VERBENA WICKED PURPLE

Verbena wicked purple
Soleil mi-ombre - arrosage modéré - floraison avril à octobre - craint le froid - engrais NPK
ÊTRE SANS AVOIR
Il y a 35 ans, Jean Paul Grospélier abandonne son travail de dessinateur dans un cabinet d'architecte et, à 21 ans, se lance, comme beaucoup à cette époque, dans le rêve d'un retour à la terre. C'est dans le Haut-Jura qu'il déniche un nid pour ses utopies : la ferme idéale doit être isolée, sans eau ni électricité et surtout sans loyer ! 35 ans après, Jean Paul habite toujours sans confort, cette presque ruine, alors que beaucoup des candidats à la vie nouvelle des années 70 ont remballé leurs rêves. Lui a tenu bon, toujours décidé à être pauvre et heureux à la fois. Aujourd'hui, Jean-Paul doit quitter son "squat des neiges". Le contrat tacite qui tenait lieu de bail depuis 35 ans s’est achevé avec le décès de la propriétaire. Plutôt que de rechercher une nouvelle ruine, il a décidé de construire sa propre maison, sans argent, sans budget, mais en récupérant les pierres sur les ruines des fermes alentours. C’est sur un plateau venté à 1200 mètres d'altitude et une vue somptueuse sur le sud Jura qu’il a trouvé un petit bout de terrain classé... non constructible... Et comme il ne fait rien comme les autres, il a choisi de construire en pierre de taille, tout seul, à son rythme. Le travail est colossal, le chantier, lent, agace ou fait sourire les habitants du plateau, mais tous reconnaissent la qualité de sa construction. Depuis huit ans Jean-Paul partage sa vie avec Anne et ses deux filles âgées aujourd'hui de 12 et 13 ans. Une famille.Déscolarisées pendant cinq ans les filles ont souhaité retourner à l'école, au collège,où elles ont retrouvé des camarades et...de très bonnes notes.Avec un regret cependant, celui d'être de nouveau prisonnières du calendrier scolaire, interdisant dorénavant de partir en famille au soleil dans la vieille caravane pendant les mois d'hiver.. Un film de Christophe Ferrux
Vie des hauts production
MYOSOTIS

Ils étaient si beaux, si bleus, si gracieux... coup de coeur floral chez Sami !
PRIMULA OBCONICA

Puisque le printemps s'invite en ce mois de Février, puisque le prix était dérisoire, puisque les fleurs étaient belles, puisque l'envie était là...
NATALIA LAFOURCARDE
La petite trouvaille du Dimanche soir. En pensant à celle qui s'est envolée pour Cuba mercredi dernier.
POINT MORT
Maintenant, j'ai du temps, du calme, du silence, de la solitude (jamais assez). Je pourrais peindre, tricoter, crocheter, dessiner, lire, dormir, me promener, prendre des photos, bloguer, au lieu de ça, je reste plantée là, sans rien faire, hébétée.
Après tant d'année à lutter pour essayer de grapiller un peu de temps, un peu de calme, un peu de silence, un peu de solitude, pour peindre, tricoter, crocheter, dessiner, lire, dormir, me promener, prendre des photos, bloguer, je n'ai plus envie de rien.
Je suis comme une bougie éteinte dont on essaie, en vain, de rallumer la mèche.
Je ne sais pas combien d'années il me reste à reste à vivre et je n'ai aucune idée de ce que je veux en faire.
Toutes mes tentatives ont été étouffées, empêchées, laminées.
Je dois lutter contre le découragement, l'envie de me coucher pour ne plus jamais me relever.
Pour le moment, j'écoute le silence, je reste seule.
J'ai peine à croire que c'est bien ma respiration que j'entends à nouveau, que mon coeur bat normalement, qu'il y a une trève dans les brimades quotidiennes familiales.
J'avais trente ans.
Je les ai élevés du mieux que j'ai pu, avec mes faiblesses, mes défauts, mes côtés sombres et lumineux, avec ce manque de goût pour la vie, j'ai essayé, encore et encore. J'ai beaucoup pleuré, pas beaucoup dormi. Souffrance, colère, frustration, déception, tristesse abyssale et au milieu du chaos, l'émerveillement qui a fini par s'étioler lui aussi. Ce que que je voulais leur transmettre n'a pas été reçu. Sentiment de rejet. Fille nulle, épouse nulle, mère nulle. Echec à tous les étages. Prière de sortir de la maison à toute vitesse.
J'ai cinquante ans.
J'essaye de pas regardere en arrière. Je ne me reconnais ni intérieurement ni extérieurement. Je suis étrangère à moi-même, étrangère au monde. Je ne sais pas où je suis, qui je suis et encore moins qui je suis devenue.
Je n'ai plus la force, je n'ai plus envie, je ne l'ai jamais eu mais là, je n'ai plus envie d'essayer d'avoir envie.
Mon refuge, ma guérison, ma paix, c'est le silence et la solitude.
Le reste...
De temps en temps, je crois que mon heure est venue. Je n'éprouve plus la tristesse de quitter ce monde. J'ai seulement peur d'avoir mal, peur d'avoir peur, peur de ce qui m'attend.
Vous serez jugé sur l'amour.
Ai-je donné ma vie ? Je l'ai fait puis un beau jour, je n'ai plus pu. Je n'avais plus rien à donner, j'étais arrivée au bout du bout de tout. Plus d'espoir, plus de joie, plus de conviction, plus d'énergie, plus de confiance.
Je suis en deuil.
Deuil d'une vie qui n'aura jamais été et ne sera jamais normale, deuil de ma jeunesse, deuil de mes forces, deuil des illusions, deuil de ceux qui ont franchi le seuil, deuil d'une vie rêvée qui ne viendra jamais, deuil d'un amour qui n'existe pas chez les êtres humains, deuil des qualités qui me font défaut, deuil d'une enfance encore moins marrante que je le pensais.
Tout est tari sauf la source des larmes. Je suis pleine de larmes. J'en suis pourvue pour Dieu sait combien d'années. C'est peut-être ce que je suis : une fontaine de larmes.
Peur. Celle d'avoir tout raté, celle de finir à la rue, celle de ne plus jamais recevoir de tendresse, celle de la maladie, de la douleur.
Toute la journée, j'attends de pouvoir somber dans le sommeil. Quelques heures d'oubli, blottie sous les couvertures comme à sept ans. Pas de réflexion, pas d'engueulade, pas de bruit. Seules les pensées peuvent encore me torturer. C'est le temps de la prière qui me sauve et me donne la vie. Mon Dieu, donnez-moi la force de vivre jusqu'au dernier jour sans devancer l'appel. Il y a ceux qui font de grandes choses, ceux qui assument le quotidien, moi, je dois seulement vivre. C'est mon calvaire.
Je ne sais pas pourquoi je suis comme je suis, toujours à côté de la plaque, jamais comme je devrais, toujours à contretemps, toujours silencieuse quand il faut parler et parlant quand je devrais me taire. Logique à part, chemins de pensée qui s'éloignent des grands axes, incapacité à faire coïncider ce royaume de Dieu et la réalité du monde. Difficiculté à croire que le mal existe. Sévères rappels à l'ordre. Tu n'y crois pas ? Attends, tu vas voir. Et inmanquablement, le mal est là. Larmes, colère, révolte, désespoir, dégoût. Il faut aimer "à travers" le mal disait Simone Weil ou Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix. L'une ou l'autre, je ne sais plus. Le mal est partout, en moi, autour de moi. L'amour est partout, en moi, autour de moi. Tout est dans le choix. Il faut choisir à chaque instant. Il n'y a pas d'échappatoire.
Fatigue, lassitude, désarroi. J'appelle à l'aide. Seigneur, prends les commandes, rien de bon ne sort de moi, mais toi, qui est amour, tu fais toute chose nouvelle. Accorde-moi la grâce de l'obéissance et la grâce de la recevoir.
Tu es mon Père, ma Mère, mon Fils, mon Ami, mon Amour, ma force, mon silence, ma patience, ma constance, mon espérance, ma Vie, l'âme de mon âme, ma confiance, mon abri. Je voudrais être une coquille vide toute remplie de Toi.
CENT CHOSES QUE J'AIMERAIS FAIRE AVANT DE MOURIR
1 - Faire une longue retraite à la Chartreuse de Sélignac ou dans un ermitage
2 - Me débarasser de la plupart de mes affaires et ne garder que le strict nécessaire
3 - Rencontrer un Père spirituel qui m'aidera à être prête à mourir
4 - Préparer mes funérailles, me détacher de tout et me réjouir du jour où je quitterai ce monde
5 - Trouver une communauté religieuse
6 - Quitter ce monde en étant en paix
7 - me réchauffer devant un feu de bois
8 - retraite mensuelle en ermitage
9 - peindre, dessiner, mixed media
10 - broder, coudre
11 - tricoter, crocheter
12 - faire un bout du chemin de Compostelle à mon rythme
13 - vivre chaque jour comme si c'était le dernier
14 - ne plus dépendre de personne pour être heureuse, ne compter, n'aimer, ne m'appuyer que sur le Seigneur
15 - me rapprocher de la nature
16 - aller lentement
17 - m'éloigner des gens, des situations comme l'agitation, le bruit, les conflits, la mauvaise humeur, les critiques, néfastes pour ma santé mentale
18 - prier chaque jour
19 - dans la joie, la paix et la confiance, trier, donner, jeter, ranger mes affaires deux fois par an
20 - donner un sourire, une parole de tendresse et d'encouragement, écouter, accueillir, me taire de plus en plus
21 - écrire des mots d'amour au Seigneur, comme Job, bénir le Seigneur toujours et partout quoi qu'il arrive
22 - remercier le Seigneur chaque jour et garder à l'esprit que rien ne dure jamais sauf Lui
23 - chercher le meilleur dans les gens, en moi, dans les situations, même les pires
24 - garder la maison propre et rangée
25 - prendre le temps de câliner les chats
26 - cesser de m'inquiéter pour tout, me rappeler chaque jour que la force est dans la confiance (Is 30, 15), tout remettre à Dieu
27 - garder la paix à tout prix (amour et vérité se rencontre, justice/sainteté et paix s'embrassent)
28 - retrouver mon poids de forme
29 - avoir une collection raisonnable (en nombre) de plantes tropicales
30 - coudre tous mes vêtements
31 - recopier toute la Bible (recopier la Parole c'est prier sept fois)
32 - apprendre le chant grégorien
33 - apprendre la calligraphie