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mamansursaplanete
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2009
27 février 2009

TISSAGE

 
M. a ressorti son métier à tisser.
 
 
Je ne sais pas comment l'envie lui est revenue mais il était très heureux de son essai transformé en mini couverture pour le lapin de Goulven
 
 
qui a passé sa commande (une écharpe je crois) et a décidé d'utiliser son billet de cinq euros pour acheter de la laine à son frère. 
Sitôt dit, sitôt fait.
Nous voilà partis chez notre mercière préférée.
Du coup, ça me donne des idées à moi aussi...
Pour le moment, je suis chargée des finitions !!!
 
En pendant que mes pensées partent en volutes, je me mesure le temps qui s'est écoulé. Ce petit métier à tisser a pris la poussière pendant plus de deux ans. Tu avais bien réussi pourtant, ça t'avait plu mais, pour une raison qui n'appartient qu'à toi, tout est resté en sommeil. Le temps d'un long rêve dans lequel, tu fabriquais de tes mains quelque chose à ton goût, le temps que l'inspiration réponde à ton invitation, le temps que tu apprivoises la puissance de la création, le temps que tu prennes ton élan, que tu aies suffisamment confiance pour oser à nouveau. 
Ces derniers mois, je regardais la boîte rangée sur l'étagère en me disant que j'avais peut-être fait un achat inutile, que je pourrais revendre l'objet ou même le donner et pourtant, ce n'était jamais suivi de l'action. 
J'aurais pu t'exhorter à t'y remettre mais je n'en ai rien fait. 
Qu'est-ce que j'attendais au juste ? 
Rien.
Et toi ? 
Je ne sais pas. 
Mais je n'attendais rien et c'est justement lorsqu'on n'attend rien, qu'on n'exige rien que les belles choses fleurissent et viennent embellir la vie d'une beauté sans pareille.
Magie du don...
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27 février 2009

NE VIENS PAS BOSSER SI TU N'EN A PAS ENVIE...

Ricardo Semler
Horaires à la carte, liberté, auto-gestion au boulot
On en parle ici 
 
Du grain à moudre...
14 février 2009

PÉDAGOGIE SOCIALE

Comme je le disais dans mon précédent billet j'ai été conviée à me joindre au chantier de réflexion sur la pédagogie sociale.
J'y suis allée une première fois puis j'ai "séché" la deuxième réunion parce que j'avais le sentiment de n'avoir rien à apporter à ce groupe de professionnels.
Éducateurs, enseignants (pédagogie Freinet pour la quasi totalité , psychiatre, sociologues, réalisateur, artiste peinture, potière, éducateurs jeunes enfants en formation et moi, en tant que "rien du tout."
Pas de statut professionnel derrière lequel me retrancher, rien d'autre que le fait d'être une mère d'enfants instruits en famille.
J'assume la plupart du temps. Pas cette fois-là, rattrapée par l'idée, que je réfute pourtant, selon laquelle le diplôme est la condition nécessaire pour rendre notre discours, nos choix, légitimes !
Ce matin, pas question de me défiler. Après tout, si quelqu'un que j'estime, m'offre une place dans ce chantier, c'est qu'il y a une raison. Si je ne la vois pas, c'est l'occasion d'ouvrir les yeux.
Nul besoin d'être spécialiste pour s'intéresser à la pédagogie sociale.
Comme l'art, la réflexion est accessible à tous...
Non seulement j'y suis allée, mais je suis intervenue, j'ai écouté, échangé.
C'était passionnant !
La date de la prochaine rencontre est fixée.
Il sera question de créativité !
Je n'aurai pas trop d'un mois et demi pour laisser infuser tout ce qui s'est dit aujourd'hui mais j'ai quand même hâte de retrouver ce groupe.*
Même si en me présentant, j'ai dit que j'avais le sentiment d'être le vers dans la pomme, on m'a posé beaucoup de questions sur l'instruction en famille !

 * Je me souviens de mes années dans l'animation en réalisant brusquement combien j'aimais ça. J'ai peut-être bien terminé de cuver mes années de collectivité forcée.

Il paraît que le texte de Malo ainsi que le mien seront bientôt publiés là. À suivre...

14 février 2009

MANDALA

13 février 2009

DIALOGUE

Moi : Bonjour ma colère ! Comme tu vas aujourd'hui ?

Ma Colère : Je vais bien.

M : Est-ce que tu as envie de sortir ?

MC :  Non, pas du tout !

M : Pourquoi ?

MC : Tu t'es bien occupée de moi, tu ne m'as pas rejetée, tu m'as acceptée, écoutée, tu as parlé, agi. Je n'ai aucune raison de sortir.

M : Ca me fait plaisir ce que tu me dis. Avant, tu me faisais peur, je ne savais pas quoi faire de toi mais je commence à apprendre à prendre soin de toi.

MC : Tu apprends vite. Je ne suis pas ton ennemie.

M : Oui, je le découvre depuis peu. On m'avait interdit de te laisser sortir en me faisant croire que je ne serais pas digne d'être aimée si je m'occupais de toi et ça me faisait très peur.

MC : Ca devait être dur à vivre.

M : Oui, parce que je croyais que j'étais anormale.

MC : Je suis très utile pourtant.

M : Je m'en rends compte à présent mais il m'a fallait des années pour le découvrir et l'accepter.

MC : Je te détruisais à force de rester enfermée.

M : Je le ressentais seulement ça aurait dérangé beaucoup de monde que je m'occupe de toi alors j'ai occupé ma bouche avec de la nourriture et des cigarettes pour te barrer le passage.

MC : Ca a ruiné ta santé.

M : Oui, j'en paye le prix maintenant mais au moins, je ne fume plus, je ne souffre plus de boulimie et je te prends en charge dès que je t'entends arriver.

MC : Comme tu te sens depuis que tu m'accueilles ?

M : Bien, très bien, de mieux en mieux même si j'ai encore du mal à dire les choses calmement. Grâce à toi, je reprends ma place, je m'autorise à vivre, de mieux en mieux, c'est comme une renaissance. Tu m'as rendu un grand service.

MC : Je te l'ai dit, je ne suis pas ton ennemie mais ta sentinelle. Je donne l'alerte quant tu ne t'occupes pas de toi, quand tu laisses pourrir certaines situations au lieu d'agir, quand tu fais fausses route.

M : J'ai de la chance de t'avoir ! Tu m'obliges à apprendre, à agir, à ouvrir les yeux, à faire tomber les illusions les unes après les autres.

MC : Comment veux-tu vivre si tu dors tout le temps ? Pour vivre pleinement, il faut que tu soies en éveil, que tu veilles à ne te charger que de l'essentiel. Je t'aide à faire le tri !

(...)

MC : On arrête là pour aujourd'hui ?

M : Oui. On a encore beaucoup de choses à se dire mais le plus gros est fait. Continue à veiller sur moi.

MC : Toi aussi et n'oublie pas de m'écouter !

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12 février 2009

CONCERT GRATUIT À LA GRANDE GALERIE DE L'ÉVOLUTION

Baleines et contrebasse
Les 18, 19 et 20 février 2009

C'est l'histoire d'une rencontre : celle du chant mystérieux des baleines avec celui de la contrebasse. Jouant seul sur scène avec sa contrebasse centenaire et son archet, le musicien Bernard Abeille accompagne le voyage des baleines sur la planète bleue. Tour à tour grave et vibrant montant parfois vers des harmoniques aigus, ce chant ressemble étrangement à celui des baleines. Le musicien raconte la vie des baleines et comment la contrebasse est allée à la rencontre du plus gros mammifère du monde vivant. Il trace une ligne entre la musique et l'avenir de la planète bleue que les enfants sont invités à suivre à travers des jeux musicaux. Vient ensuite le film mis en musique en direct. Sans un mot, on est transporté dans un univers mystérieux ou un homme seul et une contrebasse vont aller à la rencontre des baleines.
Avec les images sous-marines de Christian Pétron (Le Grand Bleu).

Informations pratiques :
Auditorium de la Grande Galerie de l'Évolution.
À partir de 8 ans.
À 14h30 et 16h15, 50 minutes.
Gratuit.
Accessible aux enfants en situation handicap moteur.
Inscriptions sur place ou par téléphone le jour même :01 40 79 54 79/56 01

Source
(Et toujours la maman qui m'envoit des mails pour me faire partager les activités gratuites que ses enfants et elle ont appréciées.
Un grand merci !)
12 février 2009

ATELIER DE JARDINAGE

La marmite à soupe - atelier de jardinage

Maison du Jardinage - 41 rue Paul Belmondo - Parc de Bercy - 12e -
du 17 février 2009 au 26 février 2009

Pour jardiner ses graines, mijoter ses légumes et ...manger sa soupe !
Cet atelier a lieu, au choix, le mardi 17, jeudi 19, mardi 24 et jeudi 26 février de 14h30 à 15h30.
Tarif : gratuit
Public concerné : Tout public
Conditions d'inscription : Sur inscription au 01 53 46 19 19 du lundi au vendredi.
 
Pour les enfants de 4 à 11 ans, sur inscription.

(source)

Nous avons un peu triché sur les âges lors de l'inscription pour que les garçons puissent être dans le même groupe. Il semble que, au regard de l'âge, encore et toujours, l'usage soit que les parents laissent les enfants. Le hic, c'est qu'il est important pour nous, de pouvoir faire l'atelier ensemble afin d'exploiter tout ça à la maison, reformuler, approfondir et répondre aux questions etc. J'ai dû expliquer que nous pratiquions l'instruction en famille et la personne, très compréhensive, m'a proposé de voir ça sur place avec les animateurs. Nous verrons bien que ça va donner.
10 février 2009

LES ATELIERS DU CLUB NATURE DU PARC FLORAL

Parce que le pouvoir d'achat n'est pas florissant, nous avons dû mettre la pédale douce sur notre participation aux sorties et ateliers proposés pa le groupe des non-sco.
Les ateliers sont chers, les transports aussi.
Goulven paye demi-tarif, Malo et moi plein pot.
Comme il n'est pas question de circuler en vélo ou en rollers pour le moment, il faut donc que le déplacement vaille le coup (en gros, que, d'une manière ou d'une autre, nous y trouvions tous notre compte) car à chaque fois, c'est la moitié d'un carnet de tickets de métro qui s'envole.
Nous exploitons au maximum les ressources de notre quartier afin de limiter les frais mais aussi la fatigue et le temps passé en déplacements.
Nous avons également découvert qu'il existent quantité d'activités gratuites au moins aussi intéressantes que d'autres plus coûteuses. Dans ces cas-là, les frais de déplacement sont largement amortis.
Une maman non-sco, qui surveille son budget elle aussi, nous a suggéré les Ateliers du Club Nature du Parc Floral (le programme 2008-2009 inscriptions au 01 71 28 50 56)
J'ai un petit peu triché sur l'âge de Goulven au moment de l'inscription, c'est passé comme une lettre à la poste.
L'animateur est adorable, les participants (peu nombreux) aussi.
Voilà notre cercle de relations qui s'agrandit à nouveau.
L'autre avantage, c'est que nous y participons tous les trois.
Encore un lieu où l'on ne pratique pas "l''agisme." Jeunes et moins jeunes découvrent, partagent, échangent, jouent et apprennent ensemble.

Nous avons découvert les conifères puis, quinze jours plus tard, les feuillus (reconnaître les feuillus par leurs bourgeons)

(photos à venir)

Sites intéressants :
botanique.org
arbonet.ekko
Un dossier sur les conifères sur le site de Futura-Environnement (grâce à ce billet, j'ai jeté un œil sur ce site dont je reçois la lettre de diffusion et découvre que c'est une mine d'infos)

6 février 2009

LES AIGLES NE PRENNENT PAS LES ESCALIERS

JE VEUX QUE MON ENFANT SOIT LIBRE
 
Tous voudraient que nos enfants soient de bons domestiques ou des animaux bien dressés ; l'école qu'on leur inflige est une des seules au monde où l'on veut toujours... que les enfants se taisent !
On se plaint des enfants qui font preuve d'originalité ou de personnalité. Ils rendraient la vie des groupes impossibles ; ils devraient changer mais, par contre, les institutions qui reçoivent les enfants, elles, sont exemptées du besoin de changer : au contraire, il conviendrait de les soutenir, de les refonder, de les faire tenir, fût-ce au prix d'un maximum de répression.
Les enfants n'ont pas le choix quant à la façon dont ils doivent apprendre ; ils doivent commencer par le "b"" puis le "b-a" et peut-être un jour le "ba." Ils doivent se contenter d'un savoir coupé en tranches et recevoir chacune d'elles dans un ordre et un rythme immuables que l'on ne changera pas.
S'ils posent trop de questions, l'on dira que c'est pour eux et on les renverra à ce que l'on prétend être leur travail. Et c'est quoi leur travail ? Produire des œuvres, des projets socialement et collectivement utiles, réaliser des performances ? Non, le travail qu'on leur donne (qu'on leur concède, devrait-on dire), est de répéter, de copier, recopier, encore et encore et accomplir des exercices les éloignant encore et encore de la tâche qu'ils sont censés préparer.
Quand les enfants veulent de la liberté ou de l'autonomie, on leur dit toujours qu'ils ne sont pas prêts à cela ; qu'ils doivent d'abord faire leur preuves, étudier par petits bouts, se faire évaluer.
Et on s'étonne qu'ils décrochent ? Le surprenant c'est plutôt qu'il y en ait encore qui accrochent ! Mais ceux-là doivent avoir des compensations du côté de leur famille.
Freinet a fait de la formule d'Hugo un véritable projet éducatif : "Les aigles ne prennent pas l'escalier."
Prenez les enfants au sérieux, donnez-leur du vrai travail, un travail de découverte et d'expression en lien avec leur vie, leur époque, leur environnement; Associez-les, donnez-leur des libertés et des responsabilités et vous verrez que c'est en les exerçants et en les pratiquant que l'on apprend vraiment.
Kant avait déjà dénoncé en son temps cette hypocrisie qui consiste à séparer l'étude de l'exercice. Il s'agit en fait d'une morale misérable du type : "Apprends déjà à écrire une phrase correctement plutôt que de prétendre écrire un poème."
Or c'est tout le contraire qui se passe dans la vie : l'on apprend à lire en lisant vraiment - et pas en disant "b-a- ba" - et l'on apprend à écrire en écrivant des choses de valeur parce qu'authentiques.
Les aigles ne prennent pas l'escalier. Pour qui prend-on nos enfants ? Ils en ont eu leur compte d'exercices et de consignes idiotes ; il est un peu temps de leur faire confiance.

Laurent Ott , Être parent c'est pas un métier ! Éditions Fabert, 2008, p.61

Suggestion de lecture pour ceux qui, ponctuellement ou chroniquement, auraient le moral en berne...
J'ai hâte de rencontrer l'auteur à la prochaine réunion du chantier de réflexion sur la pédagogie sociale auquel je suis conviée (par Sophie et Guillaume fondateurs de l'Atelier TRACES* ) à titre de parent d'enfants instruits en famille. Je ne sais pas encore ce que je vais pouvoir éventuellement apporter mais une chose est sûre, c'est que je découvre et apprends beaucoup !
Un lien très intéressant : Association Intermèdes
* Atelier que les enfants et moi fréquentons assidûment depuis bientôt trois ans.
 
Edit du 20/02:09
 
En allant plus loin dans le livre (p.77), je lis :
 
Devrions-nous nous substituer à ces institutions : déscolariser, faire du home-schooling ? Ce serait une grosse erreur selon moi : confusion des rôles et des places. Rien de bon ne me paraît pouvoir en sortir. 
 
Je vous laisse apprécier...
 
Je suis attristée par ce passage et je me demande à nouveau si j'ai réellement ma place dans ce chantier de réflexion sur la pédagogie sociale...
 Confusion des rôles ?!?
Mais qu'est-ce que ça signifie au juste ? 
Les parents éduquent leurs enfants.
Les éducateurs éduquent eux aussi. 
Alors ? 
Qu'elle est la différence ?
Confusion des rôles ?!?
L'enseignant ne laisse pas son affectivité à la porte de sa classe. Il n'est donc pas différent du parent. 
Alors, confusion des places ?!?
Non vraiment, j'aimerais qu'on m'explique ça clairement. 
Est-ce que ça n'a rien donné de bon pour toutes ces personnes instruites en famille ?
 
 
Et d'autres comme, par exemple, André Stern qui s'est exprimé à ce propos sur France 3 en septembre dernier (je donnerai le lien si je le retrouve). 
Je ne veux pas laisser entendre que tous les enfants instruits en famille atteindront des sommets, ce n'est pas le but, mais je souhaite seulement contredire l'hypothèse qu'il ne peut rien en sortir de bon.
 
Petit extrait de Une société sans école, Ivan Illich
30 janvier 2009

MANDALA

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