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mamansursaplanete
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2013
3 août 2013

PREMIER DÉPART

M. part en camp scout.
Quinze jours.
Ca va être silencieux, ça va être calme, trop calme.
Ce calme, j'en ai tellement rêvé.
Le voilà seulement, moi, je voulais avoir du calme avec mes enfants, pas sans eux.
C'était il y a longtemps.
C'était quand ils étaient petits.
Ils ont grandi, grandi et moi, même avec un trou dans le coeur, j'apprécie de lever le pied, de devoir réapprendre à vivre un peu pour moi-même.
Je ne suis pas sûre d'y arriver.
 Je fais le pari que, le moment venu, quand le nid sera vide, peut-être même avant, j'aurai trouver d'autres êtres à couver...
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2 août 2013

À quelques jours de la date anniversaire de notre

À quelques jours de la date anniversaire de notre mariage, Monsieur, d'humeur badine, déclare :
- j'ai un aveu à faire. Comme on dirait que nous sommes ensemble pour le pire et le meilleur, je dois te dire quelque chose (...)

L'art et la manière de dire une chose sérieuse en en disant une autre, pas sérieuse du tout.
2 août 2013

DIRE SANS DIRE

À quelques jours de la date anniversaire de notre mariage, Monsieur, d'humeur badine, déclare :
- j'ai un aveu à faire.
Comme on dirait que nous sommes ensemble pour le pire et le meilleur, je dois te dire quelque chose (...)

L'art et la manière de dire une chose sérieuse en en disant une autre, pas sérieuse du tout.
30 juillet 2013

J'étouffe ! Je cherche les éclaboussures de la

 

J'étouffe !
Je cherche les éclaboussures de la grâce enfantine mais l'atmosphère demeure sèche et aride.
Où sont la grâce, la joie, l'émerveillement ?
En lieu et place, j'y trouve, l'agacement, la lassitude, la colère qui colmate les brèches d'un barrage retenant toutes mes larmes, l'inconfort d'un entre deux, plus tout à fait comme avant, pas encore comme après. 
Je dois être dans l'adolescence de la maternité.
Par moment, je n'arrive plus à respirer.
Comment vivre après eux ?
Ce n'est pas que je ne trouve rien à faire mais je cherche l'or dans lequel nous baignions.
Où est-il cet or qui apaisait mon coeur, me donnait la force, l'envie et la joie de vivre ?
Un voile gris s'abat sur mes jours.
 Ils s'approchent de l'âge adulte.
Ils ignorent qu'ils courront après la joie de leur enfance tout le reste de leur vie.
La joie de l'enfance, l'insouciance de vivre les jours, les uns après les autres sans savoir combien il est terrifiant ce sentiment d'être en vie quand on en prend conscience.
Quelle étrangeté que d'observer son corps, se demander qui on est, de quoi on est fait et qu'est-ce qui vit à l'intérieur de nous, qui pense.
 Je me rappelle très bien de l'instant où, pour la première fois, j'étais moi et quelque chose qui observait de moi.
C'était en cours de philo.
J'ai eu tellement peur que j'ai eu envie de vomir.
Je regarde mon corps se transformer, vieillir, je regarde le monde, les gens, moi-même avec, à l'intérieur, un éclat de rire nerveux qui ne demande qu'à jaillir.
Quelle farce cette vie.
Pourquoi ne gardons-nous pas à l'esprit que nous sommes mourants ?
Nous nous comporterions peut-être autrement.
Nous cesserions de courir, de nous disputer, de nous inquiéter, de nous juger, de nous comparer pour ne plus rien faire d'autre que prendre soin les uns des autres, nous écouter, nous aimer, nous soutenir, nous émerveiller, nous réjouir jusqu'à l'ivresse.
Parler bas, parler doucement, gentiment, joliment, délicatement, tendrement et remercier sans cesse.
Il n'y aurait plus ni peur, ni laideur.
Voilà ce qui nous est offert et repris avec l'arrivée puis le départ des enfants. 
Les gens sont ignorants, surtout ceux qui pérorent sur la toute-puissance des mères.
Ils croient que les mères ne savent pas vivre sans leurs enfants.
Ils ne savent rien de ce manque qui les cloue la bouche ouverte et le poumon vide. Ils ignorent tout de ce qu'est la grâce, la beauté et la joie qui a rendu ces femmes invincibles des années durant.
Les mères ne sont pas des héroînes mais les détentrices d'un secret qui devrait faire taire tous les cris de l'humanité : les jeunes enfants nous offrent ll'amour, la pureté, la grâce, la joie, la confiance, la force, l'élégance, la beauté indicible.
Ils passent leurs primes jeunesse à couvrir ce trésor d'un tas de pacotilles chèrement acquises et vivent le reste de leur vie à tenter de faire réapparaître le trésor enfoui.
30 juillet 2013

J'étouffe ! Je cherche les éclaboussures de la

J'étouffe !
Je cherche les éclaboussures de la grâce enfantine mais l'atmosphère demeure sèche et aride.
Où sont la grâce, la joie, l'émerveillement ?
En lieu et place, j'y trouve, l'agacement, la lassitude, la colère qui colmate les brèches d'un barrage retenant toutes mes larmes, l'inconfort d'un entre deux, plus tout à fait comme avant, pas encore comme après. 
Je dois être dans l'adolescence de la maternité.
Par moment, je n'arrive plus à respirer.
Comment vivre après eux ?
Ce n'est pas que je ne trouve rien à faire mais je cherche l'or dans lequel nous baignions.
Où est-il cet or qui apaisait mon coeur, me donnait la force, l'envie et la joie de vivre ?
Un voile gris s'abat sur mes jours.
 Ils s'approchent de l'âge adulte.
Ils ignorent qu'ils courront après la joie de leur enfance tout le reste de leur vie.
La joie de l'enfance, l'insouciance de vivre les jours, les uns après les autres sans savoir combien il est terrifiant ce sentiment d'être en vie quand on en prend conscience.
Quelle étrangeté que d'observer son corps, se demander qui on est, de quoi on est fait et qu'est-ce qui vit à l'intérieur de nous, qui pense.
 Je me rappelle très bien de l'instant où, pour la première fois, j'étais moi et quelque chose qui observait de moi.
C'était en cours de philo.
J'ai eu tellement peur que j'ai eu envie de vomir.
Je regarde mon corps se transformer, vieillir, je regarde le monde, les gens, moi-même avec, à l'intérieur, un éclat de rire nerveux qui ne demande qu'à jaillir.
Quelle farce cette vie.
Pourquoi ne gardons-nous pas à l'esprit que nous sommes mourants ?
Nous nous comporterions peut-être autrement.
Nous cesserions de courir, de nous disputer, de nous inquiéter, de nous juger, de nous comparer pour ne plus rien faire d'autre que prendre soin les uns des autres, nous écouter, nous aimer, nous soutenir, nous émerveiller, nous réjouir jusqu'à l'ivresse.
Parler bas, parler doucement, gentiment, joliment, délicatement, tendrement et remercier sans cesse.
Il n'y aurait plus ni peur, ni laideur.
Voilà ce qui nous est offert et repris avec l'arrivée puis le départ des enfants. 
Les gens sont ignorants, surtout ceux qui pérorent sur la toute-puissance des mères.
Ils croient que les mères ne savent pas vivre sans leurs enfants.
Ils ne savent rien de ce manque qui les cloue la bouche ouverte et le poumon vide. Ils ignorent tout de ce qu'est la grâce, la beauté et la joie qui a rendu ces femmes invincibles des années durant.
Les mères ne sont pas des héroînes mais les détentrices d'un secret qui devrait faire taire tous les cris de l'humanité : les jeunes enfants nous offrent ll'amour, la pureté, la grâce, la joie, la confiance, la force, l'élégance, la beauté indicible.
Ils passent leurs primes jeunesse à couvrir ce trésor d'un tas de pacotilles chèrement acquises et vivent le reste de leur vie à tenter de faire réapparaître le trésor enfoui.
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19 juillet 2013

Au petit matin, deux appartements ont flambé dans

Au petit matin, deux appartements ont flambé dans notre immeuble.
Le notre n'est pas touché.
Deux de nos voisins n'ont plus absolument plus rien.
Les décombres sont dans la rue.
Un gars de la mairie est venu sur place pour leur trouver un hébergement.
La vie, ne tient pas à grand chose.

19 juillet 2013

Au petit matin, deux appartements ont flambé dans

Au petit matin, deux appartements ont flambé dans notre immeuble.
Le notre n'est pas touché.
Deux de nos voisins n'ont plus absolument plus rien.
Les décombres sont dans la rue.
Un gars de la mairie est venu sur place pour leur trouver un hébergement.
La vie, ne tient pas à grand chose.

10 juillet 2013

Même à dix et presque quinze, c'est, pour mes

Même à dix et presque quinze, c'est, pour mes enfants, l'été des premières fois.
Fin juin, Malo vadrouille seul en métro dans Paris pour participer à un extra job pour les scouts (un déménagement dans le 18e) et pour nous les parents, deuxième week-end sans enfants (quinze ans que ça n'était pas arrivé, pour leur père et moi aussi c'est une nouvelle salve de "première fois" ).
Lundi, première fois au ciné seul avec son pote S. 
Aujourd'hui, premier examen réussi (Brevet).
Demain, première invit seul à la maison.
Et pour Goulven, première séparation (une semaine pour le camp scout au château de Jambville). 
Je me sens vide, désemparée, heureuse et triste à la fois. Je tourne un peu en rond. Je vais devoir m'habituer au fait que désormais, la charge va s'alléger, que les responsabilités que j'endossais vont peu à peu à leur propriétaire. C'est à la fois un soulagement et une douleur. Essayez d'enlever un bout de ferraille qui vous entaillait la peau. Le soulagement, au début, ça fait mal. 
Je sais aussi ce que ça signifie pour moi. Proche au lointain, c'est le voyage retour. 
Retour à quoi, à qui ?
Retour de toute manière.
Retour à la Terre.
J'ai des coups de blues fulgurants que je chasse le mieux que je peux. 
 Aujourd'hui, nous avons eu les résultats du Brevet : dans la poche Malo, mentier assez bien.
Sans travailler d'arrache-pied.
Voilà qui clouera quelques becs qui nous fatiguent depuis des années. 
Premier été silencieux. 
Ce silence dont j'ai pourtant rêvé, m'écrase. 
Je n'arrive ni à peindre, ni à tricoter, ni à crocheter, ni à bricoler, ni à cuisiner, ni à faire la sieste, ni à attraper ma guitare.
Rien, je reste là, des heures durant, devant l'ordinateur, à regarder film après film pour éviter de penser. 
J'ai quarante-six ans.
Je viens de passer quinze ans de ma vie à m'occuper de mes enfants. 
Je ne sais pas de quoi j'ai envie, de quoi je suis capable, qui va m'attendre, qui aura besoin de moi à l'avenir.
Certains jours, je pense au départ des garçons de la maison. 
Ne pas penser, tourner la page d'un coup, chercher le grand air pour emplir d'air ma poitrine oppressée, il me faudra de grands espaces et beaucoup de marche pour me forcer à respirer.. 
Et si je faisais le chemin de Compostelle ? 
10 juillet 2013

Même à dix et presque quinze, c'est, pour mes

Même à dix et presque quinze, c'est, pour mes enfants, l'été des premières fois.
Fin juin, M. vadrouille seul en métro dans la ville pour participer à un extra job pour les scouts (un déménagement dans le 18e) et pour nous les parents, deuxième week-end sans enfants (quinze ans que ça n'était pas arrivé, pour leur père et moi aussi c'est une nouvelle salve de "première fois" ).
Lundi, première fois au ciné seul avec son pote S. 
Aujourd'hui, premier examen réussi (Brevet).
Demain, première invit seul à la maison.
Et pour G., première séparation (une semaine pour le camp scout au château de Jambville). 
Je me sens vide, désemparée, heureuse et triste à la fois. Je tourne un peu en rond. Je vais devoir m'habituer au fait que désormais, la charge va s'alléger, que les responsabilités que j'endossais vont peu à peu à leur propriétaire. C'est à la fois un soulagement et une douleur. Essayez d'enlever un bout de ferraille qui vous entaillait la peau. Le soulagement, au début, ça fait mal. 
Je sais aussi ce que ça signifie pour moi. Proche au lointain, c'est le voyage retour. 
Retour à quoi, à qui ?
Retour de toute manière.
Retour à la Terre.
J'ai des coups de blues fulgurants que je chasse le mieux que je peux. 
 Aujourd'hui, nous avons eu les résultats du Brevet : dans la poche M., mention assez bien.
Sans travailler d'arrache-pied.
Voilà qui clouera quelques becs qui nous fatiguent depuis des années. 
Premier été silencieux. 
Ce silence dont j'ai pourtant rêvé, m'écrase. 
Je n'arrive ni à peindre, ni à tricoter, ni à crocheter, ni à bricoler, ni à cuisiner, ni à faire la sieste, ni à attraper ma guitare.
Rien, je reste là, des heures durant, devant l'ordinateur, à regarder film après film pour éviter de penser. 
J'ai quarante-six ans.
Je viens de passer quinze ans de ma vie à m'occuper de mes enfants. 
Je ne sais pas de quoi j'ai envie, de quoi je suis capable, qui va m'attendre, qui aura besoin de moi à l'avenir.
Certains jours, je pense au départ des garçons de la maison. 
Ne pas penser, tourner la page d'un coup, chercher le grand air pour emplir d'air ma poitrine oppressée, il me faudra de grands espaces et beaucoup de marche pour me forcer à respirer.. 
Et si je faisais le chemin de Compostelle ? 
11 juin 2013

IL FAIT FRISQUET POUR LA SAISON

FELIX ET HUBBLE

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