MANDALA

Je ne suis pas mes cours de yoga au centre Sivananda mais je suis tombée sur cette série de videos (anglophones) qui reprennent bon nombre de postures enseignées par mon professeur. C'est, en quelque sorte, mon aide-mémoire pour la pratique quotidienne à la maison : clic
Moi aussi j'ai toujours détesté l'expression
la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres
C'est simple, elle me donne envie de hurler et je viens de comprendre que c'est pour la bonne et simple raison qu'elle renvoie les gens dos à dos. C'est justement cette séparation perpétuelle en tout et pour tout qui nous fout dedans.
Alors, Shanti a écrit dans son commentaire qu'elle en a lu une autre version dans le métro :
ma liberté ajoutée à celle d'autrui s'étend à l'infini
Ca change la donne là non ?
Ca allège l'atmosphère !
Je veux croire que ça bouge dans ce pays, que les mentalités changent, s'adoucissent et que les gens prennent conscience, ouvrent leurs yeux et leur coeur...
On ne peut pas avancer en laissant l'autre sur le bas-côté...
Hier, on m'a téléphoné pour me dire que nous étions invités à prendre le petit-déjeuner là-bas.
Il était question de s'investir pour améliorer la vie du quartier, de s'inspirer, éventuellement, des diverses actions des universités populaires de parents existant en Espagne, en Allemagne et autres pays européens, d'y travailler pendant deux ans et peut-être d'écrire un livre sur cette expérience.
Question de lutter aussi contre la recrudescence des cas de tuberculose, de formation à la communication non-violente.
Et puis, lorsque la conversation est un peu retombée, j'ai voulu montrer mes mandalas à une amie qui se trouvait là. Finalement, on a fait chauffer la photocopieuse et plusieurs personnes sont rentrées chez elles avec mes dessins sous le bras.
Samedi prochain, je n'y serai pas car il aura lieu la réunion du chantier de réflexion sur la pédagogie sociale dans un arrondissement voisin.
Je suis contente d'avoir trouvé tous ces gens sur ma route.
En réalité, je ne les cherchais pas, ils y ont été mis pour une raison que je commence à peine à entrevoir.
Je crée des passerelles entre les différents groupes que je fréquente, mets les gens en relation. Je fais partie de ce tissu doux et coloré qui a décidé de faire un pied de nez à la crise toute grise, de se prendre en main sans attendre demain, sans attendre que l'état fasse un pas, puis deux, puis trois. De l'humain, il y en a. Du beau, du pur, du généreux avec un coeur gros comme ça.
Compter jusqu'à vingt et au-delà.
Bon, maintenant, je suis priée de ne plus m'inquiéter.
J'ai pleine en confiance en toi mais beaucoup moins en la tolérance des personnes chargées de vérifier l'invérifiable...
Tu comprends ? Mais oui, c'est une formalité, je sais que tu sais.