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mamansursaplanete
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2009
11 novembre 2009

SALADE

Dans la salade, il y a de l'eau, des vitamines et... des escargots !
Enfin, un escargot (baptisé Gary)

Un tout p'tit qui a occupé les enfants pendant des heures. 
J'ai même vu le plus jeune lancer des regards énamourés sur son protégé qui s'évertuait à sortir du saladier, au risque de se faire écraser...
À la nuit tombée, il a rejoint le petit jardin du rez-de chaussée.

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10 novembre 2009

LE COURAGE - FUIR C'EST CRÉER

(...) "C'est très mal vu la fuite.

Un homme viril est courageux, ça ne fuit pas, ça combat.
Oui, seulement ce courage, ce n'est que de la soumission à un conformisme qui est celui de la société dans laquelle on se trouve et qui va lui bénéficier à elle, pas toi.Toi dans les meilleures conditions ça te permettra d'avoir ton nom sur un monument aux morts mais la société, elle, va pouvoir bénéficier de ton action courageuse.
Pour être courageux d'ailleurs il faut être motivé et finalement c'est la force de la motivation qui va... si ça t'intéresse pas tu ne vas pas être courageux à réaliser ce que... hein ? Mais si on t'apprend que vraiment tu seras...
Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ; 
Et comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !*
Avec ça mon vieux t'es tranquille, tu vas au casse-pipe"

Henri Laborit
Source : Le mystère d'être - seconde #1885

À lire :
L'éloge de la fuite Henri Laborit
*Victor Hugo - Hymne

Le discours vertueux à propos du courage m'a toujours donné envie de... fuir sans que je m'en explique la raison...

10 novembre 2009

LE BIO N'EST PAS TOUJOURS ÉCOLO

Entretien avec Coline Serreau

Ce matin, nous avons eu la bonne surprise d'apprendre que, deux fois par semaine, il y aurait sur le marché qui se trouve à deux pas de la maison, des fruits et légumes bio. Evidemment, nous sommes très contents car nous n'avons pas de coop vraiment proche de chez nous. Celle qui se trouve dans notre quartier est à deux stations de métro. Ce n'est pas très loin mais il me faut une heure ou plus aller-retour et parfois, mon temps est occupé à autre chose (j'y vais à pieds. C'est une énième occasion de marcher, une économie d'énergie et de coût de transport. Non, je ne suis pas l'ayatollah écolo du coin mais quand j'ai le choix, j'essaye d'être cohérente d'un bout à l'autre d'une action et croyez-moi, en dépit d'un engagement durable, c'est loin d'être si fréquent. C'est peut-être dérisoire, mais c'est ma part de colibri*). On pourrait se dire que tout est parfait dans le meilleur des mondes. On pourrait presque mais on ne peut pas. C'est bio mais, ce n'est pas local donc, pas si écolo que ça. On y trouve des légumes qui ne sont pas de saison en provenance d'Italie. Des courgettes, des tomates, des concombres... Non, décidément, quand je dis qu'il est difficile d'être cohérent sur toute la ligne, c'est presque enfoncer une porte ouverte même s'il nous reste la possibilité de bouder les intrus. Malgré tout, c'est une bonne nouvelle. Tout n'est pas parfait, mais rien ne l'est, tout n'est pas réglé mais c'est un pas dans la bonne direction. Pourvu que ça dure.

Fruits et légumes de saison

*Dans La part du colibri, l'espèce humaine face à son devenir, Pierre Rabhi rappelle l'enseignement de la légende amérindienne du colibri, appelé parfois l'"oiseau mouche", ami des fleurs...
"Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu.
Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : "Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces quelques gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?" "Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part."
"Telle est notre responsabilité à l'égard du monde", conclut Pierre Rabhi, "car ne nous sommes pas totalement impuissants si nous le décidons."

Source

8 novembre 2009

CONCRÉTISER UNE ENVIE

Vous vous souvenez de ce billet ?
L'atelier d'arts plastiques ne donne pas uniquement naissance à des dessins ou du modelage.
L'art et la manière du travail de recyclage tient une grande place...
Voici la trotinette en question.

 

Celle-ci est un prototype construit à base de matériaux de récupération (ça a beaucoup plu aux personnes chargées du dernier contrôle au niveau primaire l'année dernière).
Tous les défauts de conception ont été repérés et peu à peu l'envie d'y remédier se fait jour.
Il est question de renouveler l'expérience.
À suivre...
26 octobre 2009

DARSHAN


Les numéros pour le darshan s'égrainent lentement.

Ca n'a plus la moindre importance.

Je ne sais pas ce que je vais faire, combien de temps je vais rester, par quels moyens je vais rentrer ni même si je rentre.

Je passerai peut-être la nuit ici. Celui que j'ai rencontré bier soir me racontait que l'an passé, la nuit s'est achvée à 14h le lendemain. Les yeux me piquent. Il y a une file d'attente qui traverse de part en part le hall du refectoire.

Aucun visage familier.

Je pense aux membres de ma famille qui peut-être découvriront bientôt Amma, aux amis avec qui j'aimerais être, à ceux à qui je voudrais téléphoner, ceux avec lesquels j'aimerais renouer.

Je laisse ça en plan faute de savoir quoi faire.

J'imagine ce que tout ça serait en Inde.

J'entends encore R. me dire combien il est impossible de s'isoler.

Ca aussi, je le laisse en plan.

Je pense à ce que ressentiront les enfants l'année prochaine.

Je viens d'apercevoir quelqu'un que je connais qui est en plein seva.

Ce qui est franchement extraordinaire, c'est qu'au même instant, tout se mélange.

Au même instant dans un même lieu.

Pendant que l'un reçoit le darshan, d'autres achètent, vont aux toilettes, se restaurent, discutent, méditent, téléphonent, servent, s'étreignent, chantent, lisent, jouent, se renseignent, courent, s'assoient, se lèvent, déambulent, observent ou au contraire entrent en eux-mêmes, s'inclinent, joignent les mains, pleurent, rient, circulent dans les rangs tenant en l'air un panneau d'annonce "recherche aide pour le service, la vaisselle, la sécurité, la cuisine, le nettoyage des toilettes," interrogent du regard, sourient, rassurent, dirigent, aiguillent, mettent de l'huile dans les rouages.

Le tour fonctionne parfaitement dans un mouvement absolument vivant.

Tous les contours sont flous, les repères se perdent et si le hasard joue ici mieux et plus qu'en n'importe quel moment, le reste est savamment orchestré.

Pas de place pour les fausses notes.

C'est bien simple, sous les vibrations intenses, les fausses notes se dissolvent.

Pendant ce temps, suspendu, on continue à s'affairer, à se saluer civilement ou avec dévotion.

Fatiguée, j'ai erré après une longue station assise passée à regarder les gens recevoir le darshan et Amma dans sa tenue de divinité. 

Beaucoup de monde partout.

Mes tentatives patientes d'approcher le stand des bijoux perd tout son intérêt.

Je n'aurais pas dû revenir.

Finalement, je ne suis plus "dans le truc."

Je me dirige vers les caisses pour payer les livres sur Ganesh et Krishna pour les enfants.

A cet instant précis, je me retourne pour demander l'heure.

Il est encore temps d'attraper le dernier RER.

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20 octobre 2009

LES "P'TITES VACANCES À CALAIS"

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16 octobre 2009

MANDALA - EN COURS -

 

 
L'atelier d'arts plastiques a repris. 
Même si nous sommes toujours accueillis avec beaucoup de chaleur, les tensions internes flottent dans l'air.
C'est très néfaste pour tout le monde et plus encore pour les éponges...
10 octobre 2009

UNE "SACRÉE" JOURNÉE

En attendant le moment où je rassemblerai les souvenirs de cette incroyable journée, je peux au moins vous dire qu'une fête sri lankaise, c'est quelque chose !

Du sourire, de la grâce, de la musique à vous décoller les tympans et à vous faire vibrer de la tête aux pieds, des couleurs, de la grâce, de l'abondance, du jasmin, des couleurs, du rythme, de la beauté, des senteurs, des saveurs, du coeur, des sourires, de la chaleur, des divinités, des cadeaux, de la nourriture comme s'il en pleuvait.

Un véritable hymne à la Vie !

9 octobre 2009

CINOCHE

http://archive.filmdeculte.com/photo/film/depuisquotarestparti/image.jpg
 
Je ne vais plus au cinéma depuis une bonne dizaine d'années.
Au début, c'était parce que je ne pouvais pas y aller avec mon puis mes enfants, puis ça été à cause du prix des places.
Pour finir, après une longue période de sevrage, je n'aime plus du tout aller au cinéma et voir un film, même excellent, n'est plus aussi important qu'avant. Ca ne m'empêche pas d'apprécier quand j'en ai l'occasion mais  comment dire ça, une distance s'est installée qui fait que si j'en vois un, c'est bien et si je n'en vois pas, c'est bien aussi.
Bref, j'ai donc eu l'occasion de voir ce merveilleux film de Julie Bertucelli dans la salle quasi vide et silencieuse (quel luxe) d'un centre culturel pour la modique somme de : gratis !
Bien sûr, je pourrais raconter ci ou ça à propos du scénario, du jeu des acteurs et autre mais je n'en ferai rien parce que je trouve ça totalement inutile. 
Quand je vais voir un film, j'ai horreur qu'on me le raconte, qu'on me fasse part de ses impressions et plus encore qu'on tente de me donner envie. 
J'aime me laisser tenter, flairer, ouvrir une porte sur l'inconnu, ne rien attendre un peu comme lorsque j'attendais un enfant. 
Je ne rêvais pas, je n'imaginais pas, je ressentais, vivais, découvrais et c'était comme ça que c'était palpitant.
 
Autant vous dire que tous mes poils se sont hérissés quand une jeune femme représentante du Cinéma citoyen est venue nous paraphraser platement le film.
Moi qui aime quitter la salle en silence, dans une nébuleuse parfumée d'une histoire qui n'est pas la mienne, j'étais ravie...  
 
http://www.arpnet.it/aiaceto/immagini/otar.jpg  Source
 
http://www.racc.be/upload/images/depuisquotarest...1.jpg
 
 
Si vous ne connaissez pas Esther Gorintin, vous pouvez toujours jeter un oeil ici et vous laissez charmer. De mon côté, j'ai envie de voir tous les films dans lesquels elle a joué... tous !
9 octobre 2009

INVITATION - URGENT

Le hasard faisait toujours parfaitement les choses, je me lance.

Nous avons reçu, de la part de nos voisins sri lankais, une Puberty ceremony invitation à laquelle nous sommes très heureux de participer.
Le hic, c'est que je ne sais pas quoi offrir à la jeune fille pour l'occasion et que la cérémonie a lieu... demain matin !!!
Si vous avez des suggestions, surtout n'hésitez pas.

Par avance, merci pour votre aide.

 Edit de 9h30

Finalement, je suis allée chez eux et le père m'a un peu expliqué comment ça allait se passer. La maman m'a dit que les femmes porteraient des saris, que ça allait être très joli. Finalement, peu importe ce qu'on offre, ce qui compte c'est l'intention, le coeur. Dans leur salon, ils m'ont montré une grande quantité de sacs bien alignés. Les invités repartiront avec des cadeaux eux aussi. Ca va se passer beaucoup plus simplement que ce que j'ai lu ici.
Ils sont tellement chaleureux que je suis rentrée chez moi avec une joie immense à l'intérieur. L'idée de participer à cette fête me transporte. Je ne sais pas pourquoi et je n'ai même pas envie de le savoir. Du coup, nous nous octroyons une journée off car les garçons ont décidé de fabriquer quelque chose à offrir à la jeune fille. J'ai proposé que nous allions dans le quartier indien faire des emplettes et profiter de l'occasion pour manger des rolls...
 
Pour ceux que ça intéresse, Astia (que je remercie encore)
m'a suggéré des idées de cadeaux ici .
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