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mamansursaplanete
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2015
15 avril 2015

SAUVETAGE D'UNE ORCHIDÉE

Evidemment, "dit" comme ça, c'est pompeux.

J'aurais dû écrire, tentative de sauvetage car je n'y connais pas grand chose rien.

En regardant cette vidéo, tout à l'air si simple que je me prends à espérer réussir la maintenir en vie et qui sait, peut-être même la voir refleurir.

Soyons fou !

J'ai également consulté un forum qui semble être le dernier salon où causent les "spécialistes."

Au pire, j'irai voir mon fleuriste, ou le paysagiste que j'ai rencontré il y a peu, ou les jardinières du square de mon quartier (ce sera l'occasion de faire connaissance, depuis toutes ces années qu'on se salue bien poliment entre gens qui se trouvent sympathiques mais qui sont trop sauvages pour faire ami ami), copines dudit paysagistes.

Une plante trouvée dans la rue, Dieu seul sait où ça peut nous mener.

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27 mars 2015

JE SUIS DANS UN BÂTIMENT EN RUINES AVEC D'AUTRES PERSONNES

Nous nous cachons, allons et venons à l'abri derrière les murs éventrés pour aller chercher quelque chose.
Pour faire diversion, quelqu'un sonne les cloches pour attirer ceux qui nous encerclent ailleurs.
Autre scène.
Accroupie en embuscade au coin d'une rue, à découvert, quelqu'un arrive derrière moi.
Il s'accroupit, baïonnette à la main.
L'homme qui est à côté de moi donner l'alerte.
Celui qui est derrière moi ne peut plus me tuer selon son intention.
Il s'appelle WO.
C'est la deuxième fois qu'il essaie de me tuer.
Pour je ne sais quelle raison, nous sommes bouleversés, fous de joie que ce geste n'ait pas eu lieu.
Nous sommes dans les bras l'un de l'autre, nous dansons.
C'est une caricature de danse.
En fait, nous tournons en poussant des cris pour ne pas mourir d'émotions, d'un immense trop-plein d'émotions.
Nous crions comme on entaillerait une plaie purulente dans l'urgence pour l'assainir, la soulager, la guérir.
Chacun est seul face à son cri.
Impression que ce cri les libèrent les unes après les autres, rapidement, intensément et que ça me sauve la vie car cette tempête d'émotions est trop grande pour être contenue et enfermée dans le corps sans qu'il se disloque.
Au réveil, je pense à cet abcès dentaire qui lui aussi aurait mérité qu'on ouvre la dent et qu'on la laisse à vif pour qu'elle guérisse plus vite.
Le dentiste qui connaît ma peur, m'a mise sous antibiotiques et a prolongé le traitement pour venir à bout de l'infection en m'épargnant une situation trop difficile à gérer pour moi.
***
Quand, petite, je pleurais, elle ne le supportait pas et dans une rage fortement contenue, elle me disait : tu t'arrêtes ?!?
C'était sans appel.
Je devais ravaler mes larmes et mon hocquet, quitte à m'étouffer mais arrêter sur-le-champ.
Une mise à mort émotionnelle, répétée, à chacun de mes débordements.
Elle l'aurait bien hurlé si elle avait pu mais même à la maison, elle se contenait.
Je voyais sa fureur dans ses yeux.
J'étais tétanisée.
Quand elle me faisait préparer la lecture en primaire, je me trompais parfois, par manque d'attention.
Elle avait une réaction démesurée par rapport à l'erreur commise.
Elle me disait : tu lis ce que tu veux.
Comme j'étais pétrifiée, je n'osais plus parler, je me trompais davantage, trop occupée à lutter contre une intense envie de pleurer.
Mes larmes coulaient malgré moi et m'empêchaient de voir ce que je devais lire.
Je levais un visage implorant et défait.
Au lieu de l'attendrir, je ne faisais qu'attiser sa colère et elle me crucifiait en disant : regarde-moi cette tête d'ahurie, en me traitant de bourrique.
Certains jours, elle disait seulement : regarde-moi cette tête.
Je connaissais la suite.
J'avais envie de mourir pour que tout s'arrête, pour être ailleurs, pour ne plus exister.
Jamais une fois, il ne m'est venu à l'idée de me jeter dans ses bras, de la supplier d'arrêter, et encore de me consoler, de me protéger.
Jamais une fois elle ne s'est excusée, a été prise de remords, ou a été touchée par ma détresse.
C'est n'est strictement jamais arrivé.
Après une telle séance, elle me laissait seule dans ma chambre, dans une solitude incommensurable, avec ma détresse, cherchant du sens à tout ça, n'en trouvant aucun.
Je m'appliquais ensuite à ne pas faire de bruit, en espérant qu'elle oublierait ma présence jusqu'au retour de mon père.
Malheureusement, elle me mettait au lit très tôt ce qui fait que je ne le voyais que très rarement.
Quand il était là, rien de ce qui s'était passé n'était raconté mais en sa présence, elle se maîtrisait davantage.

J'avais six ou sept ans.

26 mars 2015

CA SE PASSE EN INDE

Nous cherchons notre route pour rentrer chez nous.
Nous sommes sur un chemin de terre battue, sans aucune indication sur la direction à prendre.
Je ne sais pas qui est avec moi.
Mon meilleur ami je crois, mais je n'en suis pas sûre.
Je m'attarde sur le bord de la route, pour une raison que j'ai oubliée.
Il continue à avancer avec un petit groupe de personnes.
Ils prennent le virage et disparaissent de ma vue.
J'ai du mal à les retrouver et l'heure tourne.
Je n'ai pas tout mon temps.
Notre avion décolle vers 17h.
Finalement, je parviens à les rejoindre.
Ces personnes sont loin d'être recommandables.
Elles ont profité du fait que nous sommes seuls dans le coin pour faire de nous des mules.
Dans ma bouche, il y a trois bouchons en plastique blanc, vissés sur trois de mes dents.
Bizarrement, ils ne m'empêchent pas de fermer la bouche malgré leur taille.
Dans ma narine et sous mes aisselles, on a fixé des puces carrées, plates.
Je m'en rends compte en voulant resserrer le bijou de nez et en levant un bras pour faire un mouvement.
La femme me la replace au niveau de l'aisselle comme si c'était la chose la plus naturelle du monde et je comprends qu'il faut que je fasse comme si de rien n'était pour pouvoir repartir.
Fait encore plus étrange, mon bijou de nez a changé de côté.
La femme me dit de masser ma narine gauche.
Pour finir, elle veut nous donner des boutons de manchette, d'une forme et d'une taille inhabituelles.
Mon ami s'apprête à les refuser mais j'essaye de les lui faire accepter pour ne pas éveiller les soupçons de la femme. Ce sont des mouchards qui vont lui servir à nous suivre jusqu'en France pour pouvoir récupérer ce qu'ils ont mis dans notre corps.
Je dois déballer le contenu de mon sac à dos.
Elle inspecte tout.
J'essaye d'avoir l'air détendu mais le temps presse et je crains qu'à tout moment elle ne se rende compte de ce qui est en train de se passer.
Enfin, nous sommes prêts à repartir.
Ce qui est dans mes dents descend et ça se voit sous la peau.
Je me dépêche de tout faire remonter pour ne pas attirer l'attention.
Nous voilà repartis sur ce chemin sans indication de direction en pleine nature.
Direction l'aéroport, flanqué de ces personnes qui nous suivront désormais jusqu'en France.
Je me réveille.

25 mars 2015

DEUX TRAINS MÉTALLIQUES SE CROISENT

Je dois sauter en marche, de l'un à l'autre.
Quelqu'un m'en empêche.
Ca me sauve la vie.
L'instant d'après, un homme me dit en guise d'avertissement : Je veux mourir, ne dis rien.
A peine a-t-il prononcé ces mots qu'un homme se jette sur lui et lui écrase la gorde avec son avant-bras jusqu'à ce qu'il meure.
Je suis horrifiée mais je suis paralysée car je n'ose pas désobéir.

26 février 2015

LES FUNÉRAILLES DE MON GRAND-PÈRE PATERNEL

Nous sommes dans une pièce face au cercueil.
Mon père a organisé la cérémonie.
C'est mon père, mais de temps en temps, j'ai l'impression que c'est mon mari qui s'est chargé de tout.
Il a prévu diverses choses.
Le clou de la soirée : un objet en carton rectangulaire.

Il allume une mèche, l'objet s'élève au-dessus de tout le monde.
Il y a une inscription, une photo je crois, en noir et blanc.
C'est si joli, si poétique, si inattendu que tout le monde en oublie le mort et applaudit.
Les plus âgés de la famille sont choqués.
Il a bien fait les choses.
Il n'y a plus de chaises dans la salle.
Nous sommes tous debout.
Il y a des dissensions dans l'assemblée.
Mon père et mes tantes sont adultes, je suis là moi aussi.
Ce n'est pas possible puisque mon grand-père est mort alors qu'ils étaient adolescents.
Il y a même des personnes de la famille, déjà disparues, qui sont présentes. Je ne sais pas qui elles sont. Je sais simplement qu'elles sont là.
Je suis dans la maison de ma tante. Dans mon ancienne chambre, un immense écran plat qui ne veut pas tenir droit. J'apprends à chanter les psaumes et je dois incliner la tête pour lire le texte. J'essaye de caler l'écran contre la poignée de la fenêtre mais ça ne tient pas. Je me rends compte que je suis toute seule dans la maison. Par la fenêtre de la chambre j'aperçois une petite fille puis une femme. Sa maman peut-être. Le portail est grand ouvert. Je sors de la chambre. La maison est immense, beaucoup plus grande qu'elle n'est en réalité, meublée comme dans les années soixante-dix. Je m'apprête à sortir. Il y a plein de monde dans le jardin. Des gens que je ne connais pas. Je sors. En guise d'explication, ma tante dit : C'est la vie sociale. Ces gens sont venus semble-t-il pour manifester leur soutien pour les funérailles. Ils partent. Nous nous retrouvons en famille autour de la table. Quelqu'un apporte les plats. Un énorme saladier plein d'une purée maison. Le blanc, c'est de la pomme de terre, et l'orange, du potiron. Quelqu'un est choqué. Ce n'est pas digne d'un repas de famille. Nous sommes tous réunis sur la terrasse, devant la maison. Ma tante m'explique qu'ils ont le droit de rester. Ils sont assignés en bout de table. On leur a réservé une table en bois marron foncé, arrondie, pour qu'ils puissent être présent sans être en contact avec le reste de la famille. Je leur dis qu'il y aura forcément quelqu'un à côté d'eux, de part et d'autre, elle m'explique que c'est prévu. On m'a réservé une place loin d'eux.

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