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mamansursaplanete

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13 février 2009

DIALOGUE

Moi : Bonjour ma colère ! Comme tu vas aujourd'hui ?

Ma Colère : Je vais bien.

M : Est-ce que tu as envie de sortir ?

MC :  Non, pas du tout !

M : Pourquoi ?

MC : Tu t'es bien occupée de moi, tu ne m'as pas rejetée, tu m'as acceptée, écoutée, tu as parlé, agi. Je n'ai aucune raison de sortir.

M : Ca me fait plaisir ce que tu me dis. Avant, tu me faisais peur, je ne savais pas quoi faire de toi mais je commence à apprendre à prendre soin de toi.

MC : Tu apprends vite. Je ne suis pas ton ennemie.

M : Oui, je le découvre depuis peu. On m'avait interdit de te laisser sortir en me faisant croire que je ne serais pas digne d'être aimée si je m'occupais de toi et ça me faisait très peur.

MC : Ca devait être dur à vivre.

M : Oui, parce que je croyais que j'étais anormale.

MC : Je suis très utile pourtant.

M : Je m'en rends compte à présent mais il m'a fallait des années pour le découvrir et l'accepter.

MC : Je te détruisais à force de rester enfermée.

M : Je le ressentais seulement ça aurait dérangé beaucoup de monde que je m'occupe de toi alors j'ai occupé ma bouche avec de la nourriture et des cigarettes pour te barrer le passage.

MC : Ca a ruiné ta santé.

M : Oui, j'en paye le prix maintenant mais au moins, je ne fume plus, je ne souffre plus de boulimie et je te prends en charge dès que je t'entends arriver.

MC : Comme tu te sens depuis que tu m'accueilles ?

M : Bien, très bien, de mieux en mieux même si j'ai encore du mal à dire les choses calmement. Grâce à toi, je reprends ma place, je m'autorise à vivre, de mieux en mieux, c'est comme une renaissance. Tu m'as rendu un grand service.

MC : Je te l'ai dit, je ne suis pas ton ennemie mais ta sentinelle. Je donne l'alerte quant tu ne t'occupes pas de toi, quand tu laisses pourrir certaines situations au lieu d'agir, quand tu fais fausses route.

M : J'ai de la chance de t'avoir ! Tu m'obliges à apprendre, à agir, à ouvrir les yeux, à faire tomber les illusions les unes après les autres.

MC : Comment veux-tu vivre si tu dors tout le temps ? Pour vivre pleinement, il faut que tu soies en éveil, que tu veilles à ne te charger que de l'essentiel. Je t'aide à faire le tri !

(...)

MC : On arrête là pour aujourd'hui ?

M : Oui. On a encore beaucoup de choses à se dire mais le plus gros est fait. Continue à veiller sur moi.

MC : Toi aussi et n'oublie pas de m'écouter !

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12 février 2009

CONCERT GRATUIT À LA GRANDE GALERIE DE L'ÉVOLUTION

Baleines et contrebasse
Les 18, 19 et 20 février 2009

C'est l'histoire d'une rencontre : celle du chant mystérieux des baleines avec celui de la contrebasse. Jouant seul sur scène avec sa contrebasse centenaire et son archet, le musicien Bernard Abeille accompagne le voyage des baleines sur la planète bleue. Tour à tour grave et vibrant montant parfois vers des harmoniques aigus, ce chant ressemble étrangement à celui des baleines. Le musicien raconte la vie des baleines et comment la contrebasse est allée à la rencontre du plus gros mammifère du monde vivant. Il trace une ligne entre la musique et l'avenir de la planète bleue que les enfants sont invités à suivre à travers des jeux musicaux. Vient ensuite le film mis en musique en direct. Sans un mot, on est transporté dans un univers mystérieux ou un homme seul et une contrebasse vont aller à la rencontre des baleines.
Avec les images sous-marines de Christian Pétron (Le Grand Bleu).

Informations pratiques :
Auditorium de la Grande Galerie de l'Évolution.
À partir de 8 ans.
À 14h30 et 16h15, 50 minutes.
Gratuit.
Accessible aux enfants en situation handicap moteur.
Inscriptions sur place ou par téléphone le jour même :01 40 79 54 79/56 01

Source
(Et toujours la maman qui m'envoit des mails pour me faire partager les activités gratuites que ses enfants et elle ont appréciées.
Un grand merci !)
12 février 2009

ATELIER DE JARDINAGE

La marmite à soupe - atelier de jardinage

Maison du Jardinage - 41 rue Paul Belmondo - Parc de Bercy - 12e -
du 17 février 2009 au 26 février 2009

Pour jardiner ses graines, mijoter ses légumes et ...manger sa soupe !
Cet atelier a lieu, au choix, le mardi 17, jeudi 19, mardi 24 et jeudi 26 février de 14h30 à 15h30.
Tarif : gratuit
Public concerné : Tout public
Conditions d'inscription : Sur inscription au 01 53 46 19 19 du lundi au vendredi.
 
Pour les enfants de 4 à 11 ans, sur inscription.

(source)

Nous avons un peu triché sur les âges lors de l'inscription pour que les garçons puissent être dans le même groupe. Il semble que, au regard de l'âge, encore et toujours, l'usage soit que les parents laissent les enfants. Le hic, c'est qu'il est important pour nous, de pouvoir faire l'atelier ensemble afin d'exploiter tout ça à la maison, reformuler, approfondir et répondre aux questions etc. J'ai dû expliquer que nous pratiquions l'instruction en famille et la personne, très compréhensive, m'a proposé de voir ça sur place avec les animateurs. Nous verrons bien que ça va donner.
10 février 2009

LES ATELIERS DU CLUB NATURE DU PARC FLORAL

Parce que le pouvoir d'achat n'est pas florissant, nous avons dû mettre la pédale douce sur notre participation aux sorties et ateliers proposés pa le groupe des non-sco.
Les ateliers sont chers, les transports aussi.
Goulven paye demi-tarif, Malo et moi plein pot.
Comme il n'est pas question de circuler en vélo ou en rollers pour le moment, il faut donc que le déplacement vaille le coup (en gros, que, d'une manière ou d'une autre, nous y trouvions tous notre compte) car à chaque fois, c'est la moitié d'un carnet de tickets de métro qui s'envole.
Nous exploitons au maximum les ressources de notre quartier afin de limiter les frais mais aussi la fatigue et le temps passé en déplacements.
Nous avons également découvert qu'il existent quantité d'activités gratuites au moins aussi intéressantes que d'autres plus coûteuses. Dans ces cas-là, les frais de déplacement sont largement amortis.
Une maman non-sco, qui surveille son budget elle aussi, nous a suggéré les Ateliers du Club Nature du Parc Floral (le programme 2008-2009 inscriptions au 01 71 28 50 56)
J'ai un petit peu triché sur l'âge de Goulven au moment de l'inscription, c'est passé comme une lettre à la poste.
L'animateur est adorable, les participants (peu nombreux) aussi.
Voilà notre cercle de relations qui s'agrandit à nouveau.
L'autre avantage, c'est que nous y participons tous les trois.
Encore un lieu où l'on ne pratique pas "l''agisme." Jeunes et moins jeunes découvrent, partagent, échangent, jouent et apprennent ensemble.

Nous avons découvert les conifères puis, quinze jours plus tard, les feuillus (reconnaître les feuillus par leurs bourgeons)

(photos à venir)

Sites intéressants :
botanique.org
arbonet.ekko
Un dossier sur les conifères sur le site de Futura-Environnement (grâce à ce billet, j'ai jeté un œil sur ce site dont je reçois la lettre de diffusion et découvre que c'est une mine d'infos)

6 février 2009

LES AIGLES NE PRENNENT PAS LES ESCALIERS

JE VEUX QUE MON ENFANT SOIT LIBRE
 
Tous voudraient que nos enfants soient de bons domestiques ou des animaux bien dressés ; l'école qu'on leur inflige est une des seules au monde où l'on veut toujours... que les enfants se taisent !
On se plaint des enfants qui font preuve d'originalité ou de personnalité. Ils rendraient la vie des groupes impossibles ; ils devraient changer mais, par contre, les institutions qui reçoivent les enfants, elles, sont exemptées du besoin de changer : au contraire, il conviendrait de les soutenir, de les refonder, de les faire tenir, fût-ce au prix d'un maximum de répression.
Les enfants n'ont pas le choix quant à la façon dont ils doivent apprendre ; ils doivent commencer par le "b"" puis le "b-a" et peut-être un jour le "ba." Ils doivent se contenter d'un savoir coupé en tranches et recevoir chacune d'elles dans un ordre et un rythme immuables que l'on ne changera pas.
S'ils posent trop de questions, l'on dira que c'est pour eux et on les renverra à ce que l'on prétend être leur travail. Et c'est quoi leur travail ? Produire des œuvres, des projets socialement et collectivement utiles, réaliser des performances ? Non, le travail qu'on leur donne (qu'on leur concède, devrait-on dire), est de répéter, de copier, recopier, encore et encore et accomplir des exercices les éloignant encore et encore de la tâche qu'ils sont censés préparer.
Quand les enfants veulent de la liberté ou de l'autonomie, on leur dit toujours qu'ils ne sont pas prêts à cela ; qu'ils doivent d'abord faire leur preuves, étudier par petits bouts, se faire évaluer.
Et on s'étonne qu'ils décrochent ? Le surprenant c'est plutôt qu'il y en ait encore qui accrochent ! Mais ceux-là doivent avoir des compensations du côté de leur famille.
Freinet a fait de la formule d'Hugo un véritable projet éducatif : "Les aigles ne prennent pas l'escalier."
Prenez les enfants au sérieux, donnez-leur du vrai travail, un travail de découverte et d'expression en lien avec leur vie, leur époque, leur environnement; Associez-les, donnez-leur des libertés et des responsabilités et vous verrez que c'est en les exerçants et en les pratiquant que l'on apprend vraiment.
Kant avait déjà dénoncé en son temps cette hypocrisie qui consiste à séparer l'étude de l'exercice. Il s'agit en fait d'une morale misérable du type : "Apprends déjà à écrire une phrase correctement plutôt que de prétendre écrire un poème."
Or c'est tout le contraire qui se passe dans la vie : l'on apprend à lire en lisant vraiment - et pas en disant "b-a- ba" - et l'on apprend à écrire en écrivant des choses de valeur parce qu'authentiques.
Les aigles ne prennent pas l'escalier. Pour qui prend-on nos enfants ? Ils en ont eu leur compte d'exercices et de consignes idiotes ; il est un peu temps de leur faire confiance.

Laurent Ott , Être parent c'est pas un métier ! Éditions Fabert, 2008, p.61

Suggestion de lecture pour ceux qui, ponctuellement ou chroniquement, auraient le moral en berne...
J'ai hâte de rencontrer l'auteur à la prochaine réunion du chantier de réflexion sur la pédagogie sociale auquel je suis conviée (par Sophie et Guillaume fondateurs de l'Atelier TRACES* ) à titre de parent d'enfants instruits en famille. Je ne sais pas encore ce que je vais pouvoir éventuellement apporter mais une chose est sûre, c'est que je découvre et apprends beaucoup !
Un lien très intéressant : Association Intermèdes
* Atelier que les enfants et moi fréquentons assidûment depuis bientôt trois ans.
 
Edit du 20/02:09
 
En allant plus loin dans le livre (p.77), je lis :
 
Devrions-nous nous substituer à ces institutions : déscolariser, faire du home-schooling ? Ce serait une grosse erreur selon moi : confusion des rôles et des places. Rien de bon ne me paraît pouvoir en sortir. 
 
Je vous laisse apprécier...
 
Je suis attristée par ce passage et je me demande à nouveau si j'ai réellement ma place dans ce chantier de réflexion sur la pédagogie sociale...
 Confusion des rôles ?!?
Mais qu'est-ce que ça signifie au juste ? 
Les parents éduquent leurs enfants.
Les éducateurs éduquent eux aussi. 
Alors ? 
Qu'elle est la différence ?
Confusion des rôles ?!?
L'enseignant ne laisse pas son affectivité à la porte de sa classe. Il n'est donc pas différent du parent. 
Alors, confusion des places ?!?
Non vraiment, j'aimerais qu'on m'explique ça clairement. 
Est-ce que ça n'a rien donné de bon pour toutes ces personnes instruites en famille ?
 
 
Et d'autres comme, par exemple, André Stern qui s'est exprimé à ce propos sur France 3 en septembre dernier (je donnerai le lien si je le retrouve). 
Je ne veux pas laisser entendre que tous les enfants instruits en famille atteindront des sommets, ce n'est pas le but, mais je souhaite seulement contredire l'hypothèse qu'il ne peut rien en sortir de bon.
 
Petit extrait de Une société sans école, Ivan Illich
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30 janvier 2009

MANDALA

30 janvier 2009

LA LIBERTÉ, çA REND HEUREUX

Voici un texte que nous avons écrit pour l'atelier T.R.A.C.E.S (il sera mis en ligne prochainement sur leur site) :

M., 10 ans :
Un jour j'ai eu l'idée de construire une trottinette.
J'ai aimé la construire parce que j'ai pu m'amuser, la construire avec des copains.
J'ai bien aimé pouvoir clouer, scier, limer, enfin, faire quelque chose de manuel, de physique. J'ai utilisé ma tête, mes bras, mes jambes... J'aime utiliser mes mains parce que je peux exprimer ce que j'ai envie de faire sans avoir à l'acheter ce qui me donne un sentiment de fierté de l'avoir fait moi-même.
J'ai bien aimé le faire à l'atelier parce que j'avais les outils nécessaires et qu'il y avait des gens qui pouvaient me donner des conseils et m'aider à la construction. L'atmosphère y est agréable car il y a plein d'enfants qui font des choses et ça donne envie de faire quelque chose soi-même aussi. On peut faire ce qu'on a envie de faire et pas ce qu'on nous dit de faire et ça qui me plaît. De plus on n'est pas obligé de travailler tout le temps sur le même projet. On peut s'atteler à autre chose puis revenir sur ce qu'on faisait précédemment. On a plus de liberté. Ca rend content d'avoir de la liberté. Quand on peut laisser un travail en plan avant de le reprendre, on a l'occasion d'y réfléchir avant de s'y remettre. Ca donne de meilleurs résultats. On peut aussi y travailler sans cesse jusqu'à ce que ce soit fini. Tout ça a été possible grâce à Guillaume qui m'a tout le temps aidé et conseillé.

(Photos à venir)

M. fréquente l'atelier depuis bientôt trois ans.
Il ne dessine pratiquement pas et joue la plupart du temps.
C'est quelque chose que j'accepte même s'il m'arrive, parfois, d'être rattrapée par les vieux schémas qui intiment l'ordre systématique, plus ou moins tacite, plus ou moins conscient de rentabiliser.
Rentabiliser le temps, l'argent dépensé, le déplacement, le fait de s'être levé...
La plupart des activités dites "pour enfants" ont cette idée derrière la tête : il faut que ce soit rentable, productif, que les parents en aient pour leur fric, qu'ils puissent s'enorgueillir.
Attente d'une production rendue, de fait, obligatoire, d'un résultat et pas n'importe lequel. Un résultat positif, valorisant pour l'enfant mais surtout pour les parents.
On n'est pas là pour prendre ou passer le temps, pour rêver, pour couver une création, pour être disponible à l'inspiration qui passe et qui ne vient pas sur commande, savourer une certaine immobilité, être simplement là, se sentir libre de se poser ou bon nous semble, de venir, de ne pas venir, de s'asseoir, de rester debout, de parler, de demeurer silencieux, d'être relié aux autres sans avoir à gesticuler pour le montrer, les écouter, les regarder et se laisser prendre, parfois, dans leur sillage. Non. On est là pour bosser, qui sa pièce de théâtre, qui sa compétition, son morceau de musique... Mais l'amour, la joie, la créativité ne peuvent pas fleurir sous la contrainte. On est pressé dans tous les sens du terme. Il y a des règles, des contraintes, des (op)pressions, des attentes, trop d'attentes.
L'atelier T.R.A.C.E.S , c'est autre chose.
C'est la vie.
Il n'y a pas d'attente.
Pas d'humiliations, pas de comparaisons, pas de compétitions, pas d'ordres, pas de dénigrement, pas de rétorsions.
On se sent libre.
Libre de créer ou pas, de venir ou pas, de parler ou pas, de participer ou pas, de se joindre aux autres ou pas.
On vient par plaisir, sans contrainte.
On vient parce qu'on s'y sent bien, parce que c'est vivant, chaleureux, respectueux, accueillant, joyeux, amical, parce qu'on sait qu'on y trouvera de l'aide, un espace, de l'écoute, de l'échange, du temps, de l'attention.
On vient parce qu'on y est aimé, parce qu'on se sent accepté tel que l'on est, parce qu'on ne cherche pas à nous changer, qu'on est pas pris en otage par des spécialistes qui savent mieux que nous, parce que le savoir circule, que les idées jaillissent, parce que c'est un champ de possibles, un terreau fertile.
Parce que les graines prometteuses que nous portons en nous sont arrosées et protégées et peu importe d'ailleurs qu'elles mettent des mois, des années à germer ou qu'elles restent à jamais en sommeil.
Parce qu'on s'appartient, qu'on part à sa rencontre et à celle des autres, à son rythme, à sa manière, selon ses moyens, parce qu'on peut régresser, se mettre à la cape, rentrer dans sa coquille pour mieux en ressortir, parce qu'on apprivoise ses fêlures intimes, parce que personne ne nous fait la leçon, parce qu'on peut expérimenter, tâtonner, explorer, découvrir, parce qu'on peut se servir de tous ses sens, parce qu'on s'émerveille de ce qui sort de nous, parce qu'on n'y pratique pas la ségrégation, la discrimination par l'âge. Petits, jeunes, moins jeunes, plus âgés. Tous mélangés, tous ensemble et tous émus les uns par les autres. Croisées des chemins, carrefours de tendresse.
Tout cela est si subtile.
Confiance. Celle que l'on donne, celle que l'on reçoit.
Absence de jugements, d'évaluation, de critiques.
J'ai appris à lâcher-prise, à me réjouir autant de voir Malo jouer que de le voir créer quand l'élan arrive. En lui faisant confiance, j'ai pris confiance en moi.
Il se passe tant de choses dans cet atelier.
Sur tous les plans.
C'est un lieu où tout semble possible et quand tout est possible, on cesse de traverser l'existence comme des morts-vivants.

Ici le témoignage d'un papa que nous voyons toutes les semaines : clic

26 janvier 2009

DOODLES

La créativité fait (donc) partie de notre nature humaine, mais il arrive que nous la réprimions. La plupart des enfants, à moins d'être fortement opprimés, sont très créatifs tout simplement, naturellement. Ils explorent leur univers, inventent des histoires, s'absorbent dans le dessin par pur plaisir, dansent en chantent sans inhibition. Puis, sournoisement, en grandissant, que ce soit dans leur famille, à l'école ou avec leurs pairs, leur rivière se fait polluer : on les compare, on les critiques, on les ridiculisent parfois, ou encore on les ignore, ne donnant aucune valeur à leur expression. On leur dit que ce qui sort tout naturellement d'eux n'est pas assez, devrait être différent ; et c'est avec des phrases comme "regarde la voisine, elle...," "tu ne feras jamais rien de bon," ou "tu es stupide" que la rivière est polluée. Ce processus de contamination continue à travers tout le système social et nous prenons malheureusement le relais de ces "voix critiques," empoisonnant nous-mêmes notre vitalité en nous comparant, nous rabaissant, en exigeant la perfection ou en nous convainquant à l'avance de l'inutilité de poursuivre nos rêves.

Mais notre créativité est toujours là, grondant par en-dessous, prête à rejaillir dès qu'elle en aura la chance. Si on arrête de lui ériger des barrières, si on entreprend le processus de dépollution et si on la protège des contaminants, alors notre vitalité nous éblouira.  

Anne-Marie Jobin, Le journal créatif, Éditions du Roseau, p.38 

Depuis deux ans que je fréquente l'atelier d'arts plastiques, je me suis lancée, au départ malgré moi, dans une opération de dépollution. C'est aussi à certaines d'entre vous que je le dois. Comme je ne sais pas si je peux vous citer, je remercie celle qui m'a donné l'adresser de l'atelier, celle qui m'a fait découvrir le livre de Julia Camerone, celles qui m'encouragent, celle qui a souvent parlé du livre d'Anne-Marie Jobin dont j'ai tiré l'extrait ci-dessus.

Créer, oser laisser une toute petite trace, découvrir ce qui peut bien sortir de soi, c'est changer son regard sur qui on est, c'est agrandir son champ de possibles, c'est se connecter à sa nature profonde, à ceux qui nous entourent, c'est prendre confiance, envisager les hauts et les bas comme des cycles nécessaires et acceptables, c'est arrêter de refuser de prendre des risques. Le regard des autres m'entraîne sur une voie inattendue : un projet encore en gestation.

15 janvier 2009

SOUS L'OREILLER

M. a perdu une énième dent...

15 janvier 2009

AUJOURD'HUI J'AI AIMÉ

- saluer quelqu'un que j'aime beaucoup
- utiliser l'énergie d'une grosse colère pour agir
- me dire que la prochaine fois, je m'occuperai de ma colère avant qu'elle n'explose
- ne pas honorer un rendez-vous pour, à la place, faire un tour à la bibliothèque
- manger du panettone
- constater que je prends du temps, chaque matin pour chercher, en silence (je sais, je ne dis pas quoi mais je suis sûre que vous saurez lire entre les lignes)
- relire le mail d'une amie
- penser que je me suis débarrassée de 2 objets (c'est le premier pas qui compte)
- avoir dégagé la table pour pouvoir coudre ce soir ou demain
- penser à ces fêtes qui ont été tellement plus douces que je n'osais l'espérer

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