21 décembre 2012
JE N'ÉCRIS PLUS
Je voudrais vous dire, coucou, je suis là, je vais bien et c'est parce que je vais bien que je je n'écris plus.
Je n'ai plus rien à dire, plus rien à partager tellement la vie des gens heureux est sans histoire.
Mais non.
Je n'écris plus parce que comme Alice, je vois des pans de ma vie tomber en ruines, que je ne peux rien faire d'autre que de chuter, de regarder autour de moi et d'accepter ce qui se passe.
Je n'écris plus parce que si ma vie se désagrège, elle abrite aussi de belles graines de bonheur, que j'arrose tous les matins dès potron-minet, que j'y consacre le temps nécessaire, celui que je ne passe plus devant l'écran.
Et c'est une belle surprise de les avoir trouvées dans un coin de mon cœur.
Je n'écris plus parce que je n'ose plus, parce que je n'y arrive plus, parce qu'à quoi bon, parce que j'ai souvent eu envie de vous demander pardon de m'être livrée comme je l'ai fait durant des années, parce que...
Parce que je ne sais plus.
Je n'écris plus parce que je vous lis, parce que je puise à la Source, parce que je crée, répare, m'émerveille, découvre, quitte un manteau tissé de peur, de colère, de tristesse, de frustration pour en adopter un autre dont je n'ose pas même dire de quoi il est fait.
Mais non.
Je n'écris plus parce que comme Alice, je vois des pans de ma vie tomber en ruines, que je ne peux rien faire d'autre que de chuter, de regarder autour de moi et d'accepter ce qui se passe.
Je n'écris plus parce que si ma vie se désagrège, elle abrite aussi de belles graines de bonheur, que j'arrose tous les matins dès potron-minet, que j'y consacre le temps nécessaire, celui que je ne passe plus devant l'écran.
Et c'est une belle surprise de les avoir trouvées dans un coin de mon cœur.
Je n'écris plus parce que je n'ose plus, parce que je n'y arrive plus, parce qu'à quoi bon, parce que j'ai souvent eu envie de vous demander pardon de m'être livrée comme je l'ai fait durant des années, parce que...
Parce que je ne sais plus.
Je n'écris plus parce que je vous lis, parce que je puise à la Source, parce que je crée, répare, m'émerveille, découvre, quitte un manteau tissé de peur, de colère, de tristesse, de frustration pour en adopter un autre dont je n'ose pas même dire de quoi il est fait.
À croire que le voyage effectué pour en trouver les matières est si intime qu'il me faudrait inventer des mots pour le raconter.
En cette fin d'année, je voudrais vous remercier, toutes et tous, pour vos mots, votre gentillesse, votre confiance, votre affection, votre amitié...
C'est fou ce que, les mots déboulent tout à coup.
Je voudrais vous dire ma gratitude et l'émotion que je ressens en pensant à vous.
Je vous embrasse.
Passez de belles fêtes, le cœur léger, la tête vide et les yeux grands ouverts.

(source photo)
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