appris à lâcher-prise, à me réjouir autant de voir Malo jouer que de le voir créer quand l'élan arrive. En lui faisant confiance, j'ai pris confiance en moi.
Il se passe tant de choses dans cet atelier.
Sur tous les plans.
C'est un lieu où tout semble possible et quand tout est possible, on cesse de traverser l'existence comme des morts-vivants.

Ici le témoignage d'un papa que nous voyons toutes les semaines : clic

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26 janvier 2009

DOODLES

La créativité fait (donc) partie de notre nature humaine, mais il arrive que nous la réprimions. La plupart des enfants, à moins d'être fortement opprimés, sont très créatifs tout simplement, naturellement. Ils explorent leur univers, inventent des histoires, s'absorbent dans le dessin par pur plaisir, dansent en chantent sans inhibition. Puis, sournoisement, en grandissant, que ce soit dans leur famille, à l'école ou avec leurs pairs, leur rivière se fait polluer : on les compare, on les critiques, on les ridiculisent parfois, ou encore on les ignore, ne donnant aucune valeur à leur expression. On leur dit que ce qui sort tout naturellement d'eux n'est pas assez, devrait être différent ; et c'est avec des phrases comme "regarde la voisine, elle...," "tu ne feras jamais rien de bon," ou "tu es stupide" que la rivière est polluée. Ce processus de contamination continue à travers tout le système social et nous prenons malheureusement le relais de ces "voix critiques," empoisonnant nous-mêmes notre vitalité en nous comparant, nous rabaissant, en exigeant la perfection ou en nous convainquant à l'avance de l'inutilité de poursuivre nos rêves.

Mais notre créativité est toujours là, grondant par en-dessous, prête à rejaillir dès qu'elle en aura la chance. Si on arrête de lui ériger des barrières, si on entreprend le processus de dépollution et si on la protège des contaminants, alors notre vitalité nous éblouira.  

Anne-Marie Jobin, Le journal créatif, Éditions du Roseau, p.38 

Depuis deux ans que je fréquente l'atelier d'arts plastiques, je me suis lancée, au départ malgré moi, dans une opération de dépollution. C'est aussi à certaines d'entre vous que je le dois. Comme je ne sais pas si je peux vous citer, je remercie celle qui m'a donné l'adresser de l'atelier, celle qui m'a fait découvrir le livre de Julia Camerone, celles qui m'encouragent, celle qui a souvent parlé du livre d'Anne-Marie Jobin dont j'ai tiré l'extrait ci-dessus.

Créer, oser laisser une toute petite trace, découvrir ce qui peut bien sortir de soi, c'est changer son regard sur qui on est, c'est agrandir son champ de possibles, c'est se connecter à sa nature profonde, à ceux qui nous entourent, c'est prendre confiance, envisager les hauts et les bas comme des cycles nécessaires et acceptables, c'est arrêter de refuser de prendre des risques. Le regard des autres m'entraîne sur une voie inattendue : un projet encore en gestation.

15 janvier 2009

SOUS L'OREILLER

M. a perdu une énième dent...

15 janvier 2009

AUJOURD'HUI J'AI AIMÉ

- saluer quelqu'un que j'aime beaucoup
- utiliser l'énergie d'une grosse colère pour agir
- me dire que la prochaine fois, je m'occuperai de ma colère avant qu'elle n'explose
- ne pas honorer un rendez-vous pour, à la place, faire un tour à la bibliothèque
- manger du panettone
- constater que je prends du temps, chaque matin pour chercher, en silence (je sais, je ne dis pas quoi mais je suis sûre que vous saurez lire entre les lignes)
- relire le mail d'une amie
- penser que je me suis débarrassée de 2 objets (c'est le premier pas qui compte)
- avoir dégagé la table pour pouvoir coudre ce soir ou demain
- penser à ces fêtes qui ont été tellement plus douces que je n'osais l'espérer

5 janvier 2009

ART TATOO

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5 octobre 2008

LA CONVENTION DES DROITS DE L'ENFANT... MAIS QUELS DROITS ?!?

J'ai un rêve, comme dirait l'autre...

Je souhaite que tous les enfants, d'ici et d'ailleurs ne vivent plus dans le mensonge, qu'ils sachent qu'à aucun moment, l'école n'est obligatoire. Et puis, plus largement, je souhaite qu'aucun enfant, d'ici ou d'ailleurs, n'aille à l'école parce qu'on l'y oblige.

Cette histoire d'école obligatoire est un mensonge parmi de nombreux autre et l'obligation est une insulte à la dignité...

Par curiosité, je lis La convention internationale des droits de l'enfant (texte adapté la version intégrale ici .
À aucun moment, on y parle de vérité, de liberté, de respect.
Il me semble que le minimum qu'on doive aux enfants, c'est de leur dire la vérité et pas de mentir par omission ou de mentir tout court ! Je rappelle quand même l'article 17 : Tu as droit l'information
Ah, ça fiche un coup au coeur ça non ?
Je ne vois pas comment on peut aimer les enfants et les maintenir dans l'ignorance de ce "détail" (comme ça m'a été dit tantôt ce qui me rappelle furieusement un autre "détail de l'Histoire." 
Article 4 : Tu as droit à l'exercice de tes droits.
Ok, donc, je lis tous les droits et rien sur la vérité, la liberté, le respect. Les enfants, je suis désolée, mais on dirait bien que ça, ça ne fait pas partie de vos droits...
Un peu plus bas, article 28 (version intégrale) : Ils rendent l'enseignement primaire et obligatoire pour tous
On touche du doigt la grosse ambiguïté. Quelle que soit la version, on laisse entendre que l'école est obligatoire alors que c'est seulement l'instruction. On frise la manipulation là non ?
Je ne vais pas commenter les articles un à un mais ça vaut son pesant de... ce que vous voulez.

27 septembre 2008

MINI RÉSIDENCE

La photo

est ratée, certes, mais le concert de l'Ensemble orchestral de Paris était formidable.


Au programme

Mozart, Concerto pour violon n°3 en sol majeur
Johann Strauss, Pizzicato Polka
avec Deborah Nemtanu, violon solo super soliste


suivi d'airs de jazz, chansons françaises et musiques de films interprétés par l'Orchestre vocal Accentus .
J'ai deux amours
Sous le ciel de Paris
Démons et Merveilles
Moulin Rouge
Mon Amant de Saint-Jean
Stanislas
Chansons des jumelles
Le jazz et la Java
Tea for two
Mr Sandman
The Bare Necessities

Pour mémoire :
Ensemble orchestral de Paris et le jeune public (assister aux répetitions...)
 
Seul l'aîné s'est félicité d'être venu. Il a beaucoup apprécié.
De son côté, son frère avait décliné l'invitation car il préfère ce qu'il appelle la vraie musique : Le rock, hard, si possible. 
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