ANNIVERSAIRE
Deux ans...
G?teau, bougies, cadeaux, bisous, c?lins, photos, films, excitation, joie, ?motion et...
sieste.
M?me ? deux ans, on se fatigue.

Deux ans...
G?teau, bougies, cadeaux, bisous, c?lins, photos, films, excitation, joie, ?motion et...
sieste.
M?me ? deux ans, on se fatigue.

L'ann?e s'ach?ve, qu'avez-vous ? me dire ?
Je souhaite que le cours de nos vies demeure paisible ou le devienne ici et ? l'autre bout du monde.
Mercredi soir 18h -> 39?C parac?tamol
Jeudi matin 01h -> 39,5?C parac?tamol
des joues ?-car-la-tes, de petits yeux brillants et une mine ? faire peur.
Il (nous) a (avons) pass? une nuit affreuse et le lendemain matin, il se portait comme un charme (pas nous).
Apr?s avoir ?t? char-mant (et c'est suffisamment rare pour le
souligner) toute la journ?e, il a pass? (et nous avec) une nuit
?pouvantable.
Aujourd'hui, il a hurl? pour que nous ne tardions pas ? le coucher pour
sa sieste. Monsieur se remet de sa nuit lui aussi (pr?textant de le
rassurer et lui tenir chaud ce qui n'est pas faux non plus).
Est-ce que Monsieur "fait ses dents" lui aussi ?!?
Monsieur m'a dit :
- maintenant que le disque dur est r?par? et que j'ai install? les
derni?res versions des logiciels, je pourrai passer sur ma page
d'utilisateur sans ?tre oblig? de fermer la tienne.
Formidable lui ai-je r?pondu et c'est formidable ou plut?t ?a le sera
quand il pensera ? faire, d?s le d?part la petite manipulation qui me
permettra ?galement d'?teindre l'ordinateur toute seule (comme c'est
son ordinateur professionnel, je n'ai pas acc?s ? toutes les
fonctions).
Ca fait deux fois que, presque parvenue au terme d'une r?ponse faite
par mail ? un correspondant (JF) je m'interromps pour que Monsieur
puisse effectuer la manipulation en question et qu'il ferme ma page en
cours en perdant tout ce que je venais d'?crire.
Alors, je le dis ce soir : groumpf !!!
Pas un cri, pas un pleur, pas une crise, pas... non, rien !
Journ?e (extra)ordinaire...

Ca vient parfois dans la conversation, par petites touches parce que
c'est difficile et qu'il est rare que nous parvenions ? en parler sans
pleurer mais parce que je pr?f?re qu'on pleure ensemble un peu avant,
histoire d'?tre moins seuls.
Je vais le laisser tra?ner dans un coin.
Il ne sait pas encore lire et moi, j'ai des larmes ? verser qui attendent, depuis huit ans.
... et aussi pour la blogueuse ? laquelle je pense :
Mourir pour vivre
Vivre, c'est souvent se quitter ;
mourir, c'est se rejoindre.
Ce n'est pas un paradoxe de l'affirmer :
pour ceux qui sont all?s au fond de l'amour,
a mort est une cons?cration et non une chute.
L'amour est alors plus intime, plus d?pouill? et plus grave.
Le c?ur s'approfondit ? chercher dans le myst?re
ceux qui s'y sont enfuis.
Au fond, personne ne meurt, puisqu'on ne sort pas de Dieu.
Celui qui a paru s'arr?ter brusquement continue sa route.
?crivain de la vie, il a seulement tourn? la page.
De lui, on perd ce qu'on poss?dait ? terme ;
mais on ne poss?de ?ternellement que ce qu'on a perdu.
P?re Sertillanges
Ca me parle ces milliers de morts.
Des millions de personnes touch?es en moment m?me ou dans les semaines ? venir sont dans l'affliction.
Ca me touche parce que mon voisin est sri lankais, parce qu'un autre
est r?unionais, parce que mon amie est en partance pour l'Inde, parce
que son amie vit en Indon?sie et parce que les hommes qui vivent dans
l'autre h?misph?re sont faits de la m?me chair et du m?me sang que moi.
Ca me touche oui, comme les mis?res pass?es, pr?sentes ou annonc?es, la leur, la mienne, la notre.
Parce que nous faisons partie d'un tout et que dire que ?a ne nous
parle pas ce serait comme si nous disions que nous ne sentions
concern?s que de mani?re lointaine par notre pied gangr?n?.
Les c?urs du nanti et du d?sh?rit? connaissent la m?me peur, la m?me
col?re, la m?me impuissance, la m?me stupeur, le m?me chagrin... alors oui, ?a parle ? l'?tre humain que je suis.
Est-ce que dire que ?a nous ne parle pas ne rendrait pas caduque tous les
mots d'amour, de soutien, d'aide qui circulent entre blogueurs ? Les sentiments humains sont-ils pas universels ?
Je ne
parviens pas trop ? comprendre ce que la distance peut modifier dans notre
perception du malheur des uns ou des autres.
J'ai lu ce matin dans ma libraire pr?f?r?e un petit texte qui disait en
substance que si on ?tait seul ? r?ver ?a ne changeait pas grand chose
mais que si nous faisions tous le m?me r?ve, il pouvait devenir
r?alit?. Mon r?ve serait qu'il n'y ait plus d'indiff?rence.
Cantique revisit? :
Entre le b?uf et l'?ne gris
Dort, dort, dort le petit fils
Mille anges divins
Mille s?raphins
Volent alentour
De ce grand dieu d'amour...
Par Malo :
Entre le b?uf et l'?ne gris
Dort, dort, dort le petit fils
M?lange divien
Mes deux s?raphins,
Volent alentour
De ce grand dieu d'amour...
Voil?, les anges et les s?raphins n'ont qu'? bien se tenir !
D?s qu'on m'appr?cie, que je m'en rends compte et qu'enfin je l'admets que ?a puisse ?tre une r?alit?,
je fais tout pour me rendre d?sagr?able et si ?a ne suffit pas, la
premi?re chose qui me vient ? l'esprit c'est : dispara?tre.